Demain, jeudi 5 février 2026, le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi accueillera un spectacle peu commun. La comédie musicale Khatem El Djazaïr y sera présentée pour la première fois au public algérien, avec l'ambition de proposer bien plus qu'un simple rendez-vous artistique. À travers cette création, les porteurs du projet souhaitent conjuguer expression culturelle, engagement citoyen et action humanitaire. Placé sous le patronage de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, ainsi que du ministre de la Jeunesse chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, ce spectacle a été dévoilé dans ses grandes lignes à la presse et à un parterre d'artistes et de professionnels de la culture, lors d'une conférence de presse tenue à la salle Frantz Fanon de l'Office Riad El Feth à Alger, Khatem El Djazaïr se déploie comme une fresque scénique contemporaine, mêlant théâtre, musique et danse. Le fil narratif repose sur la disparition d'une bague symbolique, élément déclencheur d'un périple à travers les différentes régions du pays. Ce voyage imaginaire entraîne le spectateur de l'Ouest à l'Est, des vastes étendues sahariennes aux montagnes de Kabylie, sans oublier Alger, carrefour historique et culturel. À chaque escale, le spectacle met en lumière les traditions locales, les sonorités régionales, les costumes et les formes d'expression artistique qui composent cette belle mosaïque algérienne. À l'origine de cette création, Chakir Bourahla, réalisateur et metteur en scène, insiste sur la dimension identitaire du projet. Pour lui, l'enjeu est de préserver la mémoire culturelle tout en la transmettant aux jeunes générations à travers un langage scénique accessible et moderne. Mais l'engagement ne s'arrête pas là. Le spectacle porte également une forte vocation humanitaire : l'ensemble des recettes sera destiné au soutien des personnes atteintes de cancer. Dans cet esprit, artistes, musiciens et techniciens ont choisi de participer bénévolement, plaçant l'art au service d'une cause vitale. La cheffe d'orchestre et présidente de l'association porteuse du projet, Nesrine Bourahla, connue sous le nom de Madame Boura Sallani, met quant à elle l'accent sur la jeunesse qui anime Khatem El Djazaïr. Entièrement conçu et interprété par de jeunes talents algériens, le spectacle se veut le reflet d'une génération créative, consciente et solidaire. Chaque place achetée devient ainsi un acte de soutien et un message d'espoir adressé aux malades. Les organisateurs ne comptent pas s'arrêter à Alger. Une tournée à travers plusieurs wilayas est envisagée afin d'élargir l'impact du projet et de renforcer les valeurs de partage et de citoyenneté sur l'ensemble du territoire. En faisant dialoguer tradition et modernité, création artistique et responsabilité sociale, Khatem El Djazaïr aspire à transformer la scène du TNA en un espace de rassemblement et de sens. Un spectacle qui rappelle que la culture peut être à la fois un héritage à célébrer et un levier concret de solidarité nationale.