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Gaza ne cicatrise pas
Un an après la guerre
Publié dans Le Maghreb le 26 - 12 - 2009


Un an après la guerre, la vie est comme gelée sur place à Gaza. Des quartiers entiers sont toujours en ruines, le processus de paix est bloqué, et, dans un territoire bouclé par le blocus, les habitants traumatisés n'arrivent pas à reconstruire leur existence.L'opération "Plomb durci", lancée par Israël le 27 décembre 2008 pour faire cesser les tirs de roquettes palestiniennes sur son territoire, a fait en trois semaines plus de 1.400 morts et 5.300 blessés dans les rangs palestiniens, dont des centaines de civils, selon des sources palestiniennes et israéliennes. L'armée israélienne parle elle de 1.166 morts, et affirme que la majorité était des combattants. Treize personnes ont également été tuées côté israélien dans la guerre qui a pris fin avec l'instauration d'un cessez-le-feu le 18 janvier. Au-delà des destructions matérielles, les cicatrices laissées par le conflit sont profondes, le recours à une force de frappe sans précédent contre les Palestiniens ayant des répercussions qui dépassent les souffrances infligées au 1,5 million de Gazaouis. Faute d'avoir renversé les dirigeants Hamas du territoire, au pouvoir depuis 2007, l'offensive les a renforcés: le fossé s'est encore creusé entre Gaza tenue par le Mouvement de la résistance islamique et la Cisjordanie aux mains d'un Fatah de plus en plus considéré comme subordonné à Israël. Et sans un pouvoir palestinien unifié, condition préalable à des pourparlers de paix, la perspective d'un accord semble s'éloigner. Les tirs de roquettes sur le sud d'Israël ont en revanche cessé, et les localités de la région renaissent après huit années sous la menace constante des attaques palestiniennes. Mais l'ONU et les organisations de défense des droits de l'homme ont accusé tant Israël que le Hamas de crimes de guerre, y compris d'avoir visé délibérement des civils. Du coup, politiques et généraux israéliens réfléchissent à deux fois avant de se rendre à l'étranger: Tzipi Livni a annulé un voyage à Londres, car, chef de la diplomatie de l'Etat hébreu à l'époque, elle risquait une arrestation. Si l'image d'Israël sur la scène internationale s'est effondrée, les Israéliens ont eux soutenu "Plomb durci" et donné, quelques mois plus tard, leurs suffrages à la droite dure, ramenant le "faucon" Benyamin Nétanyahou au pouvoir. Depuis, l'Europe dénonce la poursuite des constructions dans les colonies, et l'espoir de relance du processus de paix suscité par l'élection de Barack Obama aux Etats-Unis a fait long feu. Sur place, l'interminable blocus de Gaza, imposé après l'enlèvement du soldat franco-israélien Gilad Schalit par des militants proches du Hamas en 2006, empêche la reconstruction, béton et fer ne pouvant entrer dans le territoire. Dans certains quartiers en ruines, la guerre semble avoir pris fin hier. Des milliers de Gazaouis sont toujours sans logement, l'approvisionnement en eau et électricité est sporadique, les réseaux endommagés n'ayant pas été réparés, et les eaux usées s'écoulent dans la Méditerranée. Plus que jamais pour les habitants pourtant habitués au pire, l'heure est au système D. Des jeunes récupèrent des métaux dans les décombres, les revendant à des entreprises artisanales déterminées à reconstruire par tous les moyens. L'entrepreneur Emad Khaldi, lui, a remis au goût du jour les briques en terre et les techniques traditionnelles de l'habitat, avec leurs toits en dôme ne nécessitant aucune structure métallique. Dépassée, l'UNRWA, l'agence humanitaire onusienne chargée de palestiniens, a commandé 120 maisons "à l'ancienne" pour les déplacés. Mais la destruction de milliers de logements, dans cette Bande de Gaza déjà surpeuplée, obère l'avenir. Ainsi, Mohammed Jaradeh, 30 ans, voit ses projets de mariage s'envoler: faute de logement, la famille de sa fiancée a forcé la jeune femme à rompre. "J'avais pourtant réussi à construire une pièce et ses dépendances sur le toit de la maison de mes parents, ça m'a coûté 7.000 dollars", soupire-t-il. Reconstruire une maison est le dernier des soucis de Khaled Abed Rabbo. Le 7 janvier, sa famille avait reçu l'ordre d'évacuer devant l'avancée des chars israéliens et était sortie, brandissant un drapeau blanc. Les soldats ont cependant ouvert le feu, tuant Souad, sept ans, et Amal, deux ans. Samar, quatre ans, est restée paralysée. La fillette, accompagnée de sa mère, est soignée en Belgique depuis un an. Israël a ouvert une enquête. Resté à Gaza avec son fils de sept ans, Khaled Abed Rabbo ne peut cependant se rendre en Belgique: son nom ne figure pas sur la liste des personnes autorisées au compte-gouttes à sortir par l'Egypte, quand cette dernière entrouvre sa frontière. Les seuls à prospérer dans Gaza démolie semblent être les représentants du Hamas et les trafiquants gérant les tunnels de contrebande sous la frontière égyptienne. Le Hamas considère être sorti victorieux de "Plomb durci". "Israël a perdu la guerre", décrète Khalil al-Hayeh, un de ses dirigeants. "Israël disait vouloir détruire le Hamas, mais aujourd'hui (...) nous sommes plus puissants".

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