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Malgré le Brexit : La Banque d'Angleterre maintient son taux inchangé
Publié dans Le Maghreb le 16 - 07 - 2016

La Banque d'Angleterre (BoE) a maintenu jeudi son taux d'intérêt à 0,50% malgré la décision des Britanniques de quitter l'UE, mais la plupart des membres de son comité de politique monétaire s'attend à un assouplissement en août, selon les minutes de leur réunion de juillet.
"Les données officielles sur l'activité économique pour la période depuis le référendum ne sont pas encore disponibles. Cependant, il y a des signes préliminaires du fait que le résultat a affecté le moral des ménages et des entreprises, avec de fortes baisses de certaines mesures de confiance des consommateurs et des entreprises", a souligné la banque centrale britannique.
Cette décision constitue une demi-surprise pour un certain nombre d'analystes qui avaient jugé probable une baisse de taux. De nombreux investisseurs sur les marchés avaient anticipé un assouplissement monétaire et la livre montait franchement face au dollar et à l'euro après cette décision. Le taux directeur de la BoE est maintenu à 0,50% depuis mars 2009 quand il avait été abaissé à ce niveau historiquement bas alors que le Royaume-Uni était en récession. Dans le contexte du Brexit, et alors que le Comité de stabilité financière a déclaré la semaine dernière que des risques pour la stabilité financière avait commencé à se cristalliser, le CPM a "étudié un éventail de mesures de soutien monétaire possibles et leur combinaison" et les membres du Comité ont eu "un premier échange d'idées sur les différents paquets de mesures" disponibles. La BoE est en effet prête à "prendre toute action nécessaire pour soutenir la croissance et faire revenir l'inflation à son niveau cible (de 2%)", et "à cette fin, la plupart des membres du Comité s'attend à ce que la politique monétaire soit assouplie en août", ont révélé les minutes de la réunion du CPM achevée le 13 juillet.
"Les marchés ont bien fonctionné"
Mais la BoE a souligné que malgré la forte réaction sur les marchés financiers après l'annonce le 24 juin de la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne (UE), "les marchés ont bien fonctionné, et l'amélioration de la résistance du système financier du Royaume-Uni, et la flexibilité du cadre de régulation, ont permis de limiter plutôt que d'amplifier l'impact du résultat du référendum". Le CPM avait déjà prévenu en mai et en juin qu'"un vote pour une sortie de l'Union européenne pourrait avoir un impact considérable sur les perspectives de la production et de l'inflation". "Le Comité estime qu'un éventail d'influences sur la demande, l'offre et le taux de change pourrait entraîner une trajectoire considérablement plus basse pour la croissance et plus haute pour l'inflation" par rapport aux estimations publiées dans son rapport trimestriel, a précisé la BoE. Ainsi, le Comité va prendre en compte dans les semaines à venir de quelle façon les perspectives pour l'économie britannique ont changé suite au résultat du référendum et il publiera ses nouvelles prévisions dans son rapport trimestriel attendu le 4 août prochain. Un des membres du Comité, Gertjan Vlieghe, a tout de même appelé jeudi à baisser le taux directeur de l'institution à 0,25%. Pour lui, "les perspectives économiques ternes avant même le référendum avaient été proches de justifier un nouveau stimulus" monétaire, ont relevé les minutes de la réunion. Et avec des premiers éléments montrant une nouvelle atténuation de la demande après le référendum, "les perspectives à moyen terme pour l'inflation, même en prenant en compte un coup de pouce d'un niveau affaibli de la livre sterling, justifiaient un assouplissement immédiat de la politique monétaire à être complété par un paquet de mesures additionnelles en août", a estimé M. Vlieghe. Les neuf membres du CPM ont par ailleurs maintenu à l'unanimité le montant total du programme de rachats d'actifs, dit d'"assouplissement quantitatif" de la BoE à 375 milliards de livres. Ce programme lancé en mars 2009 est en suspend depuis novembre 2012.
Pas de budget Brexit d'urgence
Le nouveau ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a annoncé jeudi qu'il n'y aurait pas de budget d'urgence dans l'immédiat face à la perspective du Brexit, au lendemain de sa nomination par la Première ministre Theresa May. Interrogé par une journaliste de Sky News à la sortie de son domicile sur la possibilité d'un budget d'urgence, M. Hammond a répondu: La Première ministre a souligné qu'il y aurait une déclaration d'automne comme d'habitude, cet automne, et que nous étudierions attentivement la situation cet été, a déclaré le nouveau chancelier de l'Echiquier. Son prédécesseur George Osborne, un fervent partisan du maintien dans l'Union européenne (UE), avait menacé à la mi-juin d'un éventuel budget d'urgence, marqué par une possible cure d'austérité supplémentaire, si les Britanniques décidaient de quitter l'UE lors du référendum du 23 juin. La victoire du camp du Brexit passée, M. Osborne avait finalement indiqué que cette décision reviendrait au gouvernement qui remplacerait celui de David Cameron. Maintenant que Theresa May est aux commandes comme Première ministre, M. Hammond, qui a troqué le portefeuille des Affaires étrangères contre celui des Finances, a donc renvoyé les nouvelles annonces budgétaires à la déclaration d'automne, une déclaration de budget rectificatif habituellement présentée fin novembre ou début décembre. Il n'a fourni aucune indication sur d'éventuelles modifications au budget initial présenté à la mi-mars par M. Osborne. Ce dernier avait prévenu dans les jours suivant la victoire du Brexit que le prochain gouvernement serait contraint d'accroître la politique d'austérité. Il avait aussi jugé que l'objectif de retourner à un excédent budgétaire d'ici à 2020 devrait sans doute être abandonné. M. Hammond a ajouté simplement jeudi qu'il allait voir le gouverneur de la Banque d'Angleterre ce matin pour évaluer la situation. La banque centrale va rendre à la mi-journée une décision de politique monétaire très attendue, sa première depuis la victoire du Brexit au référendum. Les analystes s'attendent à ce que le gouverneur Mark Carney et les autres membres du comité de politique monétaire de l'institution décident d'assouplir la politique monétaire pour doper l'économie face aux risques liés au Brexit. Le nouveau ministre des Finances a aussi insisté sur le fait que l'une de ses principales tâches serait de rassurer une communauté d'affaires inquiète du nouveau contexte autour du Brexit. S'il y a une chose dommageable pour notre économie aujourd'hui, c'est l'incertitude pour les entreprises qui veulent aller de l'avant, investir dans de nouveaux équipements et machines, bâtir de nouvelles usines, créer des emplois. Elles veulent savoir en quels termes elles pourront vendre dans le marché unique de l'Union européenne une fois le Royaume-Uni sorti de cette union, a expliqué M. Hammond sur BBC Radio 4. Les économistes s'attendent à un ralentissement de la croissance britannique dans les mois qui viennent en raison de ces incertitudes, certains anticipant même une brève récession. Interrogé sur l'attitude qu'il adopterait vis-à-vis de Bruxelles dans les complexes négociations de sortie du Royaume-Uni qui s'annoncent, M. Hammond s'est montré très prudent mais a insisté sur l'importance de maintenir un accès au marché unique de l'Union européenne pour la puissante industrie financière britannique. Londres constitue l'un des principales places financières mondiales, avec New York, mais plusieurs de ses responsables se sont inquiétés des conséquences potentiellement néfastes du Brexit et de grandes banques ont laissé plané la menace de délocaliser des emplois hors de la capitale britannique.
Entretient avec le secrétaire américain au Trésor
Le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, est retourné à Londres jeudi pour s'entretenir avec le nouveau ministre britannique des Finances, Philip Hammond, nommé dans la foulée de la victoire du Brexit au référendum du 23 juin. M. Lew a été reçu par M. Hammond en début d'après-midi au 11, Downing Street, la résidence du chancelier de l'Echiquier - nom officiel du ministre des Finances au Royaume-Uni. L'échange a duré une petite demi-heure avant que M. Lew ne reparte sans faire de déclarations.
Le secrétaire américain bouclait ainsi une mini-tournée européenne qui l'a aussi conduit à Paris, Bruxelles et Berlin. En Allemagne, M. Lew a notamment rencontré son homologue allemand Wolfgang Schäuble : les deux hommes ont insisté sur la nécessité de limiter les effets néfastes du choix du Brexit sur l'économie européenne et du reste du monde, au cours d'un point presse. M. Lew était déjà passé par Londres mercredi mais depuis, le Royaume-Uni a un nouveau gouvernement, dirigé par la conservatrice Theresa May, qui a succédé à David Cameron après le choix des électeurs britanniques de tourner le dos à l'Union européenne. Dans le nouveau gouvernement, l'ex-ministre des Affaires étrangères Philip Hammond a succédé à George Osborne aux Finances.
Trop tôt pour dire que "le danger est passé"
Il est encore trop tôt pour affirmer que les conséquences du Brexit sur les marchés financiers et l'économie mondiale sont limitées, a estimé jeudi le président de la Réserve fédérale d'Atlanta Dennis Lockhart. "Il est trop tôt pour affirmer que le danger est passé pour ce qui est de la stabilité des marchés financiers. La Fed et les autres responsables politiques vont devoir rester à l'affût de tout signe d'instabilité assez grave pour faire peser des menaces sur l'ensemble de l'économie", a estimé M. Lockhart dans un discours. Il ne fait pas partie cette année des membres siégeant au Comité monétaire de la Fed (FOMC), dont la prochaine réunion est prévue les 26 et 27 juillet. Il s'est déclaré "surpris" par la décision des Britanniques de sortir de l'Union européenne, mais a souligné que la réaction des marchés financiers avait été jusqu'à présent "assez ordonnée" et qu'il ne s'agissait pas d'un "Lehman Moment", en référence à la faillite de la banque d'affaires américaine qui avait précipité la crise financière en 2008. M. Lockhart a toutefois prévenu que les effets du Brexit "pourraient jouer sur plusieurs années", alors que les négociations qui doivent aboutir à la sortie effective de la Grande-Bretagne de l'UE n'ont pas encore commencé.
Selon lui, le résultat du référendum organisé fin juin accroît l'incertitude pour les marchés et les entreprises, "ce qui n'aide pas". Pour l'économie américaine, "les effets négatifs pourraient se matérialiser par le biais des échanges commerciaux s'il y a un réalignement durable du taux de change livre/dollar. Nous pourrions aussi voir des effets similaires dans nos échanges avec l'Europe et la zone euro", a-t-il estimé.


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