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Tout pour l'Algérie
Publié dans Le Maghreb le 17 - 04 - 2019

Vu le vif intérêt que l'état-major de l'ANP porte à une solution consensuelle de sortie de la crise actuelle que traverse le pays et qui est perçue à gros risques, aussi qu'à l'exercice démocratique par le peuple pour la restauration d'un Etat de droit dans toutes ses activités, il est bien indiqué en cette phase cruciale que l'on revienne directement à la loi fondamentale du pays qui dit en substance dans son article 7 : " Le peuple est la source de tout pouvoir… ". Le contenu principal de cet article associé à celui de l'article 8 qui dit : " Le pouvoir constituant appartient au peuple… ", consiste de fait à garantir au peuple son droit de choisir librement ses gouvernants. C'est d'ailleurs sur ces deux dispositions des articles 7 et 8 de la Constitution que s'est exprimé le souci majeur du vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP, Ahmed Gaïd Salah pour faire valoir pratiquement la solution de sortie de crise afin d'éviter tout vide constitutionnel aux conséquences graves. Depuis le début des manifestations populaires pacifiques, le vice-ministre de la Défense nationale n'a de cesse d'exhorter des participants politiques et sociaux à la mise en œuvre des articles 7, 8 et 102 de la Constitution. Face à ce marasme politique, ces trois articles de la Constitution et la démocratie sont indissociablement liés, c'est-à-dire que le contenu et le sens de " la souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple ". Lui-même, dans la participation des plus larges milieux sociaux et politiques à la gestion permanente et décisive de l'Etat et de toutes les autres affaires et questions nationales.
Le " hirak " en vogue depuis le 22 février dernier s'est manifesté de la façon la plus nette, la plus parfaite dans cette direction et pour s'approprier le droit souverain du peuple à être maître de son propre destin politique, économique et social. Mais faudra-t-il que ce droit s'exerce sous le chapiteau de la loi fondamentale du pays, d'une organisation saine de la période de transition en question. Il s'agit de défraîchir le terrain sur lequel devra se mettre en place les fondements d'une union consensuelle ouvrant les portes à la sortie de crise. S'il s'agit de l'intérêt de la patrie, de la stabilité du pays et l'émergence d'une nouvelle ère république, d'aucuns doivent taire leurs grandes divergences et graves contradictions. Une manière de dire que l'Algérie doit être placée au-dessus de tout intérêt partisan ou autres considérations qui ne vont pas dans la direction de trouver une solution idoine mettant un terme à cette profonde et ambiante crise politique. Le niveau de maturité déjà atteint par la société algérienne semble suffisant pour accéder à une nouvelle étape républicaine, un authentique Etat de droit. Dans ces conditions, l'organisation politique et démocratique de la période de transition peut être considérée comme la meilleure façon d'un " stage populaire " pour l'application et la concrétisation des articles 7, 8 et 102 de la Constitution et à travers lesquels la démocratie a toutes les chances de s'approfondir, de se perfectionner encore. Les traits essentiels de la transition doivent de fait trouver reflet dans la symbiose entre l'Armée et le peuple. Cela prouvera que le citoyen et ses rapports avec la solution de crise sont primordiaux pour l'avenir de la nation. Il ne faut pas oublier de dire que la crise actuelle s'est placée d'elle-même dans le quotidien de la société. Un problème des plus délicats à résoudre en urgence. La question politique, économique, sociale, les droits, devoirs et responsabilités de l'individu envers la société se trouvent au plus chaud du combat du mouvement citoyen.
Pour mettre fin au " martyre " politique de l'Algérie, la feuille de route tracée par l'état-major de l'ANP est la seule voie possible. Cela suppose un sursaut citoyen et patriotique qui aboutirait à l'élection d'un nouveau président de la République légitime, lequel élaborerait une nouvelle Constitution consacrant la deuxième République et des élections crédibles. Cela suppose surtout un courageux consensus. L'opposition a tout à gagner dans cette opportunité qui permettra à l'Algérie de renouer avec sa stabilité politique et de se doter de nouvelles institutions démocratiques, à travers lesquelles elle pourra se mesurer à la mondialisation et contribuer à la reconstruction politique, sociale et économique d'un pays en retard. Mais au regard des positions, des déclarations de l'opposition, il ne semble pas que ce soit son vrai objectif. Ses paroliers politiques donnent l'impression qu'ils profitent du mouvement citoyen avec un seul but : cueillir la contestation populaire comme un fruit mûr sans le mériter, au service non pas de la stabilité du pays, de l'intérêt du peuple mais pour des ambitions politiques personnelles. Ce qu'ils avaient échoué à obtenir en exigeant un coup d'Etat militaire ou par l'appel à la désobéissance civile, ils essaient de le gagner par le chantage. Pure illusion ! .


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