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SADC : Soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination
Publié dans Le Maghreb le 31 - 03 - 2019

Les Etats membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et tous les pays invités à la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui tenue à Pretoria ont réaffirmé leur soutien indéfectible au droit inaliénable du peuple du Sahara occidental occupé à l'autodétermination, conformément à la Charte des Nations unies et à l'Acte constitutif de l'Union africaine.
Au terme de deux journées, marquées par d'intenses activités et interventions, les Etats membres de la SADC, ainsi que des pays amis de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ont adopté, mardi soir, une déclaration finale dans laquelle ils ont souligné leur soutien indéfectible à la concrétisation du droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, et ce, conformément à la Charte des Nations unies et à l'Acte constitutif de l'Union africaine (UA). Les participants à la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui ont réaffirmé, également, le rôle de l'UA, en particulier du Conseil de paix et de sécurité de l'organisation panafricaine et de la Troïka, qui demeurent saisis de la question du Sahara occidental. Saluant l'élan donné par la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l'ONU au traitement de la question sahraouie de façon "urgente et résolue", les participants à la conférence ont appelé, dans ce sillage, à la mise en œuvre "inconditionnelle" de toutes les résolutions de l'ONU et des décisions de l'UA sur le Sahara occidental, considérant que cela conduira à "une solution positive, pacifique et permanente répondant aux aspirations et à la volonté du peuple du Sahara occidental".
Appelant l'occuapant marocain et le Front Polisario à s'engager sans conditions préalables à mener des négociations directes, les Etats membres de la SADC ont, en outre, invité le Conseil de sécurité de l'ONU à élargir le mandat de la Mission de l'Onu pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (Minurso), afin qu'il inclut la surveillance de la situation des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé par le Maroc.

Appel au respect de l'Acte constitutif de l'UA
S'adressant à la communauté internationale, les Etats participant à la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui ont exhorté celle-ci à continuer à fournir une aide humanitaire aux Sahraouis vivant dans les camps des réfugiés.
Un appel a été lancé aussi à toutes les parties concernées de s'abstenir de toute nouvelle exploitation illégale de ressources naturelles du Sahara occidental occupé, en tenant compte de l'avis du Conseiller juridique de l'ONU de février 2002, selon lequel une telle activité constituera une violation du droit international à moins que le peuple sahraoui y ait consenti expressément.
Dans leur Déclaration finale, les Etats membres de la SADC ont invité le Royaume du Maroc à adhérer aux principes et objectifs inscrits dans l'Acte constitutif de l'UA, notamment celui portant sur le respect des frontières coloniales telles qu'elles existaient au moment de l'indépendance des Etats africains.
S'agissant du rôle de l'UA dans le règlement du conflit, les pays de la SADC ont exhorté le Sommet de l'organisation panafricaine à veiller à ce que la question relative au Sahara occidental soit inscrite à titre permanent à son ordre du jour et que des rapports lui soient présentés au cours de ses réunions périodiques.
A l'adresse de l'ONU, les pays de la Communauté de développement de l'Afrique australe ont réclamé particulièrement la mise en place d'un mécanisme de surveillance visant à mettre fin à l'exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental par le Maroc, à travers l'adoption de sanctions et autres mesures correctives en cas de violation du moratoire sur l'exploitation des ressources sahraouies.
Les Pays membres de la SADC n'ont pas omis de remercier, dans leur Déclaration, le gouvernement et le peuple de l'Afrique du Sud pour avoir accueilli la conférence de solidarité avec la RASD qui a réuni durant deux jours plus d'une vingtaine de chefs d'Etats africains, des ministres des Affaires étrangères des pays amis de la RASD (Kenya, Venezuela, Algérie, Cuba, Nicaragua, Nigeria, Angola ), ainsi que des représentants d'organisations de la société civile et de mouvements de libération de pays africains.
Au terme de la conférence, les participants ont exprimé leurs condoléances et leur solidarité avec les populations des Républiques du Malawi, du Mozambique et du Zimbabwe, qui ont été durement touchées par les effets du récent cyclone "Idai", appelant à un soutien continu pour permettre à toutes les familles et communautés touchées des pays membres de la SADC à se remettre des effets de cette catastrophe.

Un "événement historique"
L'ambassadeur et conseiller au ministère sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Yeslem Beissat, a affirmé que la conférence de solidarité avec le Sahara occidental, organisée à Pretoria les 25 et 26 mars, à l'initiative de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) est "un évènement historique" qui va contribuer à la lutte du peuple sahraoui pour l'obtention de son droit à l'autodétermination.
S'exprimant dans une déclaration mardi soir à l'APS, à l'issue de cette conférence qui s'est tenue dans la capitale sud-africaine, Mohamed Yeslem Beissat, a salué fortement l'engagement et le soutien exprimés par les Etats membres de la SADC pour le Sahara occidental, affirmant que la réunion des chefs d'Etats africains et autres dirigeants d'envergure mondiale est "un message fort adressé au Royaume du Maroc pour qu'il cesse son occupation illégale des territoires sahraouis".
Les pays africains qui ont vécu des guerres de libération à cause de la négation de leur droit à l'autodétermination ont exprimé, à l'occasion de cette conférence leur soutien indéfectible à la cause du peuple sahraoui et dénoncé vigoureusement l'occupation marocaine des territoires sahraouis.
A ce propos, le diplomate sahraoui a souligné que "les participants à cette conférence inédite ont été unanimes à appeler le Maroc à cesser son occupation du Sahara occidental et le pillage de ses ressources naturelles".
Beissat a affirmé, en outre, que la conférence a été une occasion pour demander au Royaume marocain de mettre fin à la "violation flagrante" de l'Acte constitutif de l'Union africaine (UA), d'autant plus qu'il fait partie de cette organisation panafricaine.
"C'est une action hostile non seulement envers le Sahara occidental, mais contre toute l'Afrique. Ceci constitue un précédent hautement dangereux pour l'avenir du continent. Nous ne pouvons permettre au Maroc de continuer à occuper illégalement les territoires sahraouis et d'être membre de l'UA", a dénoncé l'ambassadeur sahraoui.
S'agissant des travaux de la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui, Mohamed Yeslem Beissat a relevé que c'est "la première fois que des chefs d'Etats et de gouvernements de pays membres des Nations unies, venant des trois continents, sont réunis pour exprimer leur solidarité avec le peuple sahraoui".
Evoquant un "esprit global de l'impatience de la communauté internationale vis-à-vis de l'occupation du Sahara occidental", le diplomate sahraoui a soutenu dans ce sillage que "le Maroc a abusé de façon inacceptable de la patience du monde".
La conférence de la SADC, qui s'est déroulée au siège du ministère sud-africain des Affaires étrangères et de la coopération internationale a réuni durant deux jours des chefs d'Etats, des ministres des Affaires étrangères, mais aussi des dirigeants et des représentants de partis africains au pouvoir, des syndicalistes, des parlementaires et des acteurs d'organisations de la société civile, ainsi que une centaines de journalistes venant de plusieurs pays africains et occidentaux.
Parmi les participants figurent des chefs d'Etat et de gouvernement du Lesotho, de la Namibie, de l'Ouganda, de la République démocratique arabe sahraouie (RASD), de l'Afrique du Sud, du Zimbabwe, ainsi qu'une délégation de haut niveau de l'Angola, du Botswana, de la République démocratique du Congo, du Malawi, des îles Maurice, du Mozambique, de la République-Unie de Tanzanie et Zambie.
Etaient également présents des chefs de diplomatie des pays amis de la RASD, notamment l'Algérie, représentée par le Vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, de Cuba, de la République du Timor-Leste, du Nigéria, du Nicaragua, ainsi que le Venezuela.
A l'issue de ces travaux, une Déclaration finale a été adoptée, dans laquelle les pays membres de la SADC et pays invités ont réitéré leur soutien indéfectible au droit à l'autodétermination du peuple sahraoui.
A cet effet, un programme politique et diplomatique a été arrêté, comprenant plusieurs actions et démarches notamment envers des pays influents, membres du conseil de sécurité de l'ONU, de l'UA pour soutenir les Sahraouis à accéder à leur indépendance.

Engagement des Etats en faveur de la cause sahraouie
Le vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a salué mardi à Pretoria l'engagement des pays membres de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) en faveur de la cause sahraouie, affirmant que l'organisation de la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui est une initiative opportune et pertinente. Lors des travaux de la deuxième journée de la conférence de solidarité avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) organisée dans la capitale sud-africaine, Ramtane Lamamra, a salué l'engagement des pays membres de la SADC en faveur de la cause sahraouie, affirmant que la tenue de la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui est une initiative "opportune" et "pertinente". Transmettant les "chaleureuses salutations" du président de la République Abdelaziz Bouteflika à l'ensemble des chefs d'Etats et de gouvernements de la SADC ainsi qu'aux autres dirigeants invités à ce symposium, le chef de la diplomatie algérienne a rappelé à l'occasion le soutien de l'Algérie à toutes les luttes africaines pour obtenir leur indépendance et leur souveraineté. M. Lamamra a soutenu, dans ce contexte, que la position de l'Algérie quant à la question sahraouie s'inscrit dans cet esprit afin de résoudre un conflit qui remonte à plus de 40 ans. Exprimant sa satisfaction de la tenue de la conférence de solidarité avec le peuple sahraoui sur le sol du défunt Nelson Mandela, dirigeant historique de l'Afrique du Sud, le vice-premier ministre a souligné que celle-ci intervient dans une conjoncture marquée par l'engagement de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler à raviver les négociations entre les deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario, afin d'amorcer une solution juste et durable qui garantira le doit à l'autodétermination du peuple sahraoui dans le cadre des résolutions des Nations unies. A ce propos, le chef de la diplomatie algérienne a déploré le "manque de volonté de la part du Maroc" dans le processus de résolution de ce conflit. Ceci implique à la fois, a relevé, M. Lamamra, un "défi" et une "mobilisation" constante pour défendre le respect de la justice et légalité". A cet effet, il a souligné qu'il est important d'impliquer l'Union africaine dans ce processus dans le cadre général et à travers l'appropriation des mécanismes pouvant constituer une riposte aux préoccupations des Sahraouis. Parmi ces préoccupations, le ministre des Affaires étrangères a cité la situation des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés par le royaume marocain, appelant à mettre un terme aux atteintes enregistrées en la matière. Il a, en outre, évoqué le pillage des ressources naturelles sahraouies par le Maroc dans le cadre des accords commerciaux avec l'Union européenne, précisant que cette question constitue une source de préoccupation qui mérite d'être prise en compte par les Etats membres de de l'UA.
Le chef de la diplomatie algérienne a réitéré, à l'occasion, le soutien de l'Algérie, en tant que pays voisin, aux efforts menés par Horst Kohler, pour la résolution du conflit sahraoui, assurant que l'Algérie restera fidèle à sa tradition de solidarité à l'égard des réfugiés sahraouis.


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