Après le décès d'un premier sans domicile fixe au niveau d'un jardin situé au centre-ville de Khenchela, les représentants de la société civile ont tiré la sonnette d'alarme, invitant les autorités locales à prendre en charge les personnes de cette catégorie. Malheureusement, il semble que cette «alarme» n'a pas fonctionnée, un autre cas dans la famille des SDF est à déploré. Pourtant, les représentants de la société civile de la wilaya de Khenchela avaient mis en garde contre le risque qu'encoure les personnes sans domicile en cette période hivernale. Il y a environ un mois, le décès d'un homme dans le jardin du centre-ville de Khenchela a provoqué la colère et l'indignation des habitants de cette ville. Cet état de fait a contraint les représentants de la société civile et les militants des droits de l'homme à frapper aux portes des autorités concernées dans le but de venir au secours de ces êtres humains. Par le biais de la presse, les organisations de la société civile n'ont pas manqué de rappeler la nécessité de prendre en charge les personnes qui trainent jours et nuit dans la rue. (Voir notre édition du 7 janvier 2026). Parmi ces sans domicile fixe se trouvent des personnes présentant des troubles psychiques et qui nécessitent d'être évacuées vers les hôpitaux psychiatriques. Il est à signaler que la wilaya de Khenchela ne dispose pas de structures hospitalières en matière de psychiatrie. Selon les militants de la société civile, les centres d'accueil pour les personnes sans abri sont quasiment inexistants. Seul, une vielle bâtisse d'un privé connu sous le nom de « Dar Mekiche » sert de refuge pour les personnes souffrant des troubles mentaux. Livrés à eux-mêmes, les individus qui seront admis dans cette bâtisse ne tardent pas à revenir dans la rue quelques heures seulement après leur entrée. Normalement, ces personnes devraient faire l'objet de transfert vers les hôpitaux psychiatriques des wilayas limitrophes par le biais des réquisitions signées par le wali, le chef de la daïra, le procureur de la république ou le maire de la ville. Dans la nuit du lundi à mardi, un bénévole connu pour son militantisme pour les personnes sans abri nous appelé pour nous annoncer le décès d'un autre cas de la catégorie « SDF ». « Je suis désolé de vous déranger pendant cette heure-ci, je voudrais uniquement vous signaler le décès de Mme CH. Hind, née le 20 décembre 1995 à Khenchela. Cette dame qui habité dans la la rue a beaucoup souffert du froid glacial et des températures élevées, elle a été évacuée à l'hôpital mais, trop tard. Je souhaite que les autorités interviennent pour sauver les êtres humains qui risquent de connaitre le même sort», a-t-il indiqué. Nous avons appris que la défunte aurait été admise dans un centre d'accueil à Khenchela, qu'elle aurait quitté le lendemain pour des raisons qu'on ignore. Pour en savoir plus au sujet de ce second décès, nous avons tenté de prendre attache avec les responsables de l'hôpital civil de Khenchela mais en vain. Les cinq lignes téléphoniques de l'hôpital, y compris le standard de cette structure hospitalière ne répondaient pas à nos appels. Dans un passé récent, nous avons abordé le sujet des sans abris à Khenchela avec certains responsables mais sans avoir de résultat. Les responsables ce ces institutions se rejettent la responsabilité et le grand perdant n'est autre que le citoyen sans abri.n