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Vote des accords avec le Maroc: Une entrave à la solution politique au conflit saharien
Publié dans Le Maghreb le 25 - 02 - 2019

L'ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Abdelkader Taleb Omar, a affirmé, mardi à Alger que le vote par le Parlement européen (PE) des nouveaux accords avec le Maroc dans le domaine du commerce et de la pêche avait de "graves" répercussions politiques dans la région et entravait la solution politique à la question du Sahara occidental.

"Ces accords sont dangereux du fait qu'ils coïncident avec la nouvelle dynamique à la lumière des perspectives prometteuses pour la réalisation de progrès dans le processus de paix où un deuxième round de négociations directes est prévu en mars prochain", a déploré l'ambassadeur sahraoui sur les ondes de la radio nationale I.
La France et l'Espagne ont poussé le PE à se soumettre au pouvoir exécutif, faisant fi des décisions de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) qui a décidé en 2016 qu'aucun accord ne peut être conclu entre l'UE et le Maroc incluant le territoire du Sahara Occidental sans consentement du peuple sahraoui à travers son représentant, reconnu par les Nations unies, le Front Polisario", a ajouté le diplomate sahraoui.
"En dépit de cela, le PE s'est dirigé +consciemment+ vers la violation de cette décision et malgré l'opposition de certains députés eurodéputés ayant appelé à la consultation de la CJUE", s'interrogeant sur "l'objectif de la France et l'Espagne de prendre de tels pas au moment où le règlement politique connait une dynamique après six ans d'arrêt".
L'ambassadeur sahraoui estime que le rejet et les réserves de 300 parlementaires européens concernant ce projet d'accord témoigne de l'absence d'un consensus ou d'une majorité écrasante, cependant, a-t-il dit "une force a exercé des pressions pour faire passer cette loi sous prétexte que le Maroc leur assure des prestations en matière de sécurité et de migration", ce qui contribue au maintien des visées colonialistes dans la région au détriment de la "souveraineté des peuples".
Selon, le diplomate sahraoui, "la France a financé, armé, entrainé et coopéré avec le régime marocain pour renforcer sa présence dans le Sahara occidental".
"Le Front Polisario, soutenu par le peuple sahraoui, ne restera point les bras croisés devant cette décision" a assuré M. Taleb Omar, ajoutant que "le Polisario attend juste le parachèvement des procédures du vote et son officialisation pour pouvoir présenter son appel à la CJUE".
A ce propos, l'ambassadeur sahraoui à Alger a annoncé que la partie sahraouie poursuivra son combat en dénonçant ces politiques dans le cadre des lois en vigueur pour faire face au pillage des ressources sahraouies", faisant savoir que les dirigeants sahraouis soumettront, prochainement, leur appel auprès de la CJUE. S'agissant du nouveau round de négociations entre les deux parties du conflit, prévu en mars sous l'égide de l'ONU, M. Taleb Omar a exprimé son souhait d'évoquer les questions de fond et de dépasser l'étape de rétablissement de confiance pour passer à l'application des résolutions onusiennes notamment l'organisation d'un référendum d'autodétermination.
Il a affirmé à ce propos, que le front Polisario est "attaché à l'application de la Résolution 24/40 et à la nécessité de poursuivre les négociations sans conditions préalables en vue de parvenir à l'autodétermination en dépit des tentatives du régime marocain qui fuit ses responsabilités et crée des obstacles" visant la mise en échec du processus de règlement basé sur les résolutions de la légalité internationale".
Il a appelé, dans ce sens, la communauté internationale à "exercer davantage de pression" sur l'occupant marocain pour qu'il se conforme au droit international, vu que le conflit du Sahara Occidental est "une question de décolonisation et la solution intervient à travers la consultation du peuple sahraoui et le respect de sa volonté".
La partie sahraouie se présentera au deuxième round des négociations avec "un agenda clair", a-t-il soutenu, réitérant l'attachement du Front Polisario à la résolution juridique et au droit à l'autodétermination, outre son attachement aux questions susceptibles de redynamiser le processus de paix à savoir "la libération des détenus politiques et l'ouverture des territoires sahraouis occupés aux observateurs internationaux pour s'enquérir des situations des droits de l'Homme dans la région notamment au moment où le Maroc poursuit la violation des droits du peuple sahraoui".
Le diplomate sahraoui a, par ailleurs, salué le soutien des organisations non gouvernementales à la question sahraoui.

Des incertitudes pèseraient sur la tenue d'un second round de pourparlers
La deuxième rencontre de Genève concernant la résolution du conflit au Sahara occidental, à laquelle a appelé l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour cette région, pourrait ne pas avoir lieu, selon une source citée par le site marocain Yabiladi. Selon elle, seuls Rabat et le Front Polisario seraient convoqués séparément à Berlin.
Le deuxième round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario concernant la résolution du conflit au Sahara occidental avec la participation de l'Algérie et de la Mauritanie comme observateurs et pays voisins pourrait finalement ne pas avoir lieu comme prévu, a confié une source au site d'information marocain Yabiladi. Selon elle, Rabat et le Front Polisario seraient conviés séparément à Berlin par Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental. Tandis que l'Algérie et la Mauritanie ne seraient pas de la partie, a-t-elle encore ajouté.
Dans le cadre de la préparation de ce second round de pourparlers entre les deux parties du conflit, Horst Köhler devait faire, mi-février, une tournée dans la région. Cependant, cette dernière n'a pas encore eu lieu. Dans ce contexte, Yabiladi rappelle que le secrétaire général de l'Onu est tenu de présenter, fin mars ou début avril, au Conseil de sécurité un rapport sur le Sahara occidental devant contenir les conclusions de la tournée M. Köhler et ses remarques quant à la préparation de cette deuxième rencontre.
"Il y a de fortes chances que la tournée de l'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies n'ait pas lieu", a affirmé la source selon le média. "En revanche, il ne pourrait convier que séparément des représentants du Maroc et du Polisario à des rencontres à Berlin vers la fin de ce mois", a-t-elle encore ajouté.
À l'issue des pourparlers consacrés à la résolution du conflit au Sahara occidental ayant réuni les 5 et 6 décembre, sous l'égide de l'Onu à Genève, le Maroc et le Front Polisario, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, a annoncé devant la presse que son pays approuvait l'invitation de Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, à une seconde table ronde prévue durant le premier trimestre 2019, sous réserve qu'elle soit "bien préparée". Cette première rencontre de Genève a eu lieu avec la participation de l'Algérie et de la Mauritanie en tant qu'observateurs et pays voisins.


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