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Pour qui se prend-il ?
Publié dans La Tribune le 04 - 06 - 2017

Par certains, disons plutôt la plupart, de ses décisions et comportements, le chef de la première puissance mondiale rappelle une blague célèbre de Fellag : on creuse jusqu'au fond - ici, celui de la débilité- et quand il est atteint, et bien on continue de creuser. Tout est impeccable donc pour Donald Trump qui vient de faire, ce jeudi, le… Buzz du fond. C'est-à-dire qu'il vient encore une fois de traverser le fameux «mur du çon» posé au frontispice d'une rubrique du Canard enchainé, dans laquelle il n'est pas gratifiant d'être cité.
Décidément, l'avènement de son nouvel «homme fort» replonge l'Amérique dans la doctrine du suprémacisme militaire et économique naguère véhiculée par son impérialisme. D'autres diraient expansionnisme, mais Trump, avec sa petite gibecière de trois cents mots de vocabulaire utile, ne s'encombre pas de nuances sémantiques.
Il y a une dizaine de jours seulement, il était encore hésitant. Lassé d'avoir à ses trousses les puissants services de sécurité et quelques élus décidés à lui rabaisser définitivement le caquet pour ses «liaisons dangereuses» avec l'ennemi de toujours, la Russie, il entame son premier périple à l'étranger. C'était plus une fuite des problèmes qui l'assaillaient qu'une vraie visite d'Etat et de diplomatie. Les «faucons» de la Chambre des représentants et du sénat l'avaient complètement déshabillé, le faisant apparaitre tel qu'en lui-même, versatile, papillonnant d'une position à une autre, déclarant une chose et son contraire. Mais ses «alliés» européens les plus fidèles historiquement, feignant d'ignorer ses élucubrations habituelles, ne s'attendaient pas à un tel revirement. Certes, il avait entretenu un certain suspense sur le maintien ou le départ des Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, mais rien ne laissait présager sa décision de jeudi totalement irresponsable et contreproductive pour son pays.
Et pourtant il l'a fait. Sans avancer le moindre argument convaincant ni une explication sensée à sa décision grave de conséquences pour ce que 195 pays ont laborieusement bâti, il envoie balader tout ce beau monde et opte pour un national-chauvinisme politique et un protectionnisme économique qui déplaisent fortement aux élites et aux grands entrepreneurs des Etats-Unis.
Gageons que Trump lui-même n'a aucune conscience claire des effets dommageables sur l'économie de son pays, de son acte inconsidéré. Sans parler de sa morgue et de son dédain pour les nations signataires et de son peu de souci pour les espoirs que l'accord avait fait naitre chez les nombreuses populations confrontées déjà aux effets ravageurs du réchauffement climatique. D'ailleurs, ironie du sort, une prochaine saison des cyclones très rude est annoncée, aux Etats-Unis, par les climatologues et prévisionnistes.
En misant sur une perpétuation des énergies fossiles, le chef de l'Exécutif américain, sans doute trompé par des conseillers climatosceptiques, s'inscrit hors de la compétition pour les énergies renouvelables qui vont créer des millions d'emploi de par le monde et bouleverser les modèles de production et de consommation énergétiques. «La grandeur de l'Amérique», son slogan de campagne, serait-elle concevable sans la grandeur économique ? Trump pense que si.
A. S.


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