Triste et maigre potentiel aquatique dans la capitale de l'est. Constantine, la troisième ville du pays, peine à satisfaire sa population en période estivale. Ni moyens de détentes ni endroits adéquats aux loisirs n'ont émergé des deux assemblées. En ce qui concerne les bassins dont la cité dispose, ils restent inexploités pour la plupart en raison d'un laisser-aller et d'un contentieux technique. Les latences enregistrées dans le chapitre des réalisations d'infrastructures pénalisent grandement les divertissements en pareille saison où la chaleur aggrave le quotidien des citoyens dans les 12 communes. Triste et maigre potentiel aquatique dans la capitale de l'est. Constantine, la troisième ville du pays, peine à satisfaire sa population en période estivale. Ni moyens de détentes ni endroits adéquats aux loisirs n'ont émergé des deux assemblées. En ce qui concerne les bassins dont la cité dispose, ils restent inexploités pour la plupart en raison d'un laisser-aller et d'un contentieux technique. Les latences enregistrées dans le chapitre des réalisations d'infrastructures pénalisent grandement les divertissements en pareille saison où la chaleur aggrave le quotidien des citoyens dans les 12 communes. La jeunesse locale, les moins de 15 ans en particulier, se rabat sur un substitut malheureux et dangereux à la fois : les jets d'eau dans quelques ronds-points et places publiques (Daksi, Zouaghi, le centre-ville…). Une faille à laquelle s'ajoute la sempiternelle problématique de réhabilitation des trois bassins de sidi M'cid, fierté, jadis, du monde de la natation à Constantine. Aujourd'hui, il existe quelques plans d'eau éparpillés et dont la capacité ne permet pas de satisfaire la demande dans une ville où la démographie va galopante dans toute sa périphérie. Aux forceps, la piscine olympique jouxtant le stade Chahid-Hamlaoui a été réceptionnée dernièrement par les autorités locales après un retard dans sa réalisation (comme à l'accoutumée pour les plans affectés à cette wilaya). Pour répondre à la directive du ministre de la Jeunesse et des Sports, qui insistait à ce que les piscines relevant de son département soient rouvertes, les moteurs ont activé, et presque forcé les services de la jeunesse et des sports à livrer le projet assez contesté depuis son lancement en raison de problèmes techniques. «Matériaux non conformes», avancent certaines voix. La période d'essai émise par le responsable du secteur à l'échelle locale n'aura pas convaincu. Elle aura été tout simplement zappée pour le vœu d'une mesure ministérielle. «Tout est dans les normes», rassurent à contrario quelques acteurs. Du moins en dépit de l'ouverture de cet espace la demande reste optimale. Une hirondelle ne fait pas le printemps. Ces dernières années tous les regards se sont focalisés sur le projet, alors qu'en parallèle rien n'a été lancé par les gestionnaires pour répondre judicieusement aux attentes des citoyens qui chaque été butent sur cette triste réalité : une métropole aux pieds d'argile, où les tambours et trompettes fusent… La commune s'est contentée des acquis coloniaux sans pousser la cadence et entrevoir d'autres espaces du genre. Les divers bassins ouverts dans les localités de (Aïn Smara, Khroub, Haria, le club hippique au chef-lieu) ont servi un temps réduit. Pour cause la même malédiction frappe : piscine non conforme dans leur construction (parfois la profondeur en inadéquation avec la longueur). «On ne comprend toujours pas pourquoi les autorités locales ne veulent pas s'investir pour apporter un traitement de fond à ce créneau», s'interrogent quelques citoyens. Tandis que d'autres estiment que la tâche incombe à la municipalité pour en charge ce lourd tribut. Le cas des trois bassins de Sidi M'cid et du complexe le «Palmarium» dont la restauration a été confiée à la direction de la jeunesse et des sports, demeure sans lendemain. La remise en état de la piscine olympique, qui fit naître dans le passé de talentueux nageurs à l'est du pays, ne répond pas aux exigences consignées par les bureaux d'études. «Un litige oppose la DJS à l'entreprise en charge de la reconstruction. Il semblerait que le béton soit loin des normes requises», nous éclaire une source, indiquant que cette irrégularité a contraint le chantier à l'arrêt dès lors que la réfection du béton devrait se facturer aux dépens de ladite entreprise. Un paramètre s'invite pour impliquer la commune de Constantine dans ce projet. Face au blackout affiché par les responsables, une zone d'ombre plane toujours sur Sidi M'Cid… Faudra-t-il avouer que la ville n'a pas connu de grands investissements dans le créneau à l'inverse d'autres régions de l'intérieur (Batna et Skikda par exemple) qui ont dressé des aquaparcs pour égayer leur été et amorcer une dynamique économique fut ce symbolique. Constantine s'est contentée du peu acquis…, mais sans l'entretenir. Le dossier relatif aux piscines devra-t-il faire parler un jour concrètement ? APC, wilaya, DJS et le concours inévitable de réels spécialistes versés dans ce domaine sont appelés à collaborer pour rafraîchir Cirta, en jachère, et la discipline de natation, outre l'aspect de détente, resterait en voie d'extinction. In fine les sirènes continuent de chanter dans les bassins de Constantine au grand dam des épris du crawl. N. H.