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L'antique Saldae livre ses trésors enfouis
Découvertes archéologiques fortuites à Béjaïa
Publié dans La Tribune le 04 - 12 - 2008


De notre correspondant à Béjaïa
Kamel Amghar
Plusieurs découvertes archéologiques ont été faites ces derniers temps à travers la wilaya de Béjaïa de manière tout à fait anodine. L'érosion naturelle des sols, les travaux agricoles ou la réalisation de projets de proximité ont finalement permis de voir émerger des trésors inestimables, enfouis depuis des siècles. Des sites et des objets d'une grande valeur historique et scientifique ont été formellement mis au jour, çà et là, par pur hasard. Au mois d'août dernier, un citoyen de la commune d'Akbou a, en effet, eu l'agréable surprise de découvrir une grotte, habitée au paléolithique supérieur, au mont Gueldamane, sur la rive sud de l'oued Soummam.
Farid Kherbouche, un docteur en physique, féru d'archéologie, est tombé, par une heureuse coïncidence, sur ce site très ancien qui recèle des traces de l'industrie osseuse propre à cette ère. Des tessons de poteries, des ossements d'animaux préhistoriques, des ustensiles de cuisine et des colliers ont été également retrouvés en parfait état de conservation à l'intérieur de cette habitation primitive. «La région renferme toujours un énorme potentiel archéologique qui nécessite la création d'un musée municipal», déclare-t-il à l'adresse des autorités locales qu'il avait officiellement sollicitées dans ce sens afin de préserver et de valoriser cet héritage. Six mois plus tôt, un berger de la région d'Addekar avait exhumé une magnifique stèle funéraire datant de l'époque romaine.
Retrouvée au milieu d'une nécropole perdue au milieu des pâturages de ce versant de l'Akfadou, cette œuvre gigantesque de 2,40 m de longueur sur 2,10 m de largeur comprend cinq rangées de gravures représentant des scènes de chasse, des tableaux de la vie domestique, des cavaliers portant des lances, des hommes en tuniques et des femmes absorbées par leurs tâches ménagères. D'une épaisseur de 25 cm et reposant sur un socle de 70 de hauteur, le joli bas-relief a été tracté jusqu'au village à l'aide d'un bulldozer. «C'est une stèle de très grande dimension. Cela est très rare, avec une très belle iconographie, bien réalisée. La stèle est achevée et il n'y a pas de registre muet ou aveugle. Bien qu'elle soit extraite de son contexte archéologique, elle présente un intérêt scientifique et archéologique certain. Il faut cependant la préserver et la déplacer dans un lieu culturel adéquat pour pouvoir l'étudier, la publier et la mettre en valeur. Cela pourrait se faire dans un lieu culturel de la wilaya ou au village où elle a été découverte, à condition qu'on l'entoure de tous les moyens de protection et de préservation», déclare Slimane Hachi, directeur du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH), qui s'était déplacé immédiatement sur les lieux de la découverte. Fin 2007, un paysan de la commune de Boukhelifa a déterré fortuitement, à son tour, une pierre gravée portant des inscriptions libyco-latines. «Il s'agit probablement d'une pierre tombale portant des épigraphes funéraires datant de deux à trois siècles avant Jésus-Christ», estimait sommairement le chef de la circonscription archéologique locale. La plaque mesurant 120 cm de longueur sur 85 de largeur a été ensuite transférée au Musée Bordj Moussa de Béjaïa. Cette énième trouvaille a été qualifiée, alors, de «très importante» par les responsables du secteur, qui se sont promis de l'enregistrer au niveau de la direction de la protection légale du patrimoine au ministère de la Culture. On avait également projeté d'autres fouilles sur le site, dans la perspective de trouver d'autres vestiges du même genre. Au cours de la même année, des travaux de confortement au marché Philippe, dans la vieille ville de Béjaïa, ont permis de «déblayer» un vieux four à céramique de 1,30 m de longueur sur 1 m de largeur et 1,80 de profondeur. Des débris de verre brut ont été aussi retrouvés sur place. les premières estimations situent à l'époque médiévale cet atelier à proximité de la porte Fouka
de l'ancienne capitale des Hammadites. Faut-il souligner que d'autres découvertes de même nature n'ont pas eu probablement le même intérêt médiatique. Il faut dire que le sous-sol de la wilaya regorge de biens patrimoniaux qui devraient susciter l'intérêt des pouvoirs publics et la curiosité de la communauté scientifique et universitaire. Les responsables locaux sont appelés à protéger, promouvoir et rentabiliser cet énorme patrimoine qui «remonte», tout seul, à la surface comme pour interpeller les consciences. «Exploité à bon escient, le “filon” archéologique est une source de revenus dont bénéficiera assurément la région. Mais faudrait-il encore que ces responsables locaux aient le bagage intellectuel nécessaire pour reconnaître la valeur de ces vieilles pierres et savoir comment les transformer en joyaux», note à ce propos un confrère, tout en soulignant l'importance de cette richesse culturelle dans la
promotion des secteurs comme l'éducation, le tourisme et la recherche scientifique.


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