Les entreprises du secteur principal de la construction en Suisse ont vu leur chiffre d'affaires global progresser de 5,4% sur un an, à 9 mrd CHF, au premier semestre 2016. Celles actives dans le logement ont quant à elles connu une croissance de 7%, révèle l'enquête trimestrielle de la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) publiée hier. La hausse constatée dans le secteur de la construction concerne aussi bien le bâtiment (+6,7%) que le génie civil (+4,2%). "Le gros oeuvre a été en mesure de surmonter le recul de l'année dernière, mais il ne sera plus possible d'atteindre le niveau de 2014", prévient la SSE. La faîtière de la branche du bâtiment évoque une embellie générale du secteur, qui devrait se poursuivre au 3e trimestre, avec des carnets de commandes et des prévisions de chiffres d'affaires "nettement supérieurs à leur niveau de 2015". Selon la SSE, les faibles rendements des obligations se traduisent par l'attractivité des logements locatifs comme forme de placement, "ce qui se reflète dans les investissements élevés opérés dans ce secteur". A plus long terme cependant, la hausse du taux de vacance pourrait mettre un coup de frein à la construction de logements, en particulier à l'extérieur des grandes agglomérations. Dans l'ensemble, la SSE table pour l'année en cours sur un accroissement du volume de construction par rapport à 2015. Celui-ci ne devrait toutefois pas parvenir au niveau record enregistré en 2014.
L'USS réclame des hausses de salaires jusqu'à 1,5% L'Union syndicale suisse réclame des hausses de salaires allant jusqu'à 1,5% selon les branches et les entreprises. De telles augmentations sont nécessaires et réalisables, estime l'USS. La conjoncture est à la hausse, également dans l'industrie d'exportation et dans celle des machines, justifie mercredi l'USS. Les finances publiques se présentent aussi mieux que les gouvernements ne l'ont prévu. L'inflation refait par ailleurs son apparition, ajoute l'Union syndicale suisse. Une hausse de 0,5% est attendue vers la fin de l'année. En outre, l'augmentation du coût de la vie due à la seule hausse des primes d'assurance-maladie rend une amélioration des salaires nécessaire, fait valoir le président de l'USS Paul Rechsteiner. Les syndicats mettent la priorité sur des hausses de salaires générales. Il y a un besoin de rattrapage particulièrement pour les salaires bas et moyens ainsi que pour les salariés ayant beaucoup d'ancienneté dans l'entreprise, relève l'économiste en chef de l'USS Daniel Lampart. A titre de comparaison, Travail.Suisse a revendiqué début août des hausses de salaires de 1%. L'Union patronale suisse avait réagi en demandant de la prudence quant aux négociations salariales. Malgré des signes positifs de reprise économique, des risques politiques et conjoncturels demeurent, avait averti l'organisation.
Les réserves de devises de la BNS augmentent de 11,1 mrd CHF en août Les réserves de devises de la Banque nationale suisse (BNS) ont crû de 11,1 mrd CHF en août. À la fin mois, elles atteignaient un total de 626,62 mrd CHF, contre 615,55 mrd CHF à fin juillet. Les réserves totales (sauf or) se montaient à 632,45 mrd CHF à fin août, contre 621,34 mrd CHF à fin juillet, indique la BNS mercredi. Ces données sont publiées conformément à la norme spéciale de diffusion des données du Fonds monétaire international (FMI). Les réserves de devises ont augmenté ces derniers mois. Avant un plus de 6,4 mrd CHF en juillet, elles avaient crû de 6,7 mrd en juin, de 14 mrd en mai, de 11 mrd en avril et de 4,9 mrd en mars. En février, elles s'étaient cependant contractées de 4 mrd CHF. Les chiffres ne permettent pas de dire si la BNS a été particulièrement active sur le marché des devises en mai. Les variations dépendent en effet très souvent principalement de l'évolution du cours des principales devises par rapport au franc. Ainsi, l'euro s'est apprécié fin août, pour atteindre près de 1,10 CHF, contre 1,08 CHF fin juillet. Le dollar américain a gagné dans le même temps un centime à 0,98 CHF.