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Cheikha Tetma… une rebelle à la voix de Stentor
Publié dans Le Midi Libre le 14 - 08 - 2011

La vie de la femme algérienne n'est pas de tout repos, encore moins pour les pionnières à l'instar de Cheikha Tetma qui a dû lutter sans répit pour pouvoir pratiquer sa passion : la musique andalouse.
La vie de la femme algérienne n'est pas de tout repos, encore moins pour les pionnières à l'instar de Cheikha Tetma qui a dû lutter sans répit pour pouvoir pratiquer sa passion : la musique andalouse.
Dans une société à forte tendances misogynes, où la femme est reléguée aux seules tâches ménagères, cette grande dame a subi les foudres des mentalités rétrogrades : elle sera reniée par les siens e.ée par les siens. Aujourd'hui, c'est l'une des fiertés artistique algériennes, elle est l'un des symboles du courage algérien conjugué au féminin.
Quand Tetma naquit en 1891, ses parents étaient séparés, elle grandira au sein de la famille de sa mère : Aouicha Bensari, une famille particulièrement mélomane. Premier enseignement à la mosquée Djamaâ Sid El Djabbar où elle apprend des valeurs religieuses et littéraire, ce qui fera d'elle une femme instruite, sachant lire, ce qui n'était pas le cas de la majorité des femmes de son époque.
Elle doit son enseignement musical principalement aux frères Mohamed et Ghouti Dib, qu'elle côtoya grâce à Cheikh Moulay Driss Medeghri, chez qui se réunissaient certains maîtres de l'époque.
En 1915, elle eut la chance de sa vie, celle de chanter en public, sur la place de la mairie où se tenait une foire. C'est grâce à Brahim Deraï qui l'avait sollicité pour se joindre à son orchestre en tant que soliste. Ce fût le déclic, c'est là qu'elle commença à se faire connaître, et à enregistrer ses 1ers disques 78 tours chez la maison Pathé… et c'est là qu'ont commencé les ennuis pour elle… car, certaines familles notables se sont révoltées contre le génie féminin, l'accusant du pire dans une pétition, la poussant ainsi à quitter Tlemcen, pour Fez, où elle s'installa pendant 05 ans. En 1925, elle revient dans sa ville natale, encore plus forte que jamais, et entame une autre série d'enregistrements chez Polyphone.
Faut-il rappeler qu'elle fût la 1ère artiste à avoir introduit le piano dans un orchestre à Tlemcen, grâce à Cheikh Djilali Zerrouki «le virtuose du piano», en qui Tetma avait trouvé le soutien du père spirituel.
Après la disparition de ce dernier en 1945, notre artiste s'installa à Alger, sollicitée par Boudali Safir pour faire partie de l'orchestre féminin, aux côtés de Fadhéla Dziria, Meriem Fekkaï, Reinette Daoud…
Elle rentra à Tlemcen en 1955, vieillie et fatiguée par les rudes épreuves rencontrées tout au long de sa carrière. Elle décéda le 22 avril 1962, quelques mois avant l'indépendance.
Elle reste la seule femme tlemcenienne de son époque à avoir bravé les limites de du conservatisme tlemcénien. Son courage, son talent, son génie et son courage ajoutés à ses qualités humaines, ont fait d'elle cet exemple pour les générations futures.Tetma a ainsi enregistré dans la sanâa, le hawzi, quelques chansonnettes, et une seule qacida dans le madih Chayeun Eûcht Laboud Tendem (de Cheikh Sidi Lakhdar Ben Khelouf), qui, ironie du sort, fera son dernier enregistrement auprès de la maison de disques Odéon.
Il est à souligné qu'elle avait entamé sa carrière en interprétant le «hawfi» une sorte de romance, de berceuse que les femmes tlemcéniennes chantaient en se poussant sur la balancelle ou en berçant leur bébé, ou encore pour meubler les soirées familiales...
«J'ai découvert des rochers entre lesquels coulait une eau abondante.
Je me suis rendu aux cascades pour les visiter
J'ai remarqué quatre jeunes femmes qui lavaient du linge
La première ô lune, la deuxième du cristal
La troisième ô mon frère a enflammé mon cœur
Et la quatrième, ô mon frère, une brûlure sans feu.»
Elle était dotée d'une voix ensorcelante et puissante. Elle jouait parfaitement de la «kouitra» et du violon. Son niveau d'instruction en arabe était appréciable pour l'époque. Cheikha Tetma pouvait de ce fait assimiler très vite les poèmes qu'on lui présentait en y ajoutant la manière.
Dans une société à forte tendances misogynes, où la femme est reléguée aux seules tâches ménagères, cette grande dame a subi les foudres des mentalités rétrogrades : elle sera reniée par les siens e.ée par les siens. Aujourd'hui, c'est l'une des fiertés artistique algériennes, elle est l'un des symboles du courage algérien conjugué au féminin.
Quand Tetma naquit en 1891, ses parents étaient séparés, elle grandira au sein de la famille de sa mère : Aouicha Bensari, une famille particulièrement mélomane. Premier enseignement à la mosquée Djamaâ Sid El Djabbar où elle apprend des valeurs religieuses et littéraire, ce qui fera d'elle une femme instruite, sachant lire, ce qui n'était pas le cas de la majorité des femmes de son époque.
Elle doit son enseignement musical principalement aux frères Mohamed et Ghouti Dib, qu'elle côtoya grâce à Cheikh Moulay Driss Medeghri, chez qui se réunissaient certains maîtres de l'époque.
En 1915, elle eut la chance de sa vie, celle de chanter en public, sur la place de la mairie où se tenait une foire. C'est grâce à Brahim Deraï qui l'avait sollicité pour se joindre à son orchestre en tant que soliste. Ce fût le déclic, c'est là qu'elle commença à se faire connaître, et à enregistrer ses 1ers disques 78 tours chez la maison Pathé… et c'est là qu'ont commencé les ennuis pour elle… car, certaines familles notables se sont révoltées contre le génie féminin, l'accusant du pire dans une pétition, la poussant ainsi à quitter Tlemcen, pour Fez, où elle s'installa pendant 05 ans. En 1925, elle revient dans sa ville natale, encore plus forte que jamais, et entame une autre série d'enregistrements chez Polyphone.
Faut-il rappeler qu'elle fût la 1ère artiste à avoir introduit le piano dans un orchestre à Tlemcen, grâce à Cheikh Djilali Zerrouki «le virtuose du piano», en qui Tetma avait trouvé le soutien du père spirituel.
Après la disparition de ce dernier en 1945, notre artiste s'installa à Alger, sollicitée par Boudali Safir pour faire partie de l'orchestre féminin, aux côtés de Fadhéla Dziria, Meriem Fekkaï, Reinette Daoud…
Elle rentra à Tlemcen en 1955, vieillie et fatiguée par les rudes épreuves rencontrées tout au long de sa carrière. Elle décéda le 22 avril 1962, quelques mois avant l'indépendance.
Elle reste la seule femme tlemcenienne de son époque à avoir bravé les limites de du conservatisme tlemcénien. Son courage, son talent, son génie et son courage ajoutés à ses qualités humaines, ont fait d'elle cet exemple pour les générations futures.Tetma a ainsi enregistré dans la sanâa, le hawzi, quelques chansonnettes, et une seule qacida dans le madih Chayeun Eûcht Laboud Tendem (de Cheikh Sidi Lakhdar Ben Khelouf), qui, ironie du sort, fera son dernier enregistrement auprès de la maison de disques Odéon.
Il est à souligné qu'elle avait entamé sa carrière en interprétant le «hawfi» une sorte de romance, de berceuse que les femmes tlemcéniennes chantaient en se poussant sur la balancelle ou en berçant leur bébé, ou encore pour meubler les soirées familiales...
«J'ai découvert des rochers entre lesquels coulait une eau abondante.
Je me suis rendu aux cascades pour les visiter
J'ai remarqué quatre jeunes femmes qui lavaient du linge
La première ô lune, la deuxième du cristal
La troisième ô mon frère a enflammé mon cœur
Et la quatrième, ô mon frère, une brûlure sans feu.»
Elle était dotée d'une voix ensorcelante et puissante. Elle jouait parfaitement de la «kouitra» et du violon. Son niveau d'instruction en arabe était appréciable pour l'époque. Cheikha Tetma pouvait de ce fait assimiler très vite les poèmes qu'on lui présentait en y ajoutant la manière.


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