Le taux de remplissage du barrage de Oued Chleff atteint les 100%    Démystification des idéologues tiers-mondistes et campistes    Dinamo Zagreb : Bennacer retrouve la compétition mais se blesse de nouveau    La sortie vérité de Zinnbauer, entre lucidité et cri d'alarme    Arbitres d'élite A : Séminaire à Oran    Pluies orageuses et chutes de neiges à travers le pays    Quatre motos volées récupérées et arrestations de cinq individus    Poursuite du programme de nettoyage du territoire    Une mission égypto-chinoise découvre un lac sacré    Aide financière à l'écriture de scénario de films    Colloque sur l'héritage civilisationnel de Mouloud Kacem Naït Belkacem    « L'objectif consiste à renforcer la crédibilité des institutions de l'Etat »        La présidente par intérim dit vouloir un dialogue avec l'opposition    L'ONSC organise une journée de formation au profit des associations locales    Vers la modernisation de la pêche et l'aquaculture    Plus de 1.700 dossiers fonciers agricoles régularisés par le biais de la nouvelle plate-forme numérique    «Cette conférence traduit l'engagement du chef de l'Etat à ancrer la culture du dialogue»    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Intoxications alimentaires : attitudes irresponsables collectives
Période estivale et consommation à risques
Publié dans La Tribune le 19 - 07 - 2017

Il relève du plus grand miracle qu'à la manière dont sont préparés, vendus et consommés beaucoup de produits de consommation, le risque d'intoxication générale n'ait pas flirté carrément avec la pandémie. La responsabilité des pouvoirs publics est-elle engagée ? Indéniablement oui. Mais celle des consommateurs l'est encore plus, même si assez souvent ces derniers gardent intact le bénéfice des circonstances atténuantes entre voyageurs, travailleurs éloignés et personnes sans ressources sinon aux ressources réduites. Les pouvoirs publics, ou leurs bras exécuteurs, gagneront évidemment à accomplir avec un minimum de conscience et de continuité leurs obligations. Ce que malheureusement ne semblent pas faire les brigades des directions du commerce, du contrôle de la qualité et de la répression des fraudes, les éléments de la police de l'urbanisme, les brigades des services d'hygiène et de santé de la commune, etc. Evidemment, les commerçants sans foi ni loi profitent de cette vacuité générale pour écouler des produits qu'eux-mêmes acquièrent non pas directement du producteur mais par intermédiaires, si ce n'est en sous-main. Dès lors, le risque d'intoxication ou d'empoisonnement ne peut qu'être omniprésent.
L'été, voilà une saison de l'année qui, logiquement, obligerait les pouvoirs publics, ou du moins les établissements chargés de veiller sur la bonne santé des habitants, à demeurer en état de veille permanent pour ne pas dire carrément sur le qui-vive, compte tenu notamment des potentiels risques consécutifs à la consommation de produits alimentaires frappés de péremption, frelatés, blettes selon qu'il s'agisse de produits préparés ou naturels. La saison y est évidemment propice dans la mesure où si les conditions prévalant sont forcément à l'origine il n'en demeure pas moins que l'origine peut toutefois, et désormais quasiment certaine, être du fait de l'homme. Pour cela, il y a de nombreux facteurs agissant, d'abord l'achat de produits, notamment les légumes et les fruits à la limite avariés et en contrepartie donc n'exigeant pas de gros investissement de la part du commerçant, les mauvaises conditions de stockage, la rupture de la chaine de froid, le manque d'hygiène des intervenants et préparateurs du produit final et, plus particulièrement, de mets servis dans les gargotes et autres fast-foods, les pâtisseries, les viandes dont l'abattage est douteux au même titre que l'état de santé de l'animal concerné, les conditions prophylactiques de préparation dont la qualité de l'eau, l'hygiène des lieux, des ustensiles.
Aujourd'hui, s'agissant des produits fruitiers par exemple, les agriculteurs, notamment parmi ceux ponctuels et saisonniers, nombreux sont qui recourent à l'irrigation à l'aide d'eaux non seulement non potables mais surtout suspectes. A en croire d'ailleurs, les services du ministère du Commerce il aurait été recensé plus 3 000 victimes, dont deux auraient perdu la vie, durant le premier semestre de cette année à la suite de la consommation de mets servis lors de manifestations conviviales. Il relève d'ailleurs du plus grand miracle qu'à la manière dont sont préparés, vendus et consommés beaucoup de produits de consommation le risque d'intoxication générale n'ait pas flirté carrément avec la pandémie. La responsabilité des pouvoirs publics est-elle engagée ? Assurément oui, mais celle des consommateurs l'est encore plus, même si assez souvent ces derniers gardent intact le bénéfice des circonstances atténuantes entre voyageurs, travailleurs éloignés et personnes aux ressources réduites, sinon sans ressources. Les pouvoirs publics ou leurs bras exécuteurs gagneront évidemment à accomplir avec un minimum de conscience leurs obligations. Ce que malheureusement ne semblent pas faire les brigades des directions du commerce, du contrôle de la qualité et des prix, et de la répression des fraudes (DCP), les éléments de la police de l'urbanisme, celles (brigades) des services d'hygiène et de santé de la commune, etc.
En ce qui les concerne, des commerçants sans foi ni loi profitent de cette vacuité générale pour écouler des produits qu'eux-mêmes acquièrent non pas directement du producteur mais par intermédiaires si ce n'est en sous-main. Enfin, le consommateur, auquel n'est pas forcée la main, persiste et signe en refusant de s'impliquer dans une démarche citoyenne et culturelle laquelle n'a pour objectif en réalité que de le préserver de toute action de nature à nuire à sa santé. Et donc, de manière globale une réalité aux acteurs multiples, complémentaires et interdépendants, mais dont, malheureusement, aucun de ses acteurs n'accepte de jouer son rôle de manière cohérente, voire harmonieuse. Pis, chacun d'eux a, en le cas de figure, une partition différente laquelle, hélas, fait qu'à chaque période estivale il y ait plus de cas d'urgence en la matière.
Dans tout cela, il est à remarquer l'absence criante des associations de protection de consommateurs.
A. L.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.