L'Algérie au coeur d'un ouvrage de référence paru à Washington    Hydrocarbures: l'Algérie possède des capacités importantes de production    Zaalane appelle à accorder “la priorité absolue” à l'entretien des routes    Deux casemates pour terroristes détruites par l'ANP à Chlef et Boumerdès (MDN)    Brexit: Que va-t-il se passer après le rejet de l'accord par le parlement britannique?    Le pays est surendetté et en état de faillite : La contestation sociale gagne le Zimbabwe    La CPI lave de tout soupçon l'ex-président ivoirien : Laurent Gbagbo acquitté    Le retour de Boudiaf    Nouvel an amazigh 2969 : La tradition perpétuée en Kabylie    Expositions, conférences et ateliers à Bouira    La journée du «doute»    Selon des syndicats de l'Education: La grève du 21 janvier inévitable    Statut particulier, hausse des salaires, formation: Les imams satisfaits des discussions    Grippe saisonnière: Le ministère de la Santé rappelle la nécessité de se faire vacciner    Ballon carré    Football - Mercato d'hiver: Une transhumance aux résultats incertains    LFP - Réunion demain pour présenter le nouveau SG    L'Alliance présidentielle dans l'expectative    Baghdad Bounedjah élu ballon d'or Algérien 2018    Ligue des champions (2e J/ Gr.D) Al-Ahly du Caire : Forfait de cinq joueurs égyptiens face à la JS Saoura    Tahrat gravement touché au genou    Priorité de tous : le bien-être du peuple    10èmes Journées internationales du Marketing Touristique : La "destination Algérie"… le défi de 2019    Le nœud syrien sera-t-il dénoué sans les USA?    Algérie -Afrique du Sud : Signature d'une feuille de route pour renforcer la coopération économique et commerciale    En visite à Alger : Bedoui appelle à la création de délégations au niveau des nouvelles circonscriptions administratives    Fièvre aphteuse-peste des petits ruminants : Aucun impact sur les bêtes de sacrifice de l'Aïd El Adha    Un crime odieux pour 200 euros !    Des responsables limogés    Le président du Parlement libéré après avoir été brièvement détenu    M. Mohamed Ayadi à propos de la Transsaharienne : "Pour un meilleur développement des liens économiques entre les pays qui y seront reliés"    L'usine mise sous audit    6 productions en compétition    «Retrait américain» et repositionnement des autres acteurs    Un aboutissement de la revendication identitaire    Pour l'institution d'un prix «Si Muhend U Mhand»    MASCARA : Découverte de 15 bombes artisanales à Maoussa    TIERS PRESIDENTIEL : Report de l'installation des nouveaux sénateurs    11 janvier 1992-11 janvier 2018 : La fable criminelle de la sauvegarde de la démocratie    FFS : vers le rejet de la présidentielle    Choc à Constantine, derby au centre    Makri candidat ?    Anniversaire ... en prison    Lettre aux Français du président : «Je ne vous ai pas compris !»    L'énigme Hamrouche    Cortesse, un pan d'histoire à l'abandon    CAN-2019 : Le tirage au sort de la phase finale début avril    Le Hic en mini-tournée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Emmanuel Macron renonce
Débat controversé sur l'immigration
Publié dans Le Midi Libre le 17 - 12 - 2018

Un mouvement d'indignation a répondu à l'annonce duprésident françaisEmmanuel Macron, la semainedernière, d'organiser un débatnational sur l'immigration.
Un mouvement d'indignation a répondu à l'annonce duprésident françaisEmmanuel Macron, la semainedernière, d'organiser un débatnational sur l'immigration.
Uneindignation d'autant plus vive quele thème, associé à l'identiténationale dans son adresse à laNation, n'a pas été un axe de sacampagne électorale. Pas plusqu'il n'a émergé dans le cadre de larévolte des "gilets jaunes" àlaquelle était censé répondre le discours de lundi dernier."Je veux aussi que nous mettionsd'accord la nation avec elle-même,sur ce qu'est son identité profonde,que nous abordions la questionde l'immigration", a déclaréEmmanuel Macron. Face au tollésoulevé, le gouvernement a finipar reculer.L'immigration ne sera plus qu'unsous-thème abordé dans le cadre dela question sur la démocratie et lacitoyenneté."Ce sujet, il ne faut pas l'éviter.Mais il ne faut pas le traiter à part. Si on en fait un sujet à part,on en fait un totem. Or, on saitque c'est sensible", a reconnu lePremier ministère. Le porte-parole du gouvernementa expliqué qu'il fallait quandmême mettre sur la table "lessujets dont on ne souhaite pasqu'ils soient instrumentalisés"par l'Extrême droite. Marine Le Pen a répondu.
"Plus que du déni, c'est de la censure", a-t-elle dénoncé. Juste avant ce recul, la question figurait bien mercredi dans lecommuniqué préparé à l'avance du Conseil des ministres. "Quelles sont les attentes et les inquiétudes des Français relatives à l'immigration, dans un contexte de mondialisation et de laïcité parfois bousculée ?" Telle que posée, la questionvise clairement les musulmanset valide un sentiment d'inquiétude que la diffusion de leur religion propagerait en France. Le Premier ministre, Edouard Philippe, ancien de l'UMP, s'est souvenu que le même débat a eu lieu sous la présidence de Nicolas Sarkozy mais qu'il s'est "mal passé".
Confié à l'époque au ministre de l'Immigration et de l'Identité, nationale, Eric Besson, transfuge du Parti Socialiste, le débat fut brutalement interrompu. Les conférences publiques à travers la France étaient devenues des déversoirs de haine. C'est de là que date l'expression de "libération de la parole raciste". "LaCFDT refuse à ce que +immigration"+ et +identité profonde+ fassent partie des cinq thèmes" retenus pour la grande concertationdécidée par Emmanuel Macron, a tranché, pour sa part, lepatron du premier syndicat deFrance, Laurent Beger. "C'estincompréhensible et dangereux alors que l'enjeu est clairement la justice sociale", a renchéri le Secrétaire général du syndicat réformiste. Même parmi les députés du parti macronien, certains n'ont pas caché leur consternation.
"Au secours!", alerte l'un d'eux. "C'est une blague ?", s'étonne un autre. Le premier à dégainer fut Dominique Sopo, le président de l'Association SOS Racisme, selon lequel "le débat n'augure rien de bon". Il a dénoncé un "cynisme inadmissible". Dans les rangs des organisations islamiques, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, adétonné auprès de TSA un "débatmalsain". Le thème de l'islam,lui, figurera bien dans les assises la laïcité lancées par le ministèrede l'Intérieur. Elles doivent déboucher sur une révision de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Parmi leurs objectifs, contrôler le financement de la deuxième religion de France et la soustraire à l'influence des Etats étrangers
Uneindignation d'autant plus vive quele thème, associé à l'identiténationale dans son adresse à laNation, n'a pas été un axe de sacampagne électorale. Pas plusqu'il n'a émergé dans le cadre de larévolte des "gilets jaunes" àlaquelle était censé répondre le discours de lundi dernier."Je veux aussi que nous mettionsd'accord la nation avec elle-même,sur ce qu'est son identité profonde,que nous abordions la questionde l'immigration", a déclaréEmmanuel Macron. Face au tollésoulevé, le gouvernement a finipar reculer.L'immigration ne sera plus qu'unsous-thème abordé dans le cadre dela question sur la démocratie et lacitoyenneté."Ce sujet, il ne faut pas l'éviter.Mais il ne faut pas le traiter à part. Si on en fait un sujet à part,on en fait un totem. Or, on saitque c'est sensible", a reconnu lePremier ministère. Le porte-parole du gouvernementa expliqué qu'il fallait quandmême mettre sur la table "lessujets dont on ne souhaite pasqu'ils soient instrumentalisés"par l'Extrême droite. Marine Le Pen a répondu.
"Plus que du déni, c'est de la censure", a-t-elle dénoncé. Juste avant ce recul, la question figurait bien mercredi dans lecommuniqué préparé à l'avance du Conseil des ministres. "Quelles sont les attentes et les inquiétudes des Français relatives à l'immigration, dans un contexte de mondialisation et de laïcité parfois bousculée ?" Telle que posée, la questionvise clairement les musulmanset valide un sentiment d'inquiétude que la diffusion de leur religion propagerait en France. Le Premier ministre, Edouard Philippe, ancien de l'UMP, s'est souvenu que le même débat a eu lieu sous la présidence de Nicolas Sarkozy mais qu'il s'est "mal passé".
Confié à l'époque au ministre de l'Immigration et de l'Identité, nationale, Eric Besson, transfuge du Parti Socialiste, le débat fut brutalement interrompu. Les conférences publiques à travers la France étaient devenues des déversoirs de haine. C'est de là que date l'expression de "libération de la parole raciste". "LaCFDT refuse à ce que +immigration"+ et +identité profonde+ fassent partie des cinq thèmes" retenus pour la grande concertationdécidée par Emmanuel Macron, a tranché, pour sa part, lepatron du premier syndicat deFrance, Laurent Beger. "C'estincompréhensible et dangereux alors que l'enjeu est clairement la justice sociale", a renchéri le Secrétaire général du syndicat réformiste. Même parmi les députés du parti macronien, certains n'ont pas caché leur consternation.
"Au secours!", alerte l'un d'eux. "C'est une blague ?", s'étonne un autre. Le premier à dégainer fut Dominique Sopo, le président de l'Association SOS Racisme, selon lequel "le débat n'augure rien de bon". Il a dénoncé un "cynisme inadmissible". Dans les rangs des organisations islamiques, le délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, adétonné auprès de TSA un "débatmalsain". Le thème de l'islam,lui, figurera bien dans les assises la laïcité lancées par le ministèrede l'Intérieur. Elles doivent déboucher sur une révision de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Parmi leurs objectifs, contrôler le financement de la deuxième religion de France et la soustraire à l'influence des Etats étrangers


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.