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La chéchia du pouvoir
Publié dans La Tribune le 11 - 06 - 2017

Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, tous deux passés du statut de Premier ministre à celui d'ancien Premier ministre, sont-ils des frères siamois réunis par une seule et même tête ? Depuis la formation du nouveau gouvernement post-législatives, il y a une quinzaine de jours, des commentaires quelque peu amphigouriques suggèrent qu'une seule chéchia XL leur sert de couvre-chef, confirmant ainsi leur «bicéphalisme unitaire». Surprenant quand même. L'expression courante, partagée sur les 2,3 millions de km2 du territoire national dit plutôt que «ta tête et ma tête ne sont pas dans une même chéchia». Toute cette histoire et ces supputations pourraient avoir pris naissance du refus du président Bouteflika d'avaliser la candidature de Sellal à la députation sous la bannière FLN. D'où, peut-être, l'invention de ce faux syllogisme : Primo, Bouteflika n'a pas laissé Sellal faire acte de candidature aux législatives. Secundo, Ouyahia, dont le parti a arraché trente sièges supplémentaires de députés, n'a pas obtenu de nouveaux postes ministériels pour les ministrables du RND, qu'il a proposés. Tertio, Ouyahia étant un ancien Premier ministre tout comme Sellal, son sort est donc scellé et ne serait plus dans les bonnes grâces d'El Mouradia où il a toujours son bureau et conservé son poste.
Mais le syllogisme est ici faux car un raisonnement sous cette forme est plutôt un sophisme en ce sens qu'un de ses éléments est faux. Pourquoi ?, parce que Sellal et Ouyahia ont chacun leur tête dans un tarbouche différent. A moins que ce ne soit une casquette…
Résultat des courses, et Sellal étant pour le moment hors course, le silence d'Ouyahia de quinze jours depuis les élections du 4 mai a donné lieu à toutes sortes de rumeurs, de projections et de plans tirés sur la comète. Aussi, l'homme était-il attendu de pied ferme, ce vendredi, pour son premier point de presse avant la conférence du même nom, aujourd'hui dimanche. Ah, ces titres en une : «Que dira Ouyahia ?» Quelle question !? Il suffit de faire travailler un peu ses méninges, d'analyser, de se rappeler ses précédentes déclarations d'après élections et on devine au moins les grandes lignes. S'il arrive au Directeur de cabinet du président de la République de ne pas avoir sa langue dans sa poche et d'être peu amène avec le pouvoir dont il est un abonné permanent de longue date, il garde néanmoins la tête sur les épaules en toutes circonstances et ne s'aventure jamais dans les eaux incertaines du donquichottisme. C'est pour cela que dans sa conférence de presse d'aujourd'hui, il réaffirmera sa fidélité au président de la République et à son programme tout en pourfendant avec la même vigueur les gestions «populistes et démagogiques». Comprenne qui voudra.
Cela dit, et les circonstances étant ce qu'elles sont, personne ne peut jurer de rien. La mode étant dans les vieilles démocraties exemplaires au rajeunissement du personnel politique (Emmanuel Macron -39 ans-, Justin Trudeau -45 ans-, Alexis Tsipras -43 ans-…), les détenteurs du pouvoir en Algérie pourraient être tentés de prendre leurs distances avec les successions imposées par la seule biologie et opter pour un «jeunisme limité», prudent, au cas par cas, ne remettant pas en cause certains équilibres ni un certain type de légitimité…
A. S.


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