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Si, c'est à l'ordre du jour !
Publié dans La Tribune le 25 - 07 - 2017

On ne va surtout pas l'accabler. Et encore moins le jeter en pâture à une opinion engourdie par la canicule mais encore assez éveillée pour ne rien perdre des cancans que lui distille… Qui, déjà ? La distillerie familiale, pardi ! Après tout, il existe bien des boucheries du peuple, des cordonneries des amis et des abattoirs de l'Indépendance. Ce n'est pas pour autant qu'il mérite d'être jeté en pâture dans le grand pâturage du peuple où l'on vient pâturer de tout le pays. Si la glossophobie pouvait faire rougir tous ceux qui ont honte de prononcer un mot ou de capturer par mégarde un son ressemblant, la moitié des Algériens se feraient appeler Peaux rouges. Mais ce n'est pas le moment de fissurer l'unité polychromique du peuple ou de le priver de sa Radio trottoir préférée. Vous ne le savez peut-être pas, Radio trottoir a toujours été une radio officieuse. Raison de plus pour ne pas en vouloir à ce ministre qui, l'autre jour, a eu l'indélicatesse de répondre ainsi à une question d'un journaliste : «La question n'est pas à l'ordre du jour.» Ce ministre, anciennement wali et nouvellement appelé au gouvernement où il est en charge du Commerce - et donc conjointement en charge des licences d'importation- avait clos avec une dizaine de mots un débat justifié, que la demande de précision du journaliste allait ouvrir. Dans le sillage des licences d'importation que s'apprête à délivrer le gouvernement, l'importation des voitures d'occasion de moins de trois ans serait-elle autorisée pour les citoyens ordinaires, sachant par ailleurs que le paiement en devises incomberait aux seuls acheteurs ? Cette question récurrente, sur la place publique depuis que les concessionnaires ont fermé depuis 2005 toutes les voies d'approvisionnement en dehors des leurs propres circuits - enfin, propres… c'est à voir- n'a pas eu, malheureusement, l'heur de rencontrer un quelconque intérêt chez le ministre. Pour lui, «elle n'est pas à l'ordre du jour». Point barre. Ce qui, dans le langage politique algérien signifie : circulez, y a rien à voir, la question ne se pose même pas, elle est inopportune aux yeux de vos «Hakam» qui savent mieux que vous ce qu'il vous faut et tutti quanti… C'est la même rengaine depuis des lustres. Rappelez-vous : La privatisation d'Air Algérie ? - «La question n'est pas à l'ordre du jour.»
Ou encore cette réponse, plusieurs fois assénée, d'une certaine Imane Feraoun qui vend à dix clients une seule «dose» d'Internet à se répartir entre eux : «La question de la privatisation d'AT n'est pas à l'ordre du jour.» Et le transport maritime pour soulager Air Algérie et répondre à la demande de nos frères émigrés ? «La question de la privatisation de la Cnan n'est pas à l'ordre du jour.» Mais alors, il est peut-être possible de (re) nationaliser (sic) certaines entreprises publiques gérées comme des entités privatives et qui continuent de coûter de l'argent au Beylick ? «Non, la question n'est pas à l'ordre du jour : ni nationalisation ni privatisation.» Et puis on ne pose pas ce genre de question quand on est un patriote économique.
A. S.


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