Présidentielle du 12 décembre: Taux de participation global de 39,93%    Présidentielle: l'annonce des résultats définitifs entre le 16 et le 25 décembre    OGC Nice: Atal, Vieira donne des précisions    Présidentielle: le taux de participation par wilayas annoncé à 15h    Bordj Bou Arréridj: changement du lieu de vote pour "harcèlements d'opposants" au scrutin (ANIE)    Bureaux de vote fermés, urnes saccagées    Brèves    Les citoyens hostiles au vote de plus en plus nombreux dans les rues d'Alger    Présidentielle: "une opportunité pour une nouvelle République fondée sur les jeunes"    L'Algérie condamne "avec la plus grande force" l'attaque contre l'armée au Niger    Nouveaux pourparlers de paix à Juba entre rebelles et Khartoum    Préserver cette institution de solidarité entre générations    Vers le report des 32es de finale de la Coupe d'Algérie    MCO : La voie royale pour les Oranais    Résiliation du contrat du gardien de but Salhi    Casoni viré, Mekhazni-Meguellati pour l'intérim    Ligue-Présidents de club professionnel : Le bras de fer éternel    Un an de prison dont 3 mois fermes contre le dessinateur «Nime»    Projet de traduction des plus importants écrits algériens en langue française    ACTUCULT    Est-ce un constat amer ou un brûlot ?    Bangkok en haut du classement    Cinq morts dans une attaque des shebab    Fin de la phase aller le 21 décembre    Air Algérie contrainte d'installer une cellule de crise    165 foyers raccordés au gaz naturel    La frontière algéro-tunisienne ne sera pas fermée    La circulation routière fortement perturbée    Un boycott inédit en perspective    Exportation de 460 000 tonnes de ciment    Eric Zemmour sera jugé le 22 janvier prochain    Le triptyque de l'édification de la citoyenneté    Ouverture de plusieurs ateliers et clubs artistiques et pédagogiques    Trois auteurs présentent leurs nouveautés au public    COP25 sur le climat : La protection de la nature cherche sa place    FAF - Coupe d'Algérie - 32èmes de finale: ASAM - JSK et CSC - NCM en tête d'affiche    Formation professionnelle : S'adapter aux évolutions    Constantine: Plus de 8.400 capsules de psychotropes saisies en moins de 10 jours    Dans la nuit de la prison d'El-Harrach    Maroc: Une pétition déposée au Parlement pour l'abrogation de lois "liberticides"    Relizane : Près de 6.400 employés dans le cadre du DAIP concernés par la confirmation    Polémique au Mali : Le chef de la Minusma à Kidal serait sur le départ    Afrique du sud : La Sud-Africaine Zozibini Tunzi est Miss Univers 2019    Gabon : L'opposant Jean Ping dénonce la " monarchisation de la République "    Tunisie : Les parlementaires doivent être à la hauteur de leur responsabilité    La voie de la vérité historique    Oran : L'ex-directeur de l'agence foncière de Bir El-Djir condamné à 3 ans de prison ferme    Patrimoine immatériel du sud: Des Hauts plateaux aux Oasis, la chanson saharienne    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'atemporalité d'un artiste de génie
A BARCELONE, L'INFLUENCE UNIVERSELLE DE PICASSO
Publié dans L'Expression le 09 - 03 - 2014


Des oeuvres et une mémoire
L'objectif est aussi de démontrer que «son oeuvre et sa réputation continuent de générer un dialogue et un débat fructueux avec des artistes contemporains à travers le monde», explique le Musée.
A travers 58 oeuvres signées de l'Américain Andy Warhol, du Britannique Banksy, mais aussi de peintres africains ou sud-américains, le Musée Picasso de Barcelone témoigne dans une exposition de l'influence du maître espagnol, mort il y a 41 ans, sur l'art contemporain des cinq continents. Ouverte au public jeudi dernier et programmée jusqu'au 29 juin, l'exposition «Post-Picasso, réactions contemporaines» constitue le grand événement de la saison pour le musée catalan, qui célèbre cette année son 50e anniversaire.
L'exposition ne présente pas seulement des tableaux ou sculptures de Picasso, né à Malaga, dans le sud de l'Espagne, en 1881, mort à Mougins, dans le sud de la France, en 1973. L'objectif est aussi de démontrer que «son oeuvre et sa réputation continuent de générer un dialogue et un débat fructueux avec des artistes contemporains à travers le monde», explique le musée. «Picasso est l'artiste qui m'a le plus influencé depuis l'enfance», reconnaissait le peintre turc, Bedri Baykam, à l'inauguration de l'exposition qui présente l'un de ses tableaux, Le harem d'Avignon a cent ans, une interprétation de l'une des oeuvres maîtresses de Picasso, Les demoiselles d'Avignon.
Au total, l'exposition réunit des oeuvres de 41 artistes venant des cinq continents sur une large gamme de supports: peinture, vidéo, photo, sculpture et gravure.
«C'est l'approche globale que nous voulions exprimer par cette exposition, conçue, non pas pour mettre en valeur le travail d'artistes européens ou américains, mais pour regarder bien au-delà», explique le commissaire, Michael Fitz Gerald. Les galeries du musée exposent ainsi des oeuvres du Congolais Cheri Samba ou du Sud-Africain Jantjes, de l'Irakien Dia al-Azzawi, du Brésilien Vik Muniz, de l'Indien Atul Dodiya ou des Argentins Guillermo Kuitca et Constanza Piaggio.
«La diversité était un objectif prioritaire et cela nous a permis de découvrir de nombreuses oeuvres contemporaines relativement méconnues», ajoute le commissaire. L'artiste britannique de rue Banksy a été chargé du message de bienvenue: sur une plaque de marbre est gravée la célèbre citation de Pablo Picasso: «Les mauvais artistes copient, les grands artistes volent», au-dessus de la signature, barrée, de Picasso, remplacée par celle de Bansky. S'ouvre alors un parcours en six étapes retraçant les temps forts de l'oeuvre de Picasso: le cubisme, la période bleue et la période rose, le surréalisme, les dernières oeuvres, Les Demoiselles d'Avignon et enfin l'oeuvre maîtresse, Guernica.
Dans la salle consacrée à ce tableau, cri de colère contre les atrocités de la Guerre civile espagnole, l'exposition montre comment Guernica a marqué de nombreux artistes qui ont dénoncé des violations des droits de l'homme à la fin du XXe siècle: De la critique du racisme par l'Afro-Américaine Faith Ringgold, à la guerre du Soudan dépeinte par Ibrahim el-Salahi dans L'inévitable, un tableau qu'il a peint après avoir été emprisonné dans son pays. «Picasso nous a transmis un magnifique héritage de créativité et d'originalité. Je souhaite qu'en observant son travail, il nous reste quelque chose de son génie et de son courage», déclarait l'artiste soudanais à l'inauguration.
Dans une oeuvre clairement engagée, Nid d'oiseau dans le style cubiste, le peintre chinois, Zhang Hongtu, déstructure dans le plus pur style de Picasso le stade olympique de Pékin pour revendiquer le respect des droits de l'homme.
L'exposition révèle aussi la trace de Picasso sur l'oeuvre d'artistes emblématiques comme Andy Warhol ou l'Américain d'origine haïtienne et portoricaine, Jean-Michel Basquiat, dont l'évolution du dessin à la peinture figurative témoigne clairement de l'influence du peintre espagnol.
Le dialogue noué entre Basquiat et l'oeuvre tardive de Picasso s'exprime particulièrement dans le tableau Sans titre (Pablo Picasso), portrait du peintre espagnol adolescent, dont le nez et la coiffure s'inspirent de ceux de l'Américain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.