Le groupe allemand Henkel, fabricant des shampooings Schwarzkopf et de l'adoucissant Minidou, a fait état hier de résultats en deçà des attentes au deuxième trimestre, malgré l'effet positif du dollar fort et une croissance des ventes dans toutes ses divisions. Entre avril et juin, Henkel a dégagé un bénéfice net part du groupe en hausse de 18% sur un an à 521 mio EUR. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset escomptaient légèrement plus (546 mio EUR). Son patron Kasper Rorsted s'est dit satisfait au vu d'un "contexte toujours difficile". "Le bon développement de la croissance organique, les acquisitions de l'an dernier et surtout la force du dollar américain ont fait pencher la balance", a-t-il estimé dans un communiqué. Les recettes ont grimpé de 13,5% à 4,69 mrd EUR grâce au coup de pouce apporté par le dollar fort. Hors effets de change, la progression est d'environ 6%. Dans le détail, la division de lessive et produits d'entretien a signé une progression organique de 4%, davantage que celles de cosmétiques et d'adhésifs. Elle a notamment enregistré une croissance à deux chiffres en Europe de l'Est et en Amérique latine. Côté rentabilité, le bénéfice d'exploitation Ebit a crû de 21% à 715 mio EUR, contre 772 mio EUR attendus par le consensus Factset. Le groupe de Düsseldorf ouest a réitéré ses prévisions pour l'exercice en cours: il vise une croissance du chiffre d'affaires, hors acquisitions et hors effets de change, entre 3% et 5%, et une marge d'exploitation Ebit d'environ 16%, contre 15,8% l'an dernier. A la Bourse de Francfort, peu après l'ouverture, le titre Henkel recevait un camouflet. Il perdait 5,10% à 103,35 euros dans un marché en repli de 1,66%. Ses performances au deuxième trimestre sont "en-dessous des attentes", soulignait Herbert Sturm, analyste de DZ Bank.