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Tunisie : Les violences gagnent plusieurs localités
Publié dans Info Soir le 10 - 01 - 2018

Tensions - Des échauffourées ont eu lieu en Tunisie hier soir entre manifestants et forces de l'ordre, au lendemain de la mort d'un homme dans des troubles sociaux alimentés par des mesures d'austérité, sept ans après la révolution.
Des jeunes sont descendus dans la rue par centaines à Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis, où a été enterré hier dans l'après-midi l'homme décédé lors de heurts dans la nuit précédente. Des policiers et des militaires déployés en force ont répliqué à des jets de pierre à coups de gaz lacrymogènes.
Des scènes similaires ont notamment eu lieu dans le centre défavorisé du pays, à Kasserine et à Jelma, localité proche de Sidi Bouzid, d'où était partie en décembre 2010 la contestation sociale marquant le début des Printemps arabes. Des heurts ont également eu lieu à Gafsa (sud). La polémique perdurait sur les causes de la mort de l'homme, âgé de 45 ans, présenté par des manifestants comme un martyr, alors que les résultats de l'autopsie organisée hier n'ont pas été rendus publics. Le ministère de l'Intérieur a démenti que cet homme ait été tué par la police, assurant qu'il ne portait aucune marque de violence. Lundi soir, "nous n'avons pas vu des protestations mais des gens qui cassent, volent et agressent les Tunisiens", a affirmé le Premier ministre Youssef Chahed sur les ondes de la radio privée Mosaïque FM. "Nous disons aux casseurs et à ceux qui les incitent que, pour le gouvernement, la seule solution est d'appliquer la loi. (Nous sommes) prêts à écouter mais chaque personne voulant manifester doit le faire de manière pacifique", a-t-il prévenu. Ces incidents interviennent au moment où la grogne sociale monte en Tunisie, notamment contre la hausse de la TVA entrée en vigueur au 1er janvier dans le cadre d'un budget d'austérité. Une manifestation à l'appel de plusieurs organisations de la société civile a rassemblé sans incident une centaine de personnes mardi dans le centre de la capitale Tunis. "La pauvreté et la faim ont augmenté, oh citoyen opprimé !", scandaient les manifestants, en majorité des jeunes. "Nos revendications sont les suivantes: suspendre la loi de finances 2018, revenir aux prix initiaux des denrées et embaucher une personne de chaque famille pauvre", a assuré Hamza Nasri, membre de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée en début d'année pour protester contre les hausses de prix. Plusieurs centaines d'autres personnes, pour beaucoup très jeunes, ont également manifesté à Regueb, dans le centre du pays. Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a assuré que le gouvernement garderait le cap des augmentations d'impôts. "Le chef du gouvernement s'est engagé à ne pas augmenter les produits de première nécessité", a-t-il assuré.
R. I. /Agences
200 arrestations, des dizaines de blessés
l Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines blessées lors de heurts dans plusieurs villes de Tunisie, a indiqué le ministère de l'Intérieur ce mercredi. Un supermarché Carrefour de la banlieue sud de Tunis a été pillé, a déclaré le porte parole du ministère de l'Intérieur Khlifa Chibani à des radios locales , ajoutant que 49 policiers avaient été blessés lors des échauffourées à travers le pays, et 206 personnes impliquées dans les troubles arrêtées. Dans la soirée et la nuit, la police et l'armée ont été déployées dans plusieurs villes de Tunisie. Ces incidents font suite à des mobilisations pacifiques contre la hausse des prix et un budget d'austérité entré au vigueur au 1er janvier, prévoyant de nombreuses hausses d'impôts.


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