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Halilhodzic : «Boudebouz veut peut-être jouer les matchs de Coupe du monde»
Publié dans Le Buteur le 24 - 09 - 2011

«Cadamuro sera appelé s'il continue à être régulier avec la Real Sociedad»
«En janvier, le groupe sera encore plus restreint»
Lors des derniers stages des Verts, vous avez insisté en répétant à vos joueurs qu'ils jouent dans des clubs moyens et, donc, ils ne sont pas des stars et qu'ils devaient redescendre sur terre. Est-ce une vérité ou alors c'est juste pour fouetter leur orgueil ?
Il faut leur dire les choses vraies, même si ça leur fait mal ! Je leur ai dit : «Vous avez réalisé un succès énorme en vous qualifiant en Coupe du monde» et c'est ce que je crois réellement, car ce n'est pas facile de se qualifier en Coupe du monde. L'Algérie était restée près de 25 ans sans aller au Mondial. Même moi, je me souviens à ce jour de cette équipe algérienne glorieuse, avec les joueurs des années 80. Ils jouaient un football de haut niveau. En France, on appelle cela le «football champagne». Par la suite, les Algériens se sont reposés sur les années 80 pendant un quart de siècle. Maintenant, il ne faut pas attendre un autre quart de siècle pour aller de nouveau en Coupe du monde. Il faut éviter de tomber dans le même piège que celui des Sénégalais par exemple. Ils ont fait une très belle Coupe du monde avant de sombrer à leur tour. Ils se demandent pourquoi ils n'ont pas réussi à redresser la situation à ce jour. Et pourtant, la solution est connue.
Vous avez été sévère avec vos joueurs ?
Non, là n'est pas la question. Je leur ai dit : «Ecoutez, les gars, le constat est clair. Vous n'avez pas gagné un seul match depuis un an et demi, vous avez fait cinq matchs nuls et vous avez perdu trois fois. Cela veut dire que ce n'est pas la bonne voie à prendre. On doit donc tout mettre de côté et recommencer de très bas. Il faut apprendre à faire son mea culpa quand on s'est trompé, que ce soit de manière individuelle ou collective afin de reformer d'autres bases, d'autres fondations. Il faut désormais reconstruire autre chose. Le peuple algérien renferme 40 millions de sélectionneurs parce qu'ils sont tous passionnés. Ce peuple mérite bien une très belle équipe de football pour le représenter. Il faut qu'on fasse le nécessaire pour faire plaisir à toutes ces personnes. Mais c'est vrai qu'il est plus facile de parler que de réaliser ce qu'on dit...»
En tant que technicien, pourriez-vous nous parler des éléments sur lesquels vous allez vous baser pour faire redémarrer la machine des Verts ?
Sur le travail ! Tout doit se faire sur le terrain, en mouillant le maillot comme on dit. Même si une autre partie se fait dans la parlote, à mon avis, c'est le terrain qui paie le plus. Je sais que cela peut être interprété dans les oreilles des gens comme de la démagogie, mais vous pouvez me croire sur parole, quand je dis quelque chose, je fais tout pour le réaliser. Ce que vous devez savoir au jour d'aujourd'hui, c'est qu'aucun joueur ne peut être sûr de jouer un match. Certes, chaque joueur a le droit de dire qu'il est bien et de croire qu'il va être sélectionné. Mais ce n'est pas pour autant qu'il va garantir sa place en Equipe nationale. Cela s'appliquera à tout le monde sans la moindre exception. C'est valable pour l'ensemble des joueurs. Et ce que je vous dis là, je dois impérativement l'appliquer sur le terrain. Ce n'est que de la sorte que je serai équitable et cohérent. Il y va de ma crédibilité. En tout cas, je ferai de mon mieux pour être équitable, car mon travail est avant tout basé sur le respect des hommes avec lesquels je travaille. Il est important de respecter l'homme, après le footballeur. C'est comme ça que j'ai l'habitude de travailler. Je sais que certains disent que Vahid a eu beaucoup de problèmes avec les joueurs. Mais moi, je sais que je n'ai eu de problème avec personne. Ceux qui ont eu des soucis, ils les ont eus avec le règlement, pas avec moi. Ce que je dis, je le fais et c'est tout. C'est comme ça que je travaille et pas autrement. Libre aux gens de penser autrement.
Eh bien il y aura beaucoup de gens qui vont penser «autrement» après la mise à l'écart de Karim Ziani et Ryad Boudebouz…
Non, non, ils ne sont pas mis à l'écart. Si Ziani n'est pas dans la liste, c'est parce qu'il a eu une blessure et de ce fait, il est comme tous les joueurs qui ne sont pas à 100% de leurs moyens et qui ne sont pas sélectionnés. Halliche aussi ne joue pas dans son club, Tedjar est également blessé. Vous voyez donc que ce sont les joueurs qui sont blessés qui ne sont pas retenus. Après, il y a aussi le fait que je voudrai voir d'autres joueurs sur le terrain. A chaque stage, je prends trois ou quatre nouveaux joueurs pour voir comment ils vont se débrouiller. Je vais faire cela jusqu'au mois de décembre. A partir du mois de janvier, on passera à une phase de stabilisation de l'effectif dans un ordre global. Ce sera alors très restreint avec des joueurs réguliers. Mais ce ne sera pas totalement fermé, car il y aura toujours quelques petites variantes.
Et le jeu de l'équipe ?
C'est sûr que, là aussi, il va y avoir des changements en prévision des éliminatoires prochaines de la CAN 2013 et le Mondial 2014. Je vais essayer de changer l'organisation du jeu de l'équipe, le système aussi, afin d'apporter des variantes dans le jeu.
Vous venez de sélectionner Djabou. Qu'en pensez-vous exactement ?
Oui, c'est pour voir comment il va se débrouiller dans l'équipe. Djabou est un joueur plein de talent avec beaucoup de capacités techniques. C'est sûr qu'il a beaucoup de qualités, mais le jeu qu'il pratique est révolu. On ne joue plus de la sorte aujourd'hui. On peut jouer comme ça en Algérie, mais pas ailleurs. Eh bien, c'est ce que je vais expliquer à ce garçon. Lui dire qu'on ne fait pas ceci et cela.
Il est trop individualiste ? Avec beaucoup de déchets ?
Eh bien, on va dire qu'il va lui falloir courir beaucoup plus dans certaines phases de jeu. Quand il a le ballon, il lui faut aussi gagner en volume de jeu et quand il n'a pas le ballon, il faut qu'il apprenne comment faire pour aller le récupérer. Aujourd'hui, pour lui, cela n'existe pas. Il attend toujours que les autres récupèrent le ballon pour lui. Et bien cela, il faudra le lui expliquer. Cela dit, Djabou a beaucoup de talent. Cela veut dire qu'il y a énormément de travail qui nous attend, que ce soit en individuel ou en collectif, si on veut faire progresser certains joueurs. Je n'aime pas qu'on dise que j'ai écarté un joueur, car ce n'est pas comme ça que je raisonne. Je n'ai écarté personne en réalité. Même Boudebouz, je ne l'ai pas écarté. Je l'ai appelé, mais il n'a pas voulu venir. Il m'a dit qu'il était blessé. Eh bien ce n'est pas la première fois qu'il le fait. A chaque fois qu'il a été appelé, il a dit qu'il était blessé. Je ne suis pas quelqu'un qui supplie les gens pour venir en sélection. L'Equipe nationale appartient à tous les Algériens. Ce n'est pas une propriété privée. Moi, en tant que sélectionneur, je ne prends que ceux qui le méritent. Que ce soit humainement ou footballistiquement. Pour moi, quand tu joues pour ton pays, c'est d'abord un grand honneur. C'est un moment de prestige. En parallèle de ces honneurs, il faut aussi apprendre qu'on a des responsabilités. On n'a pas le droit de faire n'importe quoi quand on porte le maillot de l'Algérie. Il faut donc lui inculquer cette culture et cette obligation. Quand j'avais parlé aux joueurs, ils m'ont tous dit oui, oui, oui. Alors maintenant, il faudra l'appliquer, c'est aussi simple que cela.
Le fait de ne pas avoir appelé Boudebouz alors qu'il est au top avec Sochaux, c'est la punition qui continue ?
Non, il n'y a pas eu de punition. Moi, quand je l'ai appelé, il m'a dit qu'il était blessé et il n'est pas venu. Trois jours après, il a joué avec Sochaux.
Si ce n'est pas une punition, c'est peut-être une «correction» ?
Non, même pas. Moi, je me dis que peut-être qu'il ne peut pas jouer avec nous, ou alors qu'il va choisir un match de Coupe du monde pour venir ! Eh bien non !
C'est la méthode Halilhodzic ?
Non plus ! C'est juste la méthode d'un entraîneur qui veut faire respecter la sélection nationale que lui a confiée le président de la fédération. Il faut que tout le monder assume ses responsabilités. Il y a un règlement auquel tout le monde doit se soumettre et je tiens à ce qu'il soit respecté. Vous savez, c'est comme une maison dans laquelle il n'y a pas de règles à respecter. Forcément, elle devient invivable. C'est pareil pour une Equipe nationale. Il faut que tout le monde adhère à cela. On a discuté, les joueurs étaient tous d'accord avec cela. Ils ont été très corrects, franchement. C'est eux qui ont provoqué cela. On s'est dit tout ce qui n'allait pas dans l'équipe pour trouver les solutions. D'ailleurs, au deuxième stage j'ai eu un feed-back intéressant de la part des joueurs.
C'est pour bannir les privilèges que vous le faites ?
Oui, c'est ça le problème en fait. Si un joueur sent qu'un coéquipier est privilégié par rapport aux autres, ce n'est pas juste de la part du coach. C'est pour cela que j'essaie de mettre tout le monde au même pied d'égalité. Si un jeune de 20 ans voit un ancien qui a passé dix ans dans l'équipe se comporter mal, ça ne va pas. Moi, j'attends plus de celui qui a dix ans d'ancienneté qu'il soit un leader positif et exemplaire. C'est à lui de porter l'équipe. La dernière fois, Karim (Ziani) était capitaine, il se portait bien et j'ai vu en lui un comportement très positif. Maintenant, s'il n'est pas là, ce n'est pas parce qu'il s'est comporté mal. Non. Demain, s'il est bien, il va jouer sans aucun problème.
Selon vous, Karim Ziani est moins bon que d'habitude ?
Eh bien il revient d'une blessure, une déchirure musculaire, mais ce n'est pas grave, heureusement. Sauf que j'ai envie de ne prendre que les joueurs qui sont à 100 % de leurs moyens. N'oubliez pas qu'il s'agit de l'Equipe nationale ! Parce que le match qu'on a joué contre la Tanzanie, je suis persuadé que si on était juste à 10 % de plus physiquement, on l'aurait gagné. Mais tout le monde a vu qu'on était à «la ramasse» physiquement. Aucun joueur n'était à 50% de son niveau réel. Chacun avait ses raisons propres. Dorénavant, chaque joueur doit être à 90 ou 100% de ses moyens si on veut espérer gagner nos matchs.
Qu'en est-il du match contre la République centrafricaine ?
Eh bien, ce match sera hyper, hyper important ! Pour moi, ce match va nous montrer de quel côté on va basculer. C'est ce match qui va nous dire si on va remonter ou sombrer encore tous dans la médiocrité. Il va falloir tous se mobiliser pour gagner ce match. J'ai donc appelé tous les joueurs qui sont prêts à 100% physiquement. Halliche, qui a beaucoup de qualités, ne joue plus en ce moment avec son club. C'est pour cela que je veux utiliser pour ce match des joueurs qui sont prêts à 100% physiquement. J'ai aussi appelé trois à quatre nouveaux pour voir comment ils vont se débrouiller, comme le gardien de Lens. Je lui avais dit que s'il revenait en forme, je le rappellerai. Vous voyez très bien que j'ai tenu ma parole.
Un mot sur Liassine Cadamuro-Bentaïba que vous avez appelé ?
Oui, je l'ai appelé et j'ai discuté avec lui. Je lui ai dit que s'il gagne sa place et qu'il continue à jouer dans une équipe comme la Real Sociedad, il sera appelé en sélection nationale.
Entretien réalisé à Lille (France), par : Nacym Djender et Farid Aït Saâda


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