« Le Secrétaire général a été très clair sur les questions liées au droit international », a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, en réponse à une question sur des propos du président Donald Trump menaçant de frapper des ponts et d'autres infrastructures en Iran. « De telles attaques constituent des violations du droit international». «Les infrastructures civiles, y compris énergétiques, ne doivent pas être ciblées et, même lorsqu'elles pourraient être considérées comme des objectifs militaires, le droit international humanitaire interdit toute attaque susceptible d'entraîner des pertes civiles excessives », a-t-il ajouté. «Il n'existe aucune alternative viable au règlement pacifique des différends internationaux ». Et Il est grand temps de mettre fin au conflit », « la question de savoir si un acte constitue un crime de guerre doit être tranchée par un tribunal, mais toute attaque contre des infrastructures civiles est une violation claire du droit international ». Par ailleurs, M. Dujarric a indiqué que le nouvel Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Moyen-Orient et ses conséquences, Jean Arnault, se rendait dans la région lundi dans le cadre des efforts liés au détroit d'Ormuz. Au Liban les attaques contre la santé deviennes fréquents, au moins quatre personnes ont été tuées et 39 autres blessées dimanche dans une frappe survenue à proximité de l'hôpital universitaire Rafic Hariri, le plus grand établissement public du Liban. L'hôpital lui-même n'a pas été endommagé, mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'inquiète de la proximité croissante des hostilités avec des centres médicaux essentiels, sur fond d'attaques répétées contre les structures de santé. À Ghaza, une frappe aérienne le 25 mars a réduit à moins de 20 % la capacité de la principale usine de dessalement du sud, privant environ 500.000 personnes d'un accès suffisant à l'eau potable, malgré les livraisons d'urgence. Les Nations Unies préviennent que ces menaces pourraient « gravement affecter l'approvisionnement en eau », alors que les déplacements, notamment au Liban, accentuent déjà la pression sur les services essentiels. Depuis le début de l'escalade le 28 février, 92 attaques visant des établissements de santé et des ambulances ont été vérifiées, faisant 53 morts et 137 blessés. Environ 68.600 Iraniens ont traversé la frontière vers la Turquie et près de 53.000 sont retournés, tandis que jusqu'à 3,2 millions de personnes restent déplacées à l'intérieur de l'Iran. Au Liban, plus d'un million de personnes ont été déplacées, dont plus d'un tiers d'enfants, et plus de 136.000 vivent dans des sites collectifs, alors qu'environ 190.000 Syriens et plus de 31.700 Libanais ont traversé vers la Syrie depuis le début de l'escalade. Par ailleurs, plus de 57.700 Afghans sont rentrés d'Iran et du Pakistan, dans un contexte d'instabilité persistante et de tensions aux frontières. Les infrastructures civiles, y compris les installations énergétiques, ne doivent en aucun cas être prises pour cible, a déclaré lundi le Secrétaire général de l'ONU par la voix de son porte-parole. «Ces actes ne peuvent pas devenir la nouvelle norme », a averti le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, soulignant que « la protection des soins de santé n'est pas facultative, mais une obligation universelle ». La disponibilité de l'eau menaceé par le conflit La Commission économique et sociale des Nations unies pour l'Asie occidentale (CESAO) a mis en garde contre une dégradation rapide de la sécurité de l'eau dans le Golfe, où près de 40 millions de personnes dépendent du dessalement pour leur eau potable. Toute perturbation, liée à des frappes, à des dommages aux infrastructures énergétiques ou à une contamination de l'eau de mer, pourrait interrompre l'approvisionnement. Quelques centaines de familles déplacées ont trouvé refuge sur le front de mer de Beyrouth, dormant dans des tentes ou dans leurs voitures. Les mouvements de population liés à la crise au Moyen-Orient se poursuivent dans plusieurs pays. Samir Sabek/ Service de presse de l'ONU