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L'UGTA au pied du mur
Œuvres sociales dans l'Education
Publié dans Le Midi Libre le 19 - 04 - 2011

Tout porte à croire que la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE) s'apprête à faire son deuil des fonds des œuvres sociales dont elle avait jusque-là le monopole.
Tout porte à croire que la Fédération nationale des travailleurs de l'éducation (FNTE) s'apprête à faire son deuil des fonds des œuvres sociales dont elle avait jusque-là le monopole.
En effet le département de Benbouzid vient de convoquer à son siège, pour demain mercredi, les responsables de la FNTE afin de discuter de ce sujet. L'information a été rendue publique dans un communiqué diffusé dimanche par cette union professionnelle affiliée à l'UGTA. Constituées d'un fonds de quelque 330 milliard de centimes environ, les œuvres sociales, sont perçues par les syndicats autonomes comme une manne providentielle dans laquelle peuvent puiser quelques gens privilégiés de la centrale. Si les autorités ont fini par se laisser persuader de la nécessité d'instaurer une gestion collégiale de ces œuvres, cela a été rendu possible grâce à la pression continue des syndicats autonomes qui ont, à maintes reprises, réclamé un droit de regard sur ces fonds dont la gestion leur semble opaque. La pression exercée sur la tutelle a été telle que celle-ci a été amenée à geler ledit texte au mois d'août 2010. Les syndicats autonomes ont été du reste confortés par l'enquête menée par l'Inspection générale des finances (IGF). Cette enquête dont les conclusions ont été publiées dans la presse au mois d'avril 2010 a cloué au pilori le Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS). Le rapport de l'IGF a fait état entre autres de violation par les dirigeants des affectations de logements au bénéfice de personnes n'ayant aucun droit, et de « transgressions caractérisées des procédures en vigueur et un favoritisme au profit de certaines entreprises ». Plus qu'une nécessité, du reste, l'amendement du texte de loi grâce auquel le monopole de l'UGTA et de ses affiliés s'était maintenu, s'avère une nécessité absolu au regard des prescriptions de la Constitution du pays qui consacre le pluralisme syndical. Au demeurant le ministère de l'Education a mis en place au mois de mars passé une commission intersyndicale devant plancher sur un nouveau texte réglementaire qui viendra remplacer l'arrêté ministériel du 22 septembre 1994 relatif à la gestion des œuvres sociales. Cinq syndicats autonomes ont été associés à cette commission, il s'agit du Cnapest, Satef, Snapap, Snapest et l'UNPEF, ainsi que les deux syndicats affiliés à l'UGTA, à savoir le SNTE et la FNTE.
De son côté la FNTE a fait montre de « résistance » en organisant une « riposte » à l'effet de faire renoncer les autorités à leur décision d'associer les syndicats autonomes à la gestion du FNPOS. C'est pourquoi elle a dû faire appel à ses troupes devant la Maison du Peuple, tout en développant l'argument que les syndicats autonomes ne jouissent pas de suffisamment de représentativité. Un argument qui parait superflu lorsqu'on sait, que ce sont ces derniers qui ont été les seuls artisans des grèves qui ont émaillé le secteur plusieurs années durant. La question que l'on est en droit de se poser, est la suivante est-ce que le gouvernement irait jusqu'à reconnaître les syndicats autonomes comme des partenaires à part entière en les associant aux prochaines triparties ?
En effet le département de Benbouzid vient de convoquer à son siège, pour demain mercredi, les responsables de la FNTE afin de discuter de ce sujet. L'information a été rendue publique dans un communiqué diffusé dimanche par cette union professionnelle affiliée à l'UGTA. Constituées d'un fonds de quelque 330 milliard de centimes environ, les œuvres sociales, sont perçues par les syndicats autonomes comme une manne providentielle dans laquelle peuvent puiser quelques gens privilégiés de la centrale. Si les autorités ont fini par se laisser persuader de la nécessité d'instaurer une gestion collégiale de ces œuvres, cela a été rendu possible grâce à la pression continue des syndicats autonomes qui ont, à maintes reprises, réclamé un droit de regard sur ces fonds dont la gestion leur semble opaque. La pression exercée sur la tutelle a été telle que celle-ci a été amenée à geler ledit texte au mois d'août 2010. Les syndicats autonomes ont été du reste confortés par l'enquête menée par l'Inspection générale des finances (IGF). Cette enquête dont les conclusions ont été publiées dans la presse au mois d'avril 2010 a cloué au pilori le Fonds national de péréquation des œuvres sociales (FNPOS). Le rapport de l'IGF a fait état entre autres de violation par les dirigeants des affectations de logements au bénéfice de personnes n'ayant aucun droit, et de « transgressions caractérisées des procédures en vigueur et un favoritisme au profit de certaines entreprises ». Plus qu'une nécessité, du reste, l'amendement du texte de loi grâce auquel le monopole de l'UGTA et de ses affiliés s'était maintenu, s'avère une nécessité absolu au regard des prescriptions de la Constitution du pays qui consacre le pluralisme syndical. Au demeurant le ministère de l'Education a mis en place au mois de mars passé une commission intersyndicale devant plancher sur un nouveau texte réglementaire qui viendra remplacer l'arrêté ministériel du 22 septembre 1994 relatif à la gestion des œuvres sociales. Cinq syndicats autonomes ont été associés à cette commission, il s'agit du Cnapest, Satef, Snapap, Snapest et l'UNPEF, ainsi que les deux syndicats affiliés à l'UGTA, à savoir le SNTE et la FNTE.
De son côté la FNTE a fait montre de « résistance » en organisant une « riposte » à l'effet de faire renoncer les autorités à leur décision d'associer les syndicats autonomes à la gestion du FNPOS. C'est pourquoi elle a dû faire appel à ses troupes devant la Maison du Peuple, tout en développant l'argument que les syndicats autonomes ne jouissent pas de suffisamment de représentativité. Un argument qui parait superflu lorsqu'on sait, que ce sont ces derniers qui ont été les seuls artisans des grèves qui ont émaillé le secteur plusieurs années durant. La question que l'on est en droit de se poser, est la suivante est-ce que le gouvernement irait jusqu'à reconnaître les syndicats autonomes comme des partenaires à part entière en les associant aux prochaines triparties ?


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