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Dilapidation de deniers publics : Ahmed Ouyahia face à la justice
Publié dans Le Maghreb le 22 - 04 - 2019

Fait nouveau dans la satisfaction des revendications du mouvement citoyen, l'ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia ainsi que l'ex-gouverneur de la Banque d'Algérie et actuel ministre des finances, Mohamed Loukal ont été entendus hier par le tribunal de Sidi-M'hamed pour s'expliquer dans le cadre d'une enquête pour dilapidation de deniers publics et avantages indus. Les deux hommes étaient les précurseurs de la " Planche à billets " ; appelée communément le financement non-conventionnel décidé en 2017 par le Premier ministre, Ahmed Ouyahia.

L'autre fait aussi important, la justice a demandé la levée de l'immunité parlementaire de Djamel Ould Abbes et Saïd Barkat. Selon ce qui a été rapporté par plusieurs sources, la justice a saisi le Bureau du Conseil de la nation sur la levée de l'immunité des ces deux parlementaires, ex-ministres qui siègent en tant que sénateurs du tiers présidentiel. Ils sont poursuivis dans le cadre d'une même enquête sur des détournements de fonds au sein du ministére de la Solidarité nationale qu'ils ont dirigés. L'enquête avait été menée par l'Office central de répression de la corruption (OCRC) qui a été dissoute en 2O18 dans le sillage des enquêtes menées contre plusieurs hauts responsables de l'Etat mais en vain…
Ces enquêtes interviennent au lendemain des déclarations du vice-ministre de la Défense nationale, chef d'état-major de l'ANP sur la nécessité pour la justice de poursuivre les individus impliqués dans des affaires de corruption. Il a affirmé le 16 avril dernier à partir du siège de la 4e Région militaire (Ouargla) que l'ANP " se considère toujours mobilisée aux côtés de tous les dévoués, au service son peuple et de sa Patrie, pour honorer l'engagement qu'elle a pris afin de réaliser les revendications et les aspirations légitimes du peuple, pour construire un Etat fort, sûr et stable, un Etat où chaque citoyen trouve sa place naturelle et ses espoirs mérités ".. Il rappelle que " Dans ce contexte, comme j'ai souligné, lors d'occasions précédentes, la nécessité pour la justice de poursuivre les individus impliqués dans des affaires de corruption, nous attendons à ce que les instances judicaires concernées accélèrent la cadence de traitement des différents dossiers concernant certaines personnes ayant bénéficié indument de crédits estimés à des milliers de milliards, causant préjudice au Trésor public et dilapidant l'argent du peuple " , a-t-il insisté.
Auparavant ,le vice-ministre de la Défense nationale a déclaré le 10 avril dernier à partir d'Oran où il a effectué une visite de travail que la justice rouvrira l'ensemble des dossiers de corruption et qu'elle travaillera sans " contrainte aucune " ; "Dans ce contexte précis, nous soulignons que la justice, qui a recouvert ses pleines prérogatives, agira en toute liberté, sans contrainte aucune, sans pression ni ordres, pour entamer des poursuites judiciaires contre toute la bande impliquée dans les affaires de détournements des fonds publics et d'abus de pouvoir pour s'enrichir illégalement ", a-t-il martelé ". " A cet effet, nous rassurons l'opinion publique que la question s'étendra à tous les dossiers précédents, comme l'affaire d'El Khalifa, de Sonatrach et du Boucher et autres dossiers relatifs à la corruption qui ont occasionné des pertes considérables au Trésor public, a ajouté le haut commandement de l'ANP.
Cela signifie que désormais l'indépendance et l'impartialité constituent les deux principes fondamentaux du système judiciaire national : ils viennent garantir aux justiciables que l'acte de juger sera seulement déterminé par les arguments du débat judiciaire, en dehors de toute pression ou de tout préjugé. Au regard de la situation gangrénée à laquelle est arrivé le pays par la faute d'une bande de prédateurs, le besoin de justice étant un besoin fondamental de la société algérienne qui a exigé depuis le 22 février dernier sa mise en valeur, le contrôle des juges à tous les niveaux doit-être organisé et contrôlé pour éviter toutes sortes d'abus et de déviations et autres comportements préjudiciables au concept même de l'indépendance et de l'impartialité de la justice.
A présent la balle est dans le camp de la justice à qui échoît les prérogatives de " fouiller " l'ensemble des dossiers de corruption en même temps que sur la vérité d'un phénomène dévastateur et préjudiciable à la fois au Trésor public et à l'économie nationale. Des phénomènes qui ont conduit le pays à la crise actuelle. La vérité ne doit pas se trouver dans le bâclage de ces dossiers de corruption et de dilapidation des fonds publics ni dans l'oubli comme cela s'est passé avec les affaires précédentes citées par le vice-ministre de la Défense nationale. Ce qui signifie que le procès du système doit être entrepris et engagé dans la transparence devant l'histoire. En aucun cas le drame de la corruption généralisée ; les détournements de deniers publics, les abus de pouvoir, l'émergence d'une caste d'oligarques qui s'est enrichie avec l'argent du contribuable ne doivent pas être rangés dans les tiroirs de la justice. Sur cette question de laisser-aller de la loi que d'aucuns imputent déjà à l'ancien ministre de la Justice Tayeb Louh, il suffit pour y mettre fin de rester dans le cadre de la loi, de l'ordre juridique contemporain qui doit être immunisé dans les poursuites contre les prédateurs à tous les niveaux. Autrement, la loi étant la loi. Nul n'est au-dessus de la Loi. La Justice est égale devant tous. Toute personne est présumée innocente jusqu'à la preuve de sa culpabilité.
Dans cet esprit d'une justice indépendante, il est sûr que ce qui doit être renforcé est la crédibilité de la Justice, l'accumulation du capital de confiance qu'elle doit continuellement réaliser, et le renforcement de son administration qui peut aider l'Etat. Tout le monde se rappelle comment les affaires Amar Saadani-CRMA, de Khalifa Bank, de la Sonatrach, de l'autoroute Est-ouest et bien d'autres qui ont été étouffés sans compter les affaires louches traitées au niveau des tribunaux qui, grâce aux interventions et à la corruption des juges n'ont jamais aboutis aux jugements de contrevenants, des élus locaux notamment.
Mais avec les directives du Haut Commandement de l'Armée, la loi étant ce qu'elle est, il y a lieu de l'appliquer à la lettre. Ce renouveau judiciaire semble bel et bien avoir pris son envol pour une véritable justice indépendante qui poursuivra ses investigations en toute transparence et extrême rigueur afin que son action se poursuive jusqu'à son terme à savoir le jugement équitable de tous ceux qui ont détourné l'argent du peuple.


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