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Les leçons ignorées de la crise
Publié dans La Tribune le 29 - 02 - 2016

Planification, prévision et réactivité. C'est le triptyque de base d'une bonne gestion. Que ce soit à l'échelle d'une PME, d'une entreprise, d'une multinationale, d'un Groupe ou d'un Etat, leurs dirigeants doivent faire preuve d'un sens aigu de l'analyse, qui leur permettrait d'anticiper les événements, de réagir à la nouvelle situation ou donne et d'y adapter leurs opérations, politique ou stratégie. Des ministères, des départements ou des organes sont dévolus à ces missions. L'Algérie avait son ministère de la Planification. Mais il a disparu. Qui se charge alors de cette tâche de première importance pour un pays engagé dans la construction de son économie ? A voir l'évolution de différents secteurs et entreprises, le triptyque est complètement inexistant dans les chaînes de commandements. Le dernier exemple de l'absence de planification, prévision et réactivité nous est donné par l'actuelle crise du pétrole. N'étant pas la première, ni certainement pas la dernière, la logique aurait voulu, en application du triptyque de gestion, que le pays y soit préparé et paré. Dès le lendemain du choc pétrolier de 1973, l'Algérie aurait dû s'engager fermement dans la diversification de ses exportations, en se libérant de sa dépendance des hydrocarbures. Rien n'a été fait, ou plutôt mal fait. Car, on a adossé le développement de tous les secteurs au pétrole qui payait, et paye toujours, tous les intrants et équipements. Aucune activité industrielle ou productive n'est indépendante des importations payées avec les recettes pétrolières. En 1979 comme en 2008, on parle encore de promotion des importations hors-hydrocarbures, qui n'en finissent pas d'humer les pâquerettes. Pis, la production nationale n'arrive même pas à satisfaire les besoins locaux. Aujourd'hui, la marge de manœuvres s'est considérablement réduite et les alternatives également. A la chute des cours du pétrole vient s'ajouter la baisse des prix du gaz imposé par le Qatar et la Russie, ainsi que le risque de perte de parts de marché pour le gaz algérien avec l'entrée en scène des Etats-Unis et de l'Australie. Dès lors, il ne reste plus beaucoup d'options. On doit réduire les dépenses et trouver d'autres ressources. On a déjà augmenté quelques prix et taxes, mais ça ne suffira pas à compenser le déficit. Aux grands maux, les grands remèdes. Il faut couper dans les dépenses inutiles et les salaires faramineux de tous ces hauts responsables et élus inutiles. Il y a aussi tout cet argent qui fait tourner l'économie souterraine, qu'il faudra, bon gré mal gré, intégrer dans les circuits bancaire et fructifier. On peut également s'attaquer à la multitude de niches fiscales… En fait, il faut réagir et travailler avec les moyens qu'on a, tout en gardant en vue qu'il nous faut tirer les leçons de cette 4e crise pétrolière et ne pas rééditer les mêmes erreurs.
H. G.

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