Le président du Medef, Pierre Gattaz, a appelé lundi le gouvernement à mettre ses actions en conformité avec ses «belles paroles». L'ensemble des organisations patronales sont derrière ce mouvement de «ras-le-bol» décidé début novembre mais seule la CGPME a appelé à descendre dans la rue, avec des manifestations prévues ce lundi à Paris, jusque devant le ministère de l'Economie et des Finances, et à Toulouse. Leur colère se cristallise contre trois dispositifs : le compte pénibilité lié à la réforme des retraites, l'obligation d'informer en amont des salariés en cas de projet de cession d'une PME (loi Hamon) et l'instauration d'une durée de travail minimum de 24 heures par semaine pour le temps partiel. «Il faut revoir ces dispositifs, les surseoir, voire les supprimer», a dit Pierre Gattaz sur Europe 1, en les jugeant «anti-économiques», coûteux et complexes à mettre en œuvre. Le président du Medef s'est fait écho en outre d'un «ras-le-bol» des patrons face à «la fiscalité qui continue de monter contrairement aux promesses». Il a souligné que les entreprises, auxquelles le gouvernement a promis 40 milliards d'euros de baisse de charges et d'impôt d'ici 2017, n'ont vu pour l'instant qu'un «début» de crédit d'impôt compétitivité emploi au regard d'une fiscalité qui a augmenté de 42 milliards depuis 2010.