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Zone euro : La BCE voit s'essouffler la conjoncture
Publié dans Le Maghreb le 25 - 04 - 2018

Déjà peu pressée de resserrer sa politique monétaire, la Banque centrale européenne devrait discuter jeudi des récents signes de ralentissement économique en zone euro, couplés à une remontée toujours poussive de l'inflation.
Sauf immense surprise, les taux directeurs seront maintenus au plus bas et le vaste programme de rachats de dette publique et privée, le "QE", sera confirmé jusqu'en septembre à un rythme diminué de moitié depuis janvier, soit 30 milliards d'euros par mois. L'institution présidée par Mario Draghi avait pris acte en mars dernier de la bonne santé économique pour réserver une petite surprise aux acteurs du marché, en déclarant qu'elle n'envisageait plus de relever le volume de son QE. Or "la plupart des données économiques publiées en avril ont été faibles", fait remarquer la banque HSBC, pour qui "ce n'est pas le moment pour M. Draghi d'augmenter les attentes du marché en vue d'un resserrement plus tôt que prévu de la politique monétaire". Dernière donnée en date, la croissance de l'activité privée en zone euro est restée inchangée en avril après le ralentissement enregistré en mars, selon la première estimation de l'indice PMI composite du cabinet Markit publiée lundi.

Hausses de salaires
De quoi alimenter le débat naissant à la BCE sur un possible coup de mou de l'économie en zone euro, susceptible de bouleverser les scénarios - pourtant guettés depuis des mois - de resserrement monétaire. Le seul objectif explicitement fixé à l'institut de Francfort, l'inflation en zone euro, continue d'évoluer à un niveau trop bas par rapport à la dynamique économique: à 1,3% en mars, il s'agit certes d'une accélération sur un mois mais qui relève d'effets saisonniers, tandis que l'inflation calculée sans les matières premières et l'énergie demeure scotchée à 1%.
Elément clé pour permettre la remontée des prix, l'évolution des salaires restera surveillée de près, mais les nettes hausses négociées ces derniers mois en Allemagne, dans la métallurgie et récemment dans la fonction publique, mettront du temps à se diffuser. Il sera donc trop tôt jeudi pour crier victoire sur l'inflation, même si la BCE devrait se dire "confiante" dans les chances de voir l'indice continuer à "se diriger vers son objectif", soit près de 2% sur le moyen terme, explique Frederik Ducrozet, économiste chez Pictet wealth management. Comme en mars, l'avantage devrait rester jeudi aux "colombes" de l'institut, qui entendent garder un fort degré d'assouplissement monétaire, face aux "faucons" partisans d'un cours plus restrictif.

Attendre juin
D'autant que d'autres risques planent sur la conjoncture, au point de laisser redouter "un enchaînement négatif de menaces protectionnistes, d'évolutions défavorables des taux de change et de corrections brutales des marchés financiers", a martelé mercredi dernier François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil de la BCE. Une telle spirale entraînerait un durcissement des conditions financières ainsi qu'une détérioration des perspectives de croissance dans la zone euro, retardant la sortie des mesures exceptionnelles en cours par la BCE, a estimé le banquier central. Dans ce contexte incertain, "la réunion de jeudi sera une répétition générale que la BCE préfèrerait probablement effectuer à huis clos", résume Carsten Brzeski, de la banque ING Diba. Si la situation le permet, les annonces concrètes devraient plutôt intervenir lors de la prochaine réunion de mi-juin, voire celle du 26 juillet: la BCE doit non seulement programmer la sortie graduelle du QE, mais aussi préciser à quel moment elle relèvera ses taux ensuite. Elle s'est jusqu'ici bornée à dire que ce serait "bien après" l'arrêt des rachats de dette, une échéance interprétée par les économistes comme renvoyant à mi-2019 au plus tôt.

Renoncer à des règles sur le stock de prêts non remboursés
La Banque centrale européenne (BCE) envisage de renoncer à imposer des règles qui auraient obligé les banques à constituer des réserves supplémentaires pour couvrir leur stock de prêts non remboursés, au vu des réactions pour le moins négatives que son initiative suscite. Les banques de la zone euro, en particulier celles de Grèce, d'Italie et du Portugal, ploient sur un encours de créances douteuses (NPL) de 759 milliards d'euros que la BCE veut voir se dégonfler et ces nouvelles règles étaient censées grandement l'y aider. Mais à présent, la banque centrale se demande s'il faut encore prendre des initiatives sur le stock de NPL existants "suivant les progrès accomplis par chaque banque prise individuellement", a dit une porte-parole de la BCE, ajoutant que rien n'avait encore été décidé. Si ces nouvelles règles tombaient aux oubliettes, la BCE n'en continuerait pas moins à faire pression sur les banques qui ont des difficultés en la matière en usant de ses prérogatives habituelles, ont déclaré des sources de banque centrale. Le Mécanisme de surveillance unique (MSU) de la BCE se penchera sur la question le mois prochain et une décision devrait intervenir en juin, selon l'une des sources. Nettoyer les bilans bancaires des créances pourries héritées de la crise financière est un préalable indispensable pour que des pays tels que l'Allemagne acceptent la création d'un mécanisme de garanties des dépôts à l'échelle de la zone euro. La BCE doit également batailler ferme avec plusieurs membres du Parlement européen, en particulier italiens, et autres groupes de pression au sujet d'une autre série de ses propositions touchant aux créances douteuses à venir. Suivant ces dernières, les banques disposeraient de sept années pour se couvrir face à de nouvelles créances douteuses qui disposeraient d'une garantie (collatéral) et de deux années pour celles qui en sont dépourvues. La BCE envisageait à l'origine d'appliquer les mêmes conditions aux stocks de NPL existants mais il est de plus en plus probable qu'elle ne le fera pas, disent les sources de banque centrale. Les parlementaires font valoir que l'institut d'émission empiète sur leurs plates-bandes lorsqu'elle veut faire adopter des textes valables pour l'ensemble du secteur bancaire, au lieu de s'attaquer aux problèmes au cas par cas. Finalement, les dispositions sur le "flux" des créances devenant douteuses ont été dévoilées le mois dernier sous une forme quelque peu édulcorée. Une étude d'impact par les services de la BCE, simulant une application des règles de flux au stock des NPL des banques de la zone euro, a mis en lumière des risques pour le système financier. Le MSU, qui est officiellement distinct des autres départements de la BCE, est parvenu à un résultat plus rassurant en prenant pour hypothèse que les banques continueraient de réduire leurs stocks de NPL comme elles le font depuis deux ans, conséquence de la pression exercée par la BCE mais aussi d'une croissance économique dynamique de la zone euro, qui aide à emprunter mais attire également les acheteurs pour ce type de créances.

Première diminution du stock de dette souveraine
L'encours de dette souveraine de la Banque centrale européenne (BCE) a diminué pour la première fois la semaine dernière, celle-ci n'ayant pu refinancer les obligations arrivées à maturité, suivant des données publiées lundi. C'est la première fois que la BCE ne peut suivre le rythme des remboursements de ses avoirs en dette souveraine, attestant des difficultés qu'elle éprouve à trouver suffisamment de papier de bonne qualité pour faire tourner à plein régime son programme d'assouplissement quantitatif (QE) de 2.550 milliards d'euros. Ce programme, lancé en 2015, avait entre autres pour objectifs d'éradiquer la menace déflationniste et de porter l'inflation vers l'objectif de la banque centrale, soit un taux d'un petit peu moins de 2%. L'inflation de la zone euro tend à se stabiliser à un peu plus de 1%. La BCE achète 30 milliards d'euros d'obligations par mois et, dans la mesure où elle est déjà arrivée à 22 milliards pour le mois d'avril, elle peut raisonnablement espérer atteindre une nouvelle fois son quota mensuel.
Mais la question de la rareté du papier de bonne qualité risque de peser lourd dans la balance lorsqu'il s'agira de décider de dénouer le programme QE, dont la fin est généralement attendue pour la fin de l'année.


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