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Hommage à l'écrivain François Nourissier
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 02 - 2011

L'écrivain et journaliste François Nourissier décédé mardi dernier des suites d'une maladie de Parkinson, alors âgé de 84 ans, une histoire de 60 ans qui s'achève, une histoire littéraire et mélancolique, Nourissier ayant publié son premier livre en 1951. Né en 1927 à Paris, d'un père exploitant forestier qui mourra huit ans après, et d'une mère qui l'accompagna longtemps, Nourissier a passé son enfance en banlieue puis à Paris à partir de 1940. Ses études sont décrites comme un peu chaotiques, malgré l'exemplarité du parcours, entre Louis-le-Grand et Sciences Po. Il publie son premier ouvrage en 1951, «L'Eau grise». L'année suivante, il devient secrétaire général des éditions Denoël. En 1965, son «Histoire française» est couronnée du grand prix du roman de l'Académie française. Pendant trente ans, il collabore à tous les grands journaux français, voyage beaucoup, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Maghreb, mais c'est à la Vendée, sa terre de musarde, qu'il ménage des clins d'oeil dans presque tous ses livres. Conseiller aux éditions Grasset (1958-1996), il entre en 1988 à l'Académie Goncourt et en devient un membre très influent. Michel Houellebecq le remerciera d'ailleurs, pour le prix Goncourt 2010, finalement obtenu après dix années de tentations infructueuses, pour la Carte et le Territoire. « J'ai envie de remercier François Nourissier qui s'est tant battu pour que j'aie le prix. Son état de santé ne lui permet plus de siéger, mais lui permet de prendre de mes nouvelles et je crois qu'il va être heureux d'apprendre que j'ai fini par avoir le prix Goncourt», disait Houellebecq en novembre dernier. Nourissier a quitté la table de Drouant en 2008 pour raisons de santé. La maladie de Parkinson, qui modifie la capacité du cerveau à contrôler les mouvements, qui le touche depuis 1995, l'affecte durement. Quel rapport étrange un écrivain doit-il entretenir avec cette part de lui-même... Nourissier avait tenté de l'apprivoiser en la baptisant «Miss P». Il lui avait consacré deux livres, parlant en creux de ses effets dans A défaut de génie (2000), puis de sa mort attendue dans Le prince des Berlingots (2003). «La maladie m'a obligé à mettre un certain ordre dans ma vie, à écarter les faux-semblants et les vanités pour les remplacer par un peu de solitude et de réflexion», expliquait-il alors. Et d'écrire, dans cet ouvrage : «Les mots sont à la fête de ma vie : sous quelle forme leur rendra-t-on hommage quand on me portera en terre ?». Il en avait ensuite publié un dernier, «La Maison mélancolie», où il n'en parlait plus, comme un affront décidé à cette compagne de quinze ans.
L'écrivain et journaliste François Nourissier décédé mardi dernier des suites d'une maladie de Parkinson, alors âgé de 84 ans, une histoire de 60 ans qui s'achève, une histoire littéraire et mélancolique, Nourissier ayant publié son premier livre en 1951. Né en 1927 à Paris, d'un père exploitant forestier qui mourra huit ans après, et d'une mère qui l'accompagna longtemps, Nourissier a passé son enfance en banlieue puis à Paris à partir de 1940. Ses études sont décrites comme un peu chaotiques, malgré l'exemplarité du parcours, entre Louis-le-Grand et Sciences Po. Il publie son premier ouvrage en 1951, «L'Eau grise». L'année suivante, il devient secrétaire général des éditions Denoël. En 1965, son «Histoire française» est couronnée du grand prix du roman de l'Académie française. Pendant trente ans, il collabore à tous les grands journaux français, voyage beaucoup, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine, au Maghreb, mais c'est à la Vendée, sa terre de musarde, qu'il ménage des clins d'oeil dans presque tous ses livres. Conseiller aux éditions Grasset (1958-1996), il entre en 1988 à l'Académie Goncourt et en devient un membre très influent. Michel Houellebecq le remerciera d'ailleurs, pour le prix Goncourt 2010, finalement obtenu après dix années de tentations infructueuses, pour la Carte et le Territoire. « J'ai envie de remercier François Nourissier qui s'est tant battu pour que j'aie le prix. Son état de santé ne lui permet plus de siéger, mais lui permet de prendre de mes nouvelles et je crois qu'il va être heureux d'apprendre que j'ai fini par avoir le prix Goncourt», disait Houellebecq en novembre dernier. Nourissier a quitté la table de Drouant en 2008 pour raisons de santé. La maladie de Parkinson, qui modifie la capacité du cerveau à contrôler les mouvements, qui le touche depuis 1995, l'affecte durement. Quel rapport étrange un écrivain doit-il entretenir avec cette part de lui-même... Nourissier avait tenté de l'apprivoiser en la baptisant «Miss P». Il lui avait consacré deux livres, parlant en creux de ses effets dans A défaut de génie (2000), puis de sa mort attendue dans Le prince des Berlingots (2003). «La maladie m'a obligé à mettre un certain ordre dans ma vie, à écarter les faux-semblants et les vanités pour les remplacer par un peu de solitude et de réflexion», expliquait-il alors. Et d'écrire, dans cet ouvrage : «Les mots sont à la fête de ma vie : sous quelle forme leur rendra-t-on hommage quand on me portera en terre ?». Il en avait ensuite publié un dernier, «La Maison mélancolie», où il n'en parlait plus, comme un affront décidé à cette compagne de quinze ans.

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