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Pétrole : L'Arabie saoudite n'a "aucune intention" de mettre en place un embargo
Publié dans Le Maghreb le 24 - 10 - 2018

L'Arabie saoudite n'a "aucune intention" de mettre en place un embargo sur le pétrole comme en 1973, a déclaré lundi le ministre de l'Énergie saoudien alors que les relations avec l'Occident se sont refroidies après le meurtre d'un journaliste saoudien. "Cet incident passera", a déclaré Khaled al-Faleh dans une interview accordée à l'agence de presse officielle russe Tass: "L'Arabie saoudite est un pays tout à fait responsable. Pendant des décennies, nous avons utilisé notre politique pétrolière comme un outil économique responsable et l'avons isolée de la politique." "Si les prix du pétrole montaient trop, cela ralentirait l'économie mondiale et déclencherait une récession mondiale. Et l'Arabie saoudite a été cohérente dans sa politique. Nous travaillons à stabiliser les marchés mondiaux et à faciliter la croissance économique mondiale", a ajouté le ministre. Les explications de Ryad sur la mort du journaliste Jamal Khashoggi, critique du prince héritier Mohammed ben Salmane et exilé aux États-Unis, sont loin d'avoir convaincu les grandes capitales occidentales. L'Arabie saoudite a évoqué une "erreur monumentale" pour expliquer la mort de Jamal Khashoggi, tué dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul. Ryad avait promis de riposter à d'éventuelles sanctions après une déclaration de Donald Trump évoquant un "châtiment sévère" contre l'Arabie saoudite. Depuis, le président américain a changé de ton et ménage son allié saoudien. La chancelière allemande Angela Merkel a quant à elle prévenu dimanche que l'Allemagne n'autoriserait pas en l'état d'exportations d'armes vers l'Arabie saoudite. En octobre 1973, six pays du Golfe membres de l'Opep avaient augmenté de 70% les prix du pétrole et décrété un embargo contre les pays occidentaux jugés pro-israéliens, ce qui avait provoqué une envolée des prix et une crise pétrolière mondiale. Le ministre saoudien a par ailleurs déclaré "ne pas pouvoir garantir" que les prix du pétrole ne passent pas la barre des 100 dollars par baril.
"Nous avons des sanctions contre l'Iran et personne se sait ce qu'il adviendra des exportations iraniennes. De plus, il y a des déclins potentiels dans des pays tels que la Libye, le Nigeria, le Mexique et le Venezuela", a-t-il expliqué: "Si trois millions de barils par jour disparaissent, nous ne pouvons pas couvrir ce volume". Le ministre a par ailleurs indiqué que l'Arabie saoudite augmenterait sa production de 10,7 millions de barils par jour à 11 millions, précisant que le pays pourrait encore l'accroître jusqu'à 12 millions. Il a aussi indiqué que le groupe pétrolier national Saudi Aramco était intéressé par de potentielles co-entreprises avec les groupes russes Rosneft et Loukoïl dans le secteur du raffinage, affirmant que l'échange de brut pourrait être une aire de coopération. Le ministre a également déclaré que Saudi Aramco - qu'il a dirigé jusqu'en 2015 - espérait "devenir le deuxième plus gros investisseur dans Yamal-2 après Novatek". Après le méga-projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Yamal LNG, inauguré en décembre dans l'Arctique, Novatek prévoit de commencer en 2022-2023 la construction d'un nouveau projet géant, Arctique-2, auquel Total participe à hauteur de 10%.

L'or noir en petite hausse
Les cours du pétrole ont fini en petite hausse lundi alors que le marché tentait de prédire les potentiels effets sur l'or noir des tensions entre Washington et Ryad nées du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a clôturé à 79,83 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 5 cents par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de novembre, dont c'est le dernier jour de cotation, a pris également 5 cents à 69,17 dollars. Les tensions entre l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial d'or noir et les États-Unis, également géant de la production mais surtout premier consommateur de brut, sont montées d'un cran ce week-end. "Il y a eu manifestement tromperie et mensonges", a déclaré samedi Donald Trump à propos de la disparition du journaliste Jamal Khashoggi, dans un entretien au Washington Post, journal auquel ce saoudien collaborait. Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump, a pour sa part déclaré lundi avoir recommandé au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS), accusé d'être lié à cette disparition, d'être "transparent" sur la mort de M. Khashoggi. "Les craintes que l'Arabie saoudite ne se serve du pétrole comme d'une arme pour riposter ont été un peu apaisées par le ministre de l'Énergie", a cependant noté Joshua Mahony, analyste chez IG. L'Arabie saoudite n'a "aucune intention" de mettre en place un embargo sur le pétrole comme en 1973, a déclaré lundi le ministre de l'Énergie saoudien. "Cet incident passera", a déclaré Khaled al-Faleh dans une interview accordée à l'agence de presse officielle russe Tass: "L'Arabie saoudite est un pays tout à fait responsable. Pendant des décennies, nous avons utilisé notre politique pétrolière comme un outil économique responsable et l'avons isolée de la politique." "Les risques potentiels (sur l'offre de brut) sont à aller chercher ailleurs", ont estimé les analystes de Commerzbank, notamment "dans le déclin de la production vénézuélienne et dans le retour des sanctions américaines contre l'Iran dans deux semaines", d'après eux. Malgré le meurtre de M. Khashoggi et les perturbations diverses dans les Etats pétroliers, "le cours du pétrole s'est inscrit en baisse la semaine dernière avec une quatrième semaine consécutive de hausse des réserves aux Etats-Unis", ont noté les analystes de Société Générale. "Pour connaître la direction des prix à court terme, il vaut mieux à nouveau garder un oeil sur le niveau des stocks américains mercredi. Les conditions météorologiques récentes sont capables de générer des mouvements brutaux sur le niveau des réserves ainsi que la production", ont affirmé les analystes de Schneider Electric.

Début de la semaine asiatique en hausse
Les cours du pétrole étaient orientés à la hausse, lundi en Asie, toujours tirés par les tensions entre Washington et Ryad au sujet de l'affaire Khashoggi et par un regain de demande chinoise.
Vers 03h30 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en novembre, gagnait 20 cents à 69,32 dollars dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en décembre, progressait de huit cents à 79,86 dollars.
Les cours du pétrole poursuivent ainsi sur leur lancée de vendredi, après la glissade du début de semaine dernière.
La pression internationale a continué de s'accroître sur l'Arabie saoudite après que le royaume eut reconnu que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi était mort à l'intérieur du consulat saoudien à Istanbul.
Les explications de Ryad sur la mort du journaliste, critique du prince héritier Mohammed ben Salmane et exilé aux États-Unis, sont loin d'avoir convaincu les grandes capitales occidentales.
Après avoir qualifié de "crédible" la version des Saoudiens, le président américain Donald Trump a évoqué "des mensonges", jugeant que "leurs histoires partent dans tous les sens".
Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan est monté au créneau dimanche en affirmant que son pays révélerait "toute la vérité", en principe mardi. L'affaire devrait donc durer, de même que la pression qu'elle exerce sur les marchés pétroliers.
"L'attention va être très forte cette semaine sur les relations entre la famille royale saoudienne et la Maison blanche", a estimé Stephen Innes, analyste chez OANDA à Singapour.
"Tout le monde considère les explications saoudiennes comme étant montées de toutes pièces, ce qui fait que l'affaire va continuer à faire la une", a-t-il ajouté.
Il a cependant estimé que cette controverse pourrait aussi donner à Washington des arguments supplémentaires pour obtenir de Ryad une hausse de la production saoudienne de brut et contrecarrer l'incidence sur les cours de l'entrée en vigueur en novembre de sanctions contre le secteur pétrolier iranien.
Autre facteur haussier, la plus forte demande chinoise, qui s'explique certes par des raisons saisonnières, mais aussi par un besoin grandissant en brut de la Chine pour des projets d'infrastructures majeurs censés soutenir l'économie, selon M. Innes.
Les cours avaient chuté en milieu de semaine précédente, après l'annonce d'un bond surprise des réserves américaines.


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