Nécessité n Les populations de cette région exigent notamment l?élargissement du réseau électrique et la concrétisation du financement des activités de la femme rurale. Les villages des Hauts-Plateaux de la commune frontalière de Sfissifa, dans la wilaya de Naâma, ont bénéficié dernièrement d'une retenue collinaire d'une capacité de trois millions de mètres cubes. Alimentée par les oueds de la région, cette retenue est destinée à l'irrigation de 2 000 hectares de terres pastorales, a indiqué un responsable auprès du commissariat pour le développement des zones pastorales. Le coût global du projet est estimé à plus de 58 millions de dinars. Cette réalisation permettra également de sauvegarder et de mettre en valeur le cheptel de la région, estimé à 84 000 têtes ovines, a expliqué la direction de l?agriculture. Dans le cadre de la lutte contre la désertification, les autorités locales ont également procédé à l'aménagement des djeboub (sortes de cuvettes destinées à recueillir les eaux pluviales) permettant aux éleveurs d'abreuver leur cheptel. La commune de Sfissifa a, pour rappel, bénéficié de 1 000 mètres linéaires de forages et de l'aménagement de 9 sondages d'un débit variant entre 5 et 8 litres seconde. Outre la mobilisation de ces ressources, des efforts de mise en valeur des terres agricoles ont été déployés, notamment au niveau du périmètre préférentiel qui compte 28 bénéficiaires du village de Fortassa, et la mise en valeur de 5 000 hectares dotés de 6 sondages. Les populations de cette région des Hauts-Plateaux restent, cependant, confrontées au sérieux problème du raccordement au réseau électrique. En dépit des efforts de mise en valeur qui ont abouti à la concrétisation de 5 km d'électrification l'année écoulée, la carence en énergie électrique constitue un autre obstacle s?ajoutant aux traditionnelles difficultés affrontées par les habitants de Sfissifa. L'absence de généralisation de l'utilisation de l'énergie solaire et les retards enregistrés dans le financement des activités de la femme rurale dans le cadre des PMI, constitue aussi une contrainte pour les éleveurs et les agriculteurs.