En application des instructions du Premier ministre, le ministère de la Culture a également envoyé un groupe de personnes à l'étranger, notamment en Chine, pour être formé aux techniques de gestion de ce genre d'infrastructures L'opéra d'Alger est incontestablement un bel acquis pour la culture et pour le pays. A la veille de l'inauguration de cette infrastructure, le directeur de l'établissement, Noureddine Saoudi, a animé, mardi dernier, une conférence de presse au siège de l'opéra à Ouled Fayet au cours de laquelle il a présenté le programme de la soirée inaugurale avant de rappeler que cet établissement regroupe en son sein l'Orchestre symphonique national, le Ballet national et le Groupe de musique andalouse, qui sont également à l'affiche de cette soirée inaugurale. Le directeur de l'Opéra a, par ailleurs, indiqué que des conventions dans le cadre de la formation seront conclues avec des établissements relevant du ministère de la Culture, à l'instar de l'Institut national supérieur de musique et l'Institut supérieur des métiers des arts et du spectacle et de l'audiovisuel. M. Saoudi a également souligné lors de cette conférence que «l'Opéra d'Alger est un pôle culturel par excellence qui permettra aux jeunes talents algériens d'émerger». En application des instructions du Premier ministre, le ministère de la Culture a également envoyé un groupe de personnes à l'étranger, notamment en Chine, pour être formé aux techniques de gestion de ce genre d'infrastructures. L'Opéra d'Alger dont la première pierre a été posée en 2012, est un don de la Chine d'une valeur de 30 millions d'euros, et ce à l'occasion de la visite d'Etat effectuée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en Chine en 2006. Quelques travaux d'aménagement extérieur sont toujours en cours y compris la route principale menant vers l'opéra et un des parkings, a constaté l'APS. D'une superficie totale de 35 000 m2, l'opéra dispose d'une grande salle de spectacle d'une capacité de 1400 places assises, répondant aux exigences d'acoustique et de visibilité, de salles de répétions, d'équipements scéniques et audiovisuels, d'ateliers techniques et de divers espaces d'accueil. C'est le premier opéra en Algérie et le troisième en Afrique, après l'Egypte et l'Afrique du sud. A la suite de sa nomination à la tête de cette importante infrastructure il y a quelques mois, Noureddine Saoudi avait déclaré dans un entretien accordé à un site spécialisé, à propos du concept d'un établissement lyrique et musical dans l'Algérie du XXIe siècle que c'est «l'idée d'un temple qui nous réconcilie avec nous-mêmes, avec notre histoire culturelle, notre profondeur et notre stratigraphie identitaire mais qui, en même temps, nous projette dans le concert des nations. L'idée d'un établissement lyrique et musical complètement guidé par le souci de service public». C'est aussi «l'idée d'un creuset de création sur le riche patrimoine algérien mais aussi de bonification de talent par la mise en place d'un certain nombre d'instruments en direction de la formation musicale, chorégraphique, direction d'orchestre et lyrique. Enfin, l'idée d'un pôle culturel d'excellence de rayonnement dans lequel se cristallisera le talent», ajoutera le directeur qui est également un artiste de talent et un musicologue reconnu. S. B./APS