Résumé de la 121e partie n Au moment où il s'y attend le moins, Samir reçoit la visite de la pharmacienne. Elle veut lui donner un chèque en guise d'avance. Mme Fatiha tendit à Samir le chèque qu'elle venait de remplir et lui dit : -Voilà, j'ai écrit le montant, il ne vous reste plus qu'à écrire votre nom et la date. Samir était gêné d'encaisser un chèque aussi important parce qu'il n'avait fourni aucune prestation. Il avait l'impression d'avoir volé ce chèque ou d'avoir profité de la fragilité mentale de la dame qui l'avait probablement juste récompensé pour la « prestation » de la veille chez elle. Mais il était tenté de le prendre. En quinze ans d'activité ; c'était la première fois qu'il était payé rapidement par un client. Il prit le chèque, le fourra dans son gros cartable et dit à la dame : Aujourd'hui, je suis pressé mais demain, je suis à vous….euh…je veux dire je m'occuperai de votre appartement… Oh ! Merci…Euh…vous voulez peut-être prendre d'autres mesures…Si c'est le cas, ne vous gênez pas. Faîtes comme chez vous ...Vous pouvez venir à tout moment…Aujourd'hui, je rentre tôt, je suis chez moi à partir de 15h…Tenez, je vous donne ma carte de visite. Il y a mon numéro de portable. Merci…Je la prends…Comme ça avant de venir, je vous appellerai pour être sûre de vous trouver… Très bien…et vous, vous avez une carte de visite ? Oui, oui, bien sûr…Comme elle ne comporte pas mon numéro de téléphone, je vais vous l'inscrire au stylo. Pour que la dame ne l'embête pas avec des appels intempestifs, Samir « se trompa » volontairement sur le dernier chiffre de son numéro. Au lieu d'écrire un « 6 », il écrivit un « 0 ». Il voulait ainsi se réserver l'initiative d'un éventuel appel téléphonique mais il avait compté sans la malice de la dame qui composa aussitôt le numéro, ce qui lui permit de réaliser qu'il était faux. Faux ? Non…il n'est pas faux, se défendit le jeune homme. Dites –moi quel est le numéro que vous avez composé… Quand elle l'eut épelé, il lui dit : Ah ! je comprends, vous vous êtes trompée. Le dernier chiffre n'est pas « 0 » mais « 6 ». J'ai dû mal l'écrire. Oui, sourit la dame …je vais le recomposer. Le téléphone de Samir se mit à sonner et Fatiha sourit : Ah ! Maintenant, vous ne m'échapperez pas, mon petit Samir… Hein ? Elle éclata de rire : Rassurez-vous, je plaisantais…je plaisantais…je sais que vous avez du travail et que vous allez devoir établir un planning pour que vous vous occupiez de moi….Je veux dire de mon appartement. Mais je vous ai comprise, madame…Il n'y a aucun problème. A suivre