La question qui taraude les experts mais aussi les responsables des économies impactées par l'agression américano-sioniste contre l'Iran, concerne le prix le baril de pétrole : jusqu'à quel niveau s'élèvera-t-il si la guerre se poursuit encore ? Hier, les experts notaient que les cours du pétrole s'affichaient à nouveau en hausse, dans un contexte de craintes concernant les approvisionnements. Les contrats à terme sur le brut Brent ont augmenté de 1,11 dollar le baril, soit 1,4 %, pour atteindre 82,53 dollars le baril, après avoir enregistré mardi leur plus haut niveau de clôture depuis janvier 2025. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate a progressé de 79 cents, soit 1,1 %, pour s'établir à 75,37 dollars le baril, affichant ainsi son niveau de règlement le plus élevé depuis janvier 2025. L'Iran a affirmé avoir le «contrôle total» du détroit d'Ormuz, point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole à l'entrée du Golfe. Les analystes ont mis en garde contre les répercussions de l'agression américano-sioniste en cours dans la région du Golfe sur les marchés de l'énergie, notamment en raison des perturbations du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, voie de passage par laquelle transite environ 20 % de l'approvisionnement mondial en pétrole, ainsi que les perturbations de la production dans plusieurs pays du Golfe. Ils prévoient que le prix du baril de pétrole pourrait dépasser les 100 $ si les perturbations dans le détroit d'Ormuz se poursuivent pendant deux semaines. Ils ont mis en garde contre les répercussions négatives qu'une hausse du prix du baril de pétrole au-delà de 100 dollars pourrait avoir sur l'économie mondiale. Il a souligné que, même si les grandes nations industrialisées possèdent des réserves stratégiques de pétrole brut, une baisse de l'offre aurait un impact significatif sur leurs économies. Concernant les pays les plus touchés par la poursuite du conflit, les experts ont expliqué que les pays importateurs de pétrole subiraient les pertes les plus importantes, en particulier ceux qui dépendent fortement des importations d'énergie en provenance de la région du Golfe, ce qui pourrait entraîner une hausse de l'inflation. Les analystes ont averti que les livraisons de pétrole brut en provenance d'Irak et du Koweït pourraient s'interrompre dans les prochains jours si le détroit reste fermé, du fait de l'agression américano-sioniste contre l'Iran. Les répercussions ne se limitent pas au seul secteur pétrolier. Une fermeture du détroit pendant une semaine retirerait du marché d'importantes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL). En Europe, les prix du gaz ont bondi de près de 50 % pour atteindre leur plus haut niveau en trois ans.