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La Syrie et la Russie auraient-elles piégé la Ligue arabe ? ∞
Publié dans Le Midi Libre le 08 - 02 - 2012

La mission des observateurs arabes envoyés en Syrie a tourné à l'échec. Les ministres arabes ont plié bagage Mais, selon un diplomate en poste dans la capitale syrienne «Les observateurs ont dû recevoir un message clair de Damas que s'ils embêtaient trop le régime, ils n'auraient pas droit à une deuxième visite » Or la Ligue joue une partie de sa crédibilité dans cette affaire. « C'est la première fois qu'elle intervient ainsi Comment en est-on arrivé là ? En fait, la Ligue arabe s'est fait piéger par la Syrie et son allié russe, quand elle a signé le lundi 19 décembre le protocole d'accord sur l'envoi d'observateurs dans un pays secoué par une révolte populaire, réprimée par les forces de sécurité de Bashar el-Assad (5 000 morts selon l'Onu. Quelques jours auparavant, le mercredi 14 janvier le Qatar, qui dirige le comité ministériel de la Ligue, constatant le refus de Damas de parapher le texte, avait décidé de reporter le dossier au Conseil de sécurité de l'Onu à New York. Mais le lendemain, premier contre temps : l'Irak annonce qu'elle va prendre une initiative et engage des pourparlers avec Damas. «On n'a jamais su ce qu'il y avait derrière cette initiative», reconnait le diplomate. De toute façon, la violence qui a repris à Bagdad plombe le projet irakien. Second coup de théâtre : la Russie, qui préside jusqu'à fin décembre le Conseil de sécurité, présente à la surprise générale un projet de résolution sur la Syrie. Ce projet a tué la tentative du Qatar et de la Ligue de passer par l'étape onusienne Dans la foulée, Moscou convoque le vice-président syrien Farouk al-Shara, et met la pression sur Bashar el-Assad, lui demandant de se montrer coopératif avec les observateurs. Damas obtempère tout en sachant, comme Moscou, que la Ligue arabe n'a pas les moyens d'agir dans l'urgence. Le piège se refermera.
Le pouvoir syrien reste fidèle à sa stratégie, qui consiste à gagner du temps. D'autres observateurs sont arrivés dans le courant du mois de janvier. Leur mission se prolongera pendant quelques semaines. Ensuite, leur rapport dénoncera l'obstruction de Damas. Lequel consentira alors à desserrer l'étau, admettant une autre équipe d'observateurs sur le terrain. «Ce qui devrait nous amener vers le mois de mars», anticipe le diplomate. Or le 1er avril, l'Irak va succéder au Qatar pour diriger les débats de la Ligue arabe. Bagdad étant beaucoup plus compréhensif à l'égard d'Assad, la pression devrait alors se relâcher sur la Syrie. «On sera à trois semaines du premier tour de la présidentielle en France, note le diplomate, et on entrera de plain pied dans la campagne américaine». En Occident, les préoccupations devraient avoir changé de nature. C'est du moins ce qu'espère la Syrie.
L'Iran allié aussi du régime de Bachar Al Assad a réagi favorablement au veto sino-russe au conseil de sécurité de l'ONU sur le projet de résolution condamnant les violences en Syrie, estimant que ce rejet etait juste, a rapporté l'agence officielle Irna. «En opposant leur veto aux propositions de sanctions, la Chine et la Russie ont fait quelque chose de juste et conforme à un bon comportement international», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence. «Le Conseil de sécurité est devenu un outil de l'Occident pour ses actions d'intimidation et ses charges en solitaire contre d'autres nations, et cette fois ci la Russie et la Chine s'y sont opposées», a ajouté M. Salehi.
Selon M. Salehi , le Conseil de sécurité voulait avec «ses sanctions s'engager sur la voie qui lui permet de décider du sort d'un chef d'Etat», soulignant que les fonctions de ce conseil ne prévoient pas «d'interfèrer dans les affaires intérieures des autres pays».
Les violences dans ce pays ont fait au moins 6.000 morts selon des militants. Un veto russe et chinois avait bloqué une précédente résolution à l'Onu en octobre 2011. Cette fois-ci, les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte, qui condamnait les «violations flagrantes» des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la Ligue arabe le 22 janvier
R. I./ Le Figaro
La mission des observateurs arabes envoyés en Syrie a tourné à l'échec. Les ministres arabes ont plié bagage Mais, selon un diplomate en poste dans la capitale syrienne «Les observateurs ont dû recevoir un message clair de Damas que s'ils embêtaient trop le régime, ils n'auraient pas droit à une deuxième visite » Or la Ligue joue une partie de sa crédibilité dans cette affaire. « C'est la première fois qu'elle intervient ainsi Comment en est-on arrivé là ? En fait, la Ligue arabe s'est fait piéger par la Syrie et son allié russe, quand elle a signé le lundi 19 décembre le protocole d'accord sur l'envoi d'observateurs dans un pays secoué par une révolte populaire, réprimée par les forces de sécurité de Bashar el-Assad (5 000 morts selon l'Onu. Quelques jours auparavant, le mercredi 14 janvier le Qatar, qui dirige le comité ministériel de la Ligue, constatant le refus de Damas de parapher le texte, avait décidé de reporter le dossier au Conseil de sécurité de l'Onu à New York. Mais le lendemain, premier contre temps : l'Irak annonce qu'elle va prendre une initiative et engage des pourparlers avec Damas. «On n'a jamais su ce qu'il y avait derrière cette initiative», reconnait le diplomate. De toute façon, la violence qui a repris à Bagdad plombe le projet irakien. Second coup de théâtre : la Russie, qui préside jusqu'à fin décembre le Conseil de sécurité, présente à la surprise générale un projet de résolution sur la Syrie. Ce projet a tué la tentative du Qatar et de la Ligue de passer par l'étape onusienne Dans la foulée, Moscou convoque le vice-président syrien Farouk al-Shara, et met la pression sur Bashar el-Assad, lui demandant de se montrer coopératif avec les observateurs. Damas obtempère tout en sachant, comme Moscou, que la Ligue arabe n'a pas les moyens d'agir dans l'urgence. Le piège se refermera.
Le pouvoir syrien reste fidèle à sa stratégie, qui consiste à gagner du temps. D'autres observateurs sont arrivés dans le courant du mois de janvier. Leur mission se prolongera pendant quelques semaines. Ensuite, leur rapport dénoncera l'obstruction de Damas. Lequel consentira alors à desserrer l'étau, admettant une autre équipe d'observateurs sur le terrain. «Ce qui devrait nous amener vers le mois de mars», anticipe le diplomate. Or le 1er avril, l'Irak va succéder au Qatar pour diriger les débats de la Ligue arabe. Bagdad étant beaucoup plus compréhensif à l'égard d'Assad, la pression devrait alors se relâcher sur la Syrie. «On sera à trois semaines du premier tour de la présidentielle en France, note le diplomate, et on entrera de plain pied dans la campagne américaine». En Occident, les préoccupations devraient avoir changé de nature. C'est du moins ce qu'espère la Syrie.
L'Iran allié aussi du régime de Bachar Al Assad a réagi favorablement au veto sino-russe au conseil de sécurité de l'ONU sur le projet de résolution condamnant les violences en Syrie, estimant que ce rejet etait juste, a rapporté l'agence officielle Irna. «En opposant leur veto aux propositions de sanctions, la Chine et la Russie ont fait quelque chose de juste et conforme à un bon comportement international», a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, cité par l'agence. «Le Conseil de sécurité est devenu un outil de l'Occident pour ses actions d'intimidation et ses charges en solitaire contre d'autres nations, et cette fois ci la Russie et la Chine s'y sont opposées», a ajouté M. Salehi.
Selon M. Salehi , le Conseil de sécurité voulait avec «ses sanctions s'engager sur la voie qui lui permet de décider du sort d'un chef d'Etat», soulignant que les fonctions de ce conseil ne prévoient pas «d'interfèrer dans les affaires intérieures des autres pays».
Les violences dans ce pays ont fait au moins 6.000 morts selon des militants. Un veto russe et chinois avait bloqué une précédente résolution à l'Onu en octobre 2011. Cette fois-ci, les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte, qui condamnait les «violations flagrantes» des droits de l'Homme par le régime syrien et appelait à une transition démocratique suivant le plan adopté par la Ligue arabe le 22 janvier
R. I./ Le Figaro


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