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Allemagne : Le nouveau gouvernement finalisé
Publié dans Le Maghreb le 11 - 03 - 2018

Les sociaux-démocrates allemands ont officialisé vendredi les noms de leurs ministres dans le nouveau gouvernement d'Angela Merkel, avec notamment Olaf Scholz aux Finances, quelques jours avant l'élection prévue de la chancelière pour un mandat difficile.
La chancelière allemande a dû faire, sur la répartition des portefeuilles, d'importantes concessions aux sociaux-démocrates du SPD pour les convaincre de s'allier une nouvelle fois à elle après six mois d'impasse politique consécutive aux législatives de septembre. Le SPD a pu obtenir au total six ministères, et pas des moindres, avec trois hommes et trois femmes pour les occuper et un rajeunissement général. La nomination d'Olaf Scholz aux Finances en remplacement du conservateur Wolfgang Schäuble, qui était acquise depuis plusieurs semaines, a été officialisée vendredi par la direction du parti social-démocrate. Social-démocrate très modéré, Olaf Scholz, 59 ans, devrait rester fidèle à la politique budgétaire rigoureuse impulsée par son prédécesseur pendant 10 ans. Celle de Heiko Maas, jusqu'ici ministre de la Justice, aux Affaires étrangères, avait été ébruitée jeudi. A 51 ans, il profite de l'élimination réciproque suite à une guerre d'ego de deux poids-lourds du parti qui ambitionnaient d'occuper ce portefeuille: Sigmar Gabriel, le chef de la diplomatie sortant, et Martin Schulz, président sortant du SPD. "C'est une bonne équipe avec des personnes dotées d'un haut niveau d'expertise", a assuré Olaf Scholz, actuel président par intérim du SPD, à propos des nouveaux ministres. Saluant notamment ses qualités de triathlète, la future présidente désignée du SPD Andrea Nahles a estimé notamment que M. Maas était l'homme de la situation dans une période où "l'Allemagne en particulier est souvent sollicitée comme médiateur dans ce monde désordonné". Svenja Schulze, 49 ans, dirigera le ministère de l'Environnement. L'actuelle ministre de la Famille Katarina Barley, 49 ans, passe à la Justice, tandis que Hubertus Heil, 45 ans, récupère lui le Travail et des Affaires Sociales. Franziska Giffey, 39 ans, maire d'un arrondissement de Berlin, hérite quant à elle du portefeuille de la Famille. Les autres ministres, déjà connus, proviennent du parti démocrate-chrétien (CDU) de la chancelière et de son allié bavarois (CSU). Mais la CDU n'a hérité, à part celui de la Défense qui reste dans le giron de Ursula von der Leyen, que de ministères jugés secondaires, ce qui a valu à Mme Merkel de vives critiques en interne. Elle a dû ainsi céder aussi le ministère de l'Intérieur à son allié bavarois, qui prône un virage à droite sur les questions d'immigration et identitaires. C'est le président de la CSU Horst Seehofer qui dirigera ce ministère, élargi aux questions de "la Patrie", dans un geste en direction de l'électorat tenté par le vote extrême droite.
Côté CDU, Angela Merkel a dû accepter de promouvoir à la Santé son principal opposant en interne, Jens Spahn, pour calmer une fronde de l'aile dure du parti. Une de ses proches, Julia Klöckner, hérite de l'Agriculture. Angela Merkel doit quant à elle être élue chancelière mercredi par la chambre des députés, grâce à la majorité qu'y forment son mouvement et les sociaux-démocrates. Son quatrième mandat s'annonce déjà comme le plus difficile car elle est sortie très affaiblie de la crise des migrants et des remous politiques des derniers mois. Le débat sur sa succession est déjà ouvert à la CDU et le contrat de coalition prévoit une clause de réexamen à mi-parcours dans deux ans. "Il est possible que la coalition ne tienne pas quatre ans, contrairement à la fois précédente je ne suis pas sûr cette fois qu'elle y parvienne", confie un proche de la chancelière sous couvert de l'anonymat.

Olaf Scholz, l'alternance en douceur aux Finances
Le jour où les conservateurs allemands d'Angela Merkel ont dû accepter que le ministère des Finances passe "à gauche", ils se sont étouffés. Mais ils ont été immédiatement soulagés en apprenant qu'il reviendrait au très modéré Olaf Scholz. Si l'arrivée, officialisée vendredi, du social-démocrate à ce ministère prestigieux marque une césure en Allemagne et en Europe après le règne de huit ans du très orthodoxe démocrate-chrétien Wolfgang Schäuble, elle ne devrait pas bouleverser le cap rigoureux de la politique budgétaire allemande.
Sur la forme au moins, le Maire de Hambourg veut rompre avec l'héritage de son prédécesseur, qui s'est fait nombre d'ennemis en Europe par sa propension à faire la leçon aux pays trop dépensiers à ses yeux comme la Grèce.
Il a déjà promis que l'Allemagne allait cesser de "dicter aux autres pays comment se développer".
Pour le reste, Olaf Scholz, un social-démocrate tendance centriste, ne va pas détricoter l'héritage des dix dernières années fait de gestion rigoureuse des deniers publics. Le contrat de coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates prévoit l'équilibre du budget fédéral.

'Scholzomat'
Désormais "ne comptez pas sur l'Allemagne pour désigner des personnes dépensières ou exubérantes, mais il aura à cœur de finaliser le programme de soutien à la Grèce", a résumé le commissaire européen à l'Economie et aux Finances, Pierre Moscovici, à propos du nouveau grand argentier allemand. Olaf Scholz apporte un gage de stabilité à Angela Merkel. Si l'élu a fait exploser le budget de sa ville qu'il dirige depuis 2011 pour la doter d'une somptueuse salle de concert, en tant que ministre des Finances il devrait s'en tenir à son credo: "On ne donne que ce que l'on a".
La présidente désignée du parti social-démocrate Andrea Nahles a loué vendredi la gestion du port hanséatique par un homme qui "garde un oeil vigilant sur les finances, avec donc de la discipline budgétaire d'un côté, mais qui de l'autre regarde les investissements d'avenir dans les infrastructures, l'éducation et la recherche". Au plan local, le maire, marié à une membre du SPD, peut en effet être plus dispendieux que ne le laisse supposer sa réputation. Il a ainsi fait de la petite enfance et du logement social les priorités de son mandat à Hambourg. "Scholz aime apaiser les conflits avec l'argent du contribuable", raille le quotidien des affaires Handelsblatt.

Cheveux longs
Né à Osnabrück, Olaf Scholz rejoint le SPD dès 17 ans. Il a alors les cheveux longs et flirte un temps avec les idées les plus à gauches du parti, avant de se positionner fermement au centre.
Le crâne désormais lisse, Olaf Scholz devient avocat spécialiste du droit du travail et est élu député en 1998.
C'est lors de son mandat de secrétaire général du SPD (2002-2004), alors qu'il doit tous les jours expliquer devant les caméras le détail des impopulaires reformes libérales du chancelier Gerhard Schröder, qu'il gagne son surnom de "Scholzomat" dans les médias allemands.
Une raillerie qui vise sa propension à s'exprimer en public comme un "automate", sans relief. Tendance qu'il a encore confirmée le 4 mars lorsqu'il a annoncé sur un ton d'enterrement le résultat pourtant positif des militants SPD en faveur d'une nouvelle coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel.
Pour son retour à Berlin, Olaf Scholz hérite à la fois du prestigieux ministère des Finances mais aussi du rôle de vice-chancelier dans le cabinet Merkel IV.
Il peut compter sur une franche proximité avec la chancelière. Elle lui avait apporté son soutien à l'été 2017, alors qu'il faisait face à des appels à la démission suite aux violentes manifestations ayant émaillé le sommet du G20 à Hambourg.
Souvent décrit comme sûr de lui et ambitieux, il pourrait viser après le ministère des Finances plus haut, avec un jour la candidature à la chancellerie pour le SPD. Mais il aura fort à faire avec sa concurrente, Andrea Nahles, qui le surveille de près.


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