Tlemcen piégé à domicile    Ancien joueur de l'EN, du CRB et du PSG    Du clinker algérien pour l'Afrique de l'Ouest    Le Condor L3 Smart, un concentré d'autonomie, de design et de performance    Réception du tronçon traversant Tissemsilt à la fin 1er du semestre 2019    «Escalade» des attaques de colons contre les Palestiniens    Gaïd Salah entame une visite officielle aux Emirats Arabes Unis    Préparatifs de l'élection présidentielle    Ooredoo organise un dîner en l'honneur des médias nationaux    Ali Badaoui, contrôleur général de sûreté de wilaya    Faire du Sersou un havre de paix    Un policier en civil mortellement poignardé    «Nathan le sage» présentée à Alger    Une vingtaine d'artistes y exposent    Exposition de Djamel Bouttaba    Sahara occidental : La responsabilité historique et juridique de l'Espagne reste entière    Syrie : Sommet trilatéral à Sotchi en vue d'un règlement durable de la crise    Abdelmalek Sellal poursuit sa tournée des "organisations de masse" :    Après l'ONM et l'UGTA, il a rencontré la direction de l'UNPA.. Sellal défend le «projet» du Président-candidat    Importation : Tendance haussière de la facture des produits alimentaires    Coupe d'Algérie (1/4 de finale) : La double confrontation CSC - MCO décalée au mois de mars (Arama)    Coupe du monde de sabre féminin (juniors) : Atteindre le tableau des 32, objectif des Algériennes à domicile    CACI-France : Une stratégie plus offensive pour consolider le partenariat algéro-français    Airbus arrête les frais avec l'A380 : Les raisons d'un tragique destin    L'or atteint son plus haut niveau    Oran : Quelques 14 800 logements sociaux seront distribués en 2019    Benghabrit ordonne un changement radical des contenus !    10 morts et 23 blessésen 48 heures    Abdel a disparu !    La colére demilliers de Candidats à l'immigration    Sécurité : Le nouveau DGSN met en avant l'importance du partenariat entre les différents corps    Nigeria : L'élection présidentielle reportée d'une semaine    Coupe d'Algérie.. La double confrontation CRB-NAHD officiellement au 5 juillet    Grand succès de «Nathan le sage» à Alger.. Le théâtre pour unir les humains    Salon international de défense «IDEX-2019».. Gaid Salah à Abou Dhabi    Grand concours «Cirta Science» de Constantine.. 550 lycéens aux épreuves préliminaires    INTERSYNDICALE : L'éducation perturbée par une grève le 26 février    PRESIDENTILLE 2019 : Le PT tranchera prochainement sur sa participation    REVISION DE LA LOI RELATIVE AU MOUDJAHID ET AU CHAHID : Prise en charge médicale optimale pour les Moudjahidine    La Russie, la Turquie et l'Iran s'engagent à aider Damas à réaliser des réformes constitutionnelles    La justice refuse la libération d'un ex-ministre mozambicain    «La coupe de cheveux reflète inéluctablement notre idole»    Quelques vieilles saloperies jamais vraiment enterrées au cimetière de Boothill !    Coupe arabe des clubs. Al-Merreikh – MCA : Mission difficile pour le Doyen à Omdurman    LFP – sanctions : Huis clos pour le MOB, un an pour Harkabi    Des avions français bombardent des civils à l'extrême Est    Deux terroristes se font exploser à Sidi Bouzid    Abdelkader Kara Bouhadba installé dans ses nouvelles fonctions    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Chine-USA : Le négociateur américain n'entend pas prolonger la trêve de 90 jours
Publié dans Le Maghreb le 11 - 12 - 2018

Le négociateur en chef américain chargé de mener des tractations avec la Chine a laissé entendre dimanche qu'il n'entendait pas prolonger la trêve de 90 jours dans la guerre commerciale décrétée la semaine dernière entre Donald Trump et le président chinois Xi Jinping.

"En ce qui me concerne, il s'agit d'une date limite", a déclaré Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce (USTR), sur CBS. "Quand je discute avec le président des Etats-Unis, il ne parle pas d'aller au-delà de mars. Il parle d'obtenir un accord, s'il y a accord, dans les 90 prochains jours", a-t-il insisté. Depuis son entrée à la Maison Blanche, Donald Trump s'est lancé dans une offensive contre les pratiques commerciales de Pékin, qu'il juge "déloyales", comme par exemple le transfert forcé de technologies imposé aux entreprises étrangères en Chine ou encore le non-respect de la protection de la propriété intellectuelle. A l'issue d'un dîner à Buenos Aires la semaine dernière, en marge du sommet du G20, les dirigeants américain et chinois avaient annoncé être parvenus à un consensus, après des mois de guerre commerciale ouverte se traduisant par l'imposition de taxes douanières supplémentaires réciproques sur des centaines de milliards de dollars de marchandises. Les Américains ont donné jusqu'au 1er mars à la Chine pour arriver à des résultats concrets. Ils ont également suspendu l'imposition de tarifs douaniers de 25% --au lieu de 10% actuellement-- sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés. En échange de la trêve accordée par le président américain, les Chinois ont notamment accepté d'acheter davantage de produits américains et de réduire le déficit commercial énorme (autour de 335 milliards de dollars) qui hérisse tant l'occupant de la Maison Blanche. C'est Robert Lighthizer, rompu aux négociations difficiles et surtout un faucon en matière de relations commerciales avec la Chine, qui a été chargé de mener les négociations. Ses déclarations dimanche semblent mettre un terme aux vagues déclarations de Donald Trump sur l'idée d'une prolongation de la trêve.
"Les négociations avec la Chine ont déjà commencé. A moins d'être étendues, elles s'arrêteront 90 jours après la date (le 1er décembre, NDLR) de notre merveilleux et très chaleureux dîner avec le président Xi en Argentine", avait écrit le président américain das un tweet mardi.
Robert Lighthizer a par ailleurs estimé dimanche que l'arrestation de la directrice financière du groupe chinois Huawei ne devrait pas trop affecter les négociations commerciales en cours malgré les vives protestations émises par Pékin qui exige sa libération.
"De mon point de vue, cela ne devrait pas avoir véritablement d'impact", a-t-il dit. "C'est une affaire criminelle qui est totalement séparée de mon travail ou de celui des personnes travaillant sur la politique commerciale".

Les négociations "se passent très bien"
Pour sa part, Donald Trump a affirmé que les discussions commerciales avec la Chine "se passent très bien", épaulé dans son optimisme par son principal conseiller économique afin de dissiper les doutes sur la possibilité d'un accord. Le président s'est contenté d'un très bref tweet matinal, au milieu d'une volée de bois vert pour le procureur spécial Robert Mueller en charge de l'enquête russe. Larry Kudlow, son principal conseiller économique, a pris le relais sur les chaînes de télévision et martelé le même message d'optimisme. Depuis le sommet Trump-Xi Jinping samedi à Buenos Aires, qui avait éveillé les espoirs d'un règlement du conflit commercial opposant les deux premières économies du monde, observateurs et investisseurs ont été pris d'un doute sur leur capacité à arriver rapidement à un véritable accord. Ces doutes, et les craintes qu'une guerre commerciale intensifiée et prolongée ne mine la croissance mondiale, pèsent lourdement sur les indices boursiers. L'arrestation au Canada de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei --à la demande des Etats-Unis-- a provoqué un tollé à Pékin et fait craindre encore plus pour l'issue des discussions commerciales. M. Kudlow s'est voulu rassurant sur ce point. "Je ne sais pas si (cette affaire) aura un impact sur les négociations commerciales, en fait j'en doute plutôt", a-t-il déclaré sur CNBC. Quant aux négociations elles-mêmes, il a insisté sur le fait que les hauts responsables chinois ont employé à Buenos Aires et lors de déclarations rassurantes à Pékin ces derniers jours un mot qui en général ne fait pas partie du vocabulaire de la diplomatie chinoise selon lui: "immédiatement".

"Aie confiance mais vérifie"
"La Chine va mettre en œuvre immédiatement (les points de) consensus auxquels sont parvenues les deux parties en matière de produits agricoles, d'énergie, d'automobile et autres biens spécifiques", a ainsi déclaré jeudi devant la presse le porte-parole du ministère chinois du Commerce, Gao Feng. Larry Kudlow a aussi affirmé que les Chinois s'étaient dits prêts à négocier les "points principaux, les bijoux de famille en ce qui concerne les Etats-Unis, à savoir le vol de propriété intellectuelle, le transfert forcé de technologie, le cyber-hacking, qui sont les sujets clés". Tout en se disant optimiste de nature, il a aussi insisté sur le fait que le négociateur en chef des Américains, le représentant au Commerce Robert Lighthizer, appliquait le principe de prudence rendu célèbre par Ronald Reagan pendant les négociations de désarmement nucléaire avec l'Union soviétique: "Trust but verify" (aie confiance mais vérifie).
L'accord vanté par Donald Trump reste encore entouré d'un grand flou. Les détails concrets font défaut, tout comme un calendrier précis de négociations.
Les Américains avaient donné initialement jusqu'au 1er mars à la Chine pour arriver à des résultats concrets. Ils avaient également suspendu l'imposition de tarifs douaniers de 25% --au lieu de 10% actuellement-- sur 200 milliards de dollars de produits chinois importés.
Le locataire de la Maison Blanche avait ensuite évoqué l'idée d'une prolongation de la trêve, avant même de commencer les négociations, et soufflé alternativement le chaud et le froid. Des changements de ton --le tout par tweets interposés-- qui avaient un peu plus désarçonné les investisseurs et les milieux économiques.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.