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Les nantis et les autres
Publié dans Info Soir le 03 - 09 - 2007

Ardoise n Vêtir un enfant de la tête aux pieds et lui procurer des fournitures scolaires sont déjà un calvaire. Que dire alors lorsque l'on a trois ou quatre enfants scolarisés, de surcroît à la veille du…ramadan ?
De la trousse, grosse comme un cabas, aux cahiers de différentes pages en passant par les buvards, les couvertures et tout type de stylos et de crayons ainsi que les doubles décimètres et les compas, l'ardoise est vraiment lourde : un élève de première année primaire coûte au moins 750 DA, rien qu'en fournitures scolaires et l'addition sera encore beaucoup plus lourde si l'on rajoute les 600 DA, voire 1 200 DA pour le tablier neuf.
Ce calcul ne prend pas en compte évidemment le prix du cartable ou du sac à dos, dont la fourchette oscille entre 650 DA et 1 450 DA, selon la qualité du produit et le goût des petits.
Il ne faut pas parler du lourd fardeau qu'auront à supporter les parents lorsqu'ils seront obligés de vêtir leurs chérubins de la tête aux pieds, comme le veut la tradition avant tout premier contact du petit avec le monde de l'école et qui devra imiter ses grands frères et sœurs, eux-mêmes très coûteux.
La situation devient encore plus compliquée lorsque ces mêmes parents, déjà la corde au cou, seront obligés de céder aux caprices d'un petit qui, par narcissisme, voire par jalousie innocente, exige de son père et de sa mère d'être le plus beau de la classe, d'avoir le plus beau et le plus grand cartable, le plus beau tablier, le plus beau pantalon, les plus beaux souliers et de lui racheter une autre trousse parce que un camarade de classe turbulent lui a subtilisé dès le premier jour la sienne. Si certains parents nantis et à l'aise financièrement, s'inclinent devant la volonté de leurs enfants, d'autres, démunis et obligés d'être de plus en plus parcimonieux, traversent difficilement cette étape presque insurmontable, durant laquelle l'enfant s'illustre généralement par une certaine violence, avec des pleurnicheries qui n'en finissent plus.
Ces parents ne se privent d'ailleurs pas de faire des économies salvatrices, en frappant à toutes les portes pour chercher un livre qui aura servi l'année précédente à un enfant du voisin ou alors dénicher un tablier ou un cartable usé mais suffisamment solide pour servir encore quelques mois de plus.
Seul bémol dans cette histoire, ces malheureux parents, dont les allocations familiales sont presque insignifiantes et qui pensent trouver la parade, se rendent vite à l'évidence que le livre qui aura servi l'année passée au voisin n'est plus inscrit cette année dans la nomenclature du programme de l'éducation nationale, réforme oblige.


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