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FÊTE DE LA VICTOIRE (19 MARS 1962) : Une célébration dans un contexte politique national particulier
Publié dans Le Maghreb le 20 - 03 - 2019

Célébrée le 19 mars de chaque année, la fête de la Victoire, constitue le couronnement d'une lutte courageuse du peuple algérien, de plus de 132 ans, contre le colonialisme français avec un lourd tribut fait de chouhada, de disparus, d'invalides, de veuves et d'orphelins, ainsi que de destruction et de ravage de milliers de villages et de hameaux à travers le territoire national. C' est dans un contexte particulier que l'Algérie célèbre, cette année, Le 57ème anniversaire de la fête de la Victoire (19 mars 1962), marquant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre les maquisards de l'ALN et les forces d'occupations françaises, des suites à la signature des accords d'Evian. Mobilisés par millions, aspirant à un changement politique en profondeur dans leur pays, les Algériens se sont à nouveau réapproprié la rue pour réaffirmer, par leur slogans, peints également sur de sommaires pancartes comme sur de larges banderoles, leur attachement aux idéaux de la Guerre de Libération nationale. Au milieu d'une floraison d'emblèmes, ils étaient nombreux à porter les portraits de ces trop nombreux aînés morts pour leur pays. Comme lors de chaque manifestation, ces portraits ont été brandis comme une identité politique de ce mouvement au milieu des airs de l'hymne national et d'autres chants patriotiques entonnés en chœur pour exprimer les mêmes espoirs. Dans un message à l'occasion de la célé- bration de cette fête, le président de la République, a indiqué que l'Algérie s'appr ête au changement de son système de gouvernance aux différents plans politique, économique et social en organisant, dans un proche avenir, une conférence nationale inclusive de consensus avec la participation des différentes composantes de la société algérienne. Selon le président, la mission de cette conférence est "sensible", car c'est à elle qu'échoit la prise de décisions "importantes" à même d'assurer le bond "qualitatif" tel que revendiqué par le peuple algérien, notamment les jeunes. Il a fait état également d'une révision "profonde" de la Constitution par le biais d'un référendum, précisant que cette révision enclenchera un nouveau processus électoral qui débutera par l'élection d'un nouveau président de la République.
LE GOÛT DE LA VICTOIRE
Intervenant sur les ondes de la radio chaîne 3, Abdelmadjid Djouab, chef des Fedayine à Alger se remémore ce jour de joie et de victoire et il témoigne sur cette image de l'armée coloniale qui pleure leur défaite. "Les bataillons stationnés sur les hauteurs d'Alger contemplaient la ville en pleurant. Ils savaient qu'ils ont perdu ce pays". Youcef Nessar, installé à l'époque au niveau du poste frontalier algéro-tunisien décrit avec la même émotion ce sentiment de victoire. Oui, cette fête de la Victoire, célébrée le 19 mars de chaque année, constitue le couronnement d'une lutte courageuse du peuple algérien, de plus de 132 ans, contre le colonialisme français avec un lourd tribut fait de chouhada, de disparus, d'invalides, de veuves et d'orphelins, ainsi que de destruction et de ravage de milliers de villages et de hameaux à travers le territoire national.
LES ACCORDS D'EVIAN OU LA CAPITULATION D'UN EMPIRE DEVANT LA DÉTERMINATION POPULAIRE
Avant la signature de ces Accords le 18 mars 1962 à l'hôtel du parc à Evian-les- Bains (Haute-Savoie, France), qui s'était traduite le lendemain (19 mars 1962) par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien, la délégation du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), conduite par feu Krim Belkacem, avait rejeté tout au long de ces négociations, entamées le 20 mai 1961, toutes les propositions pré- sentées par la partie française hypothé- quant la souveraineté nationale ou l'inté- grité territoriale du pays après son indé- pendance. Concernant le sort et le statut des Français d'Algérie après l'indépendance, les deux parties étaient parvenues à un accord accordant un délai de trois ans aux Français pour choisir la nationalité algé- rienne ou de garder leur nationalité fran- çaise et être traités conformément aux lois qui régissent les étrangers en Algérie. Le porte-parole du GPRA à ces négociations, feu Réda Malek, avait indiqué que les Accords d'Evian avaient "intégralement" repris les principes fondamentaux mentionnés dans la Déclaration du 1er novembre 1954, à savoir l'intégrité du territoire, l'unité du peuple algérien et l'indé- pendance nationale. "Si nous avions accepté la division de l'Algérie, avec un Sahara sous contrôle français, nous aurions été confrontés très vite à une véritable guerre civile", avait-il dit. Concernant l'utilisation de la base navale de Mers-El-Kebir (Oran), il avait précisé qu'au début des négociations, les représentants de la France voulaient en faire d'elle "une enclave sous souveraineté française", ajoutant que cette option était "inacceptable" pour la délégation algé- rienne. "Après de longues discussions, nous nous sommes entendus sur une location, alors que Paris exigeait une durée de quatre-vingt-dix-neuf ans, une période de quinze ans a été retenue. Le contrat devait être signé après l‘indépendance, mais nous avons toujours refusé de le parapher", avait-il poursuivi. Sur les dispositions des Accords permettant aux pieds noirs qui le souhaitent de rester, il avait affirmé que la délégation algérienne "avait donné des garanties afin qu'ils puissent vivre en paix" en Algérie.
CONSÉCRATION DE L'UNITÉ DU PEUPLE ET RESPECT DES PRINCIPES DU 1ER NOVEMBRE
Les participants à une conférence historique, lundi à Alger, ont affirmé que les accords d'Evian, signés le 19 mars 1962, ont consacré "l'unité du peuple et du sol et l'indépendance totale de l'Algérie, en se conformant aux principes de la déclaration du 1er novembre 1954". Les participants à cette conférence organis ée au forum du quotidien El Moudjahid, à l'occasion de la célébration de la fête de la victoire ont indiqué que la délégation algérienne qui avait pris part aux accords d'Evian, le 20 mai 1961" a rejeté en bloc les propositions de la France qui dissimulaient une tentative de division de l'Algérie et d'atteinte à son intégrité territoriale, à l'unité de son peuple et à son indépendance". Le Moudjahid Mohamed Kechoud a qualifi é ces négociations "d'étape difficile et cruciale" dans l'histoire nationale, en ce sens où elles ont consacré les principes du 1 er novembre sur le terrain", ajoutant que la génération de l'indépendance devrait s'enorgueillir de l'attachement ferme de la délégation algérienne à ses positions". La juriste Fatima-Zohra Benbraham a présenté à l'occasion un exposé sur les évènements ayant précédé les accords d'Evian et ses étapes", saluant "la délégation algérienne ayant conduit ces négociations qui a fait montre d'une grande clairvoyance, en dépit de son manque d'expé- rience à l'époque". Les accords d'Evian ont abouti à l'organisation du référendum d'autodétermination, à la faveur duquel les Algériens ont voté pour le recouvrement de la souverainet é nationale, contraignant ainsi la partie française à accepter le principe de négociation, suite aux pertes et échecs essuyés durant la Guerre de Libération nationale.


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