Commerce: permanence respectée à 99% par les commerçants au 1er jour de l'Aïd el Fitr    Le romancier Samir Kacimi anime des ateliers d'écriture virtuels    Benbouzid dévoile les priorités du secteur après la levée du confinement    Territoires Non Autonomes: l'Eucoco rappelle le droit des peuples à l'autodétermination    Aid El Fitr: le Président Tebboune présente ses vœux aux éléments de l'ANP et des travailleurs du corps médical    Le ministre de la Communication salue les efforts des travailleurs du secteur    Campagne de récolte de pommes de terre de saison : un rendement record à Mostaganem    COVID-19: 157 bus mobilisés pour le transport quotidien des personnels de la santé    Arts Martiaux / Classement Ligue Onechampionship: l'Algérien Mahmoudi au pied du podium    Le Premier ministre présente ses vœux au peuple algérien à l'occasion de l'Aïd El-fitr    Le discours intégral de Tebboune    Covid-19: la crise sanitaire entraînerait des transformations numériques "majeures" en Afrique    195 nouveaux cas confirmés et 10 décès enregistrés en Algérie    Hand-MCO: pour un changement du système de compétition des 2 premiers paliers    La détente est nécessaire et possible    CIO : Report des JO-2021 ?    Reprise de la compétition : Trois scénarios pour l'actuelle saison    Jamal Khashoggi : Le pardon de ses fils est «choquant»    L'Affaire Halfaya prend une autre tournure    5 ans de prison ferme requis    Rassemblement des femmes à Béjaïa    Proche-Orient : Les Palestiniens refusent l'aide médicale de MBZ    Défense ; Les Etats-Unis se retirent du traité «Open Sky»    Distribution de 200 000 masques à Tizi Ouzou    On vous le dit    Brèves    Khemis El Khechna : Le marché de gros cédé à 16,2 milliards    Editions Chihab : Mère des Cités, un sacré polar    Au royaume de Massinissa, Jugurtha, Koceila et Dihya    Oran : Les artistes anonymes, autres victimes collatérales de la pandémie    L'année judiciaire ne sera pas clôturée le 15 juillet    Beaucoup reste à faire    La production de la fraise en net recul à Jijel    Les travaux traînent en longueur    Indignation contre une loi sur la sécurité nationale de Pékin    Les feuilles de l'automne    Zemmamouche parti pour rester    Anthar Yahia estime qu'"il n'y a pas assez de terrains"    Des voix dénoncent l'annexion de la Cisjordanie occupée par Israël    Plus de 660 000 déplacés dans le monde depuis fin mars    Lancement d'une campagne artistique en hommage au personnel soignant    "Je finalise un essai sur le règne de Bouteflika"    Une soirée ramadhanesque avec Hind Boukella    La fin de Cheikh Shamessedine sur Ennahar TV    AID EL-FITR : Les journées du 1er et 2 chaoual chômées et payées    Le Président de la République reçoit un appel téléphonique de son homologue égyptien    Les cas confirmés de Covid-19 en hausse dans la bande de Ghaza    L'espoir, cet emprunt fait au bonheur !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Exposition sur l'influence universelle de Picasso
Musée Picasso de Barcelone
Publié dans Le Midi Libre le 09 - 03 - 2014

A travers 58 oeuvres signées de l'Américain Andy Warhol, du Britannique Banksy, mais aussi de peintres africains ou sud-américains, le musée Picasso de Barcelone témoigne dans une exposition de l'influence du maître espagnol, mort il y a 41 ans, sur l'art contemporain des cinq continents. Ouverte au public jeudi et programmée jusqu'au 29 juin, l'exposition
A travers 58 oeuvres signées de l'Américain Andy Warhol, du Britannique Banksy, mais aussi de peintres africains ou sud-américains, le musée Picasso de Barcelone témoigne dans une exposition de l'influence du maître espagnol, mort il y a 41 ans, sur l'art contemporain des cinq continents. Ouverte au public jeudi et programmée jusqu'au 29 juin, l'exposition
"Post-Picasso, réactions contemporaines" constitue le grand événement de la saison pour le musée catalan, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire. L'exposition ne présente pas seulement des tableaux ou sculptures de Picasso, né à Malaga, dans le sud de l'Espagne, en 1881, mort à Mougins, dans le sud de la France, en 1973. L'objectif est aussi de démontrer que "son oeuvre et sa réputation continuent de générer un dialogue et un débat fructueux avec des artistes contemporains à travers le monde", explique le musée. "Picasso est l'artiste qui m'a le plus influencé depuis l'enfance", reconnaissait le peintre turc Bedri Baykam à l'inauguration de l'exposition, qui présente l'un de ses tableaux,
"Le harem d'Avignon a cent ans", une interprétation de l'une des œuvres maîtresses de Picasso, "Les demoiselles d'Avignon". Au total, l'exposition réunit des oeuvres de 41 artistes venant des cinq continents, sur une large gamme de supports : peinture, vidéo, photo, sculpture et gravure.
"C'est l'approche globale que nous voulions exprimer par cette exposition, conçue non pas pour mettre en valeur le travail d'artistes européens ou américains, mais pour regarder bien au-delà", explique le commissaire, Michael FitzGerald. Les galeries du musée exposent ainsi des oeuvres du Congolais Cheri Samba ou du Sud-africain Jantjes, de l'Irakien Dia al-Azzawi, du Brésilien Vik Muniz, de l'Indien Atul Dodiya ou des Argentins Guillermo Kuitca et Constanza Piaggio.
"La diversité était un objectif prioritaire et nous a permis de découvrir de nombreuses oeuvres contemporaines relativement méconnues", ajoute le commissaire. L'artiste britannique de rue Banksy a été chargé du message de bienvenue : sur une plaque de marbre est gravée la célèbre citation de Pablo Picasso : "Les mauvais artistes copient, les grands artistes volent", au-dessus de la signature, barrée, de Picasso, remplacée par celle de Bansky.
S'ouvre alors un parcours en six étapes, retraçant les temps forts de l'œuvre de Picasso : le cubisme, la période bleue et la période rose, le surréalisme, les dernières oeuvres, "Les Demoiselles d'Avignon" et enfin l'oeuvre maîtresse, "Guernica". Dans la salle consacrée à ce tableau, cri de colère contre les atrocités de la Guerre civile espagnole, l'exposition montre comment Guernica a marqué de nombreux artistes qui ont dénoncé des violations des droits de l'homme à la fin du XXème siècle: De la critique du racisme par l'Afro-Américaine Faith Ringgold, à la guerre du Soudan dépeinte par Ibrahim el-Salahi dans
"L'inévitable", un tableau qu'il a peint après avoir été emprisonné dans son pays. "Picasso nous a transmis un magnifique héritage de créativité et d'originalité. Je souhaite qu'en observant son travail, il nous reste quelque chose de son génie et de son courage", déclarait l'artiste soudanais à l'inauguration.
Dans une oeuvre clairement engagée, "Nid d'oiseau dans le style cubiste", le peintre chinois Zhang Hongtu déstructure dans le plus pur style de Picasso le stade olympique de Pékin pour revendiquer le respect des droits de l'homme. L'exposition révèle aussi la trace de Picasso sur l'oeuvre d'artistes emblématiques comme Andy Warhol ou l'Américain d'origine haïtienne et portoricaine Jean-Michel Basquiat, dont l'évolution du dessin à la peinture figurative témoigne clairement de l'influence du peintre espagnol.
Le dialogue noué entre Basquiat et l'oeuvre tardive de Picasso s'exprime particulièrement dans le tableau "Sans titre (Pablo Picasso)", portrait du peintre espagnol adolescent, dont le nez et la coiffure s'inspirent de ceux de l'Américain.
"Post-Picasso, réactions contemporaines" constitue le grand événement de la saison pour le musée catalan, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire. L'exposition ne présente pas seulement des tableaux ou sculptures de Picasso, né à Malaga, dans le sud de l'Espagne, en 1881, mort à Mougins, dans le sud de la France, en 1973. L'objectif est aussi de démontrer que "son oeuvre et sa réputation continuent de générer un dialogue et un débat fructueux avec des artistes contemporains à travers le monde", explique le musée. "Picasso est l'artiste qui m'a le plus influencé depuis l'enfance", reconnaissait le peintre turc Bedri Baykam à l'inauguration de l'exposition, qui présente l'un de ses tableaux,
"Le harem d'Avignon a cent ans", une interprétation de l'une des œuvres maîtresses de Picasso, "Les demoiselles d'Avignon". Au total, l'exposition réunit des oeuvres de 41 artistes venant des cinq continents, sur une large gamme de supports : peinture, vidéo, photo, sculpture et gravure.
"C'est l'approche globale que nous voulions exprimer par cette exposition, conçue non pas pour mettre en valeur le travail d'artistes européens ou américains, mais pour regarder bien au-delà", explique le commissaire, Michael FitzGerald. Les galeries du musée exposent ainsi des oeuvres du Congolais Cheri Samba ou du Sud-africain Jantjes, de l'Irakien Dia al-Azzawi, du Brésilien Vik Muniz, de l'Indien Atul Dodiya ou des Argentins Guillermo Kuitca et Constanza Piaggio.
"La diversité était un objectif prioritaire et nous a permis de découvrir de nombreuses oeuvres contemporaines relativement méconnues", ajoute le commissaire. L'artiste britannique de rue Banksy a été chargé du message de bienvenue : sur une plaque de marbre est gravée la célèbre citation de Pablo Picasso : "Les mauvais artistes copient, les grands artistes volent", au-dessus de la signature, barrée, de Picasso, remplacée par celle de Bansky.
S'ouvre alors un parcours en six étapes, retraçant les temps forts de l'œuvre de Picasso : le cubisme, la période bleue et la période rose, le surréalisme, les dernières oeuvres, "Les Demoiselles d'Avignon" et enfin l'oeuvre maîtresse, "Guernica". Dans la salle consacrée à ce tableau, cri de colère contre les atrocités de la Guerre civile espagnole, l'exposition montre comment Guernica a marqué de nombreux artistes qui ont dénoncé des violations des droits de l'homme à la fin du XXème siècle: De la critique du racisme par l'Afro-Américaine Faith Ringgold, à la guerre du Soudan dépeinte par Ibrahim el-Salahi dans
"L'inévitable", un tableau qu'il a peint après avoir été emprisonné dans son pays. "Picasso nous a transmis un magnifique héritage de créativité et d'originalité. Je souhaite qu'en observant son travail, il nous reste quelque chose de son génie et de son courage", déclarait l'artiste soudanais à l'inauguration.
Dans une oeuvre clairement engagée, "Nid d'oiseau dans le style cubiste", le peintre chinois Zhang Hongtu déstructure dans le plus pur style de Picasso le stade olympique de Pékin pour revendiquer le respect des droits de l'homme. L'exposition révèle aussi la trace de Picasso sur l'oeuvre d'artistes emblématiques comme Andy Warhol ou l'Américain d'origine haïtienne et portoricaine Jean-Michel Basquiat, dont l'évolution du dessin à la peinture figurative témoigne clairement de l'influence du peintre espagnol.
Le dialogue noué entre Basquiat et l'oeuvre tardive de Picasso s'exprime particulièrement dans le tableau "Sans titre (Pablo Picasso)", portrait du peintre espagnol adolescent, dont le nez et la coiffure s'inspirent de ceux de l'Américain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.