L'amitié entre l'Algérie et la Hongrie pourra être mieux exploitée    Une exposition collective d'arts plastiques inaugurée à Alger    Coronavirus: la majorité des cas positifs à la PCR ont moins de 50 ans    Le Président Tebboune préside jeudi une séance de travail consacrée à l'examen de l'évolution de la situation sanitaire    L'Algérie s'inquiète de la persistance des déplacements forcés dans le monde    Zones d'ombre: plus de 1,7 milliard de DA pour la réalisation de programmes de développement à Rouiba    NAAMA : Saisie de près de 10 quintaux de kif traité    CONFINEMENT PARTIEL A SETIF : Le ministre du commerce donne des instructions d'urgence    Le parquet requiert 16 ans de prison pour Tahkout, 15 ans pour Sellal et Ouyahia    Le président Tebboune instruit le Gouvernement d'entamer l'exploitation de 2 grands gisements de fer et de zinc    LE WALI DE TIARET RASSURE : ‘'5000 logements seront livrés le 1er Novembre prochain''    DILAPIDATION DU FONCIER A ORAN : Le procès de l'ex directeur de l'agence foncière reporté    "Le procès d'Ali Ghediri est encore loin et nous espérons la liberté provisoire"    Surveillance des droits de l'homme : La Minurso ne doit pas faire exception, affirme le Polisario    Le président Tebboune reçoit l'ambassadrice de Suède en Algérie    L'Algérie constitue "un point d'appui" dans la perspective de renforcer les relations du Chili avec l'Afrique    Bensebaïni nommé pour le titre de joueur de la saison    Le CHAN-2022 se jouera en été    «Rien ne va plus»    «Les revendications politiques occultées»    Visite du ministre de l'Industrie    «Notre économie fonctionne à un niveau sous optimal»    L'évolution et les perspectives du marché à l'ordre du jour    Laskri annonce son boycott du congrès    Le MSP pour un régime parlementaire    Saisie de 4 090 comprimés psychotropes    Le Kremlin promet de riposter aux sanctions britanniques    Pourquoi une nouvelle république pour l'Algérie d'aujourd'hui ?    Un cycle cinématographique «Des classiques avec toi»    Le musée du Louvre rouvre, mais l'affluence est pour plus tard    Deux PME préparent leur introduction    Thon rouge : L'Algérie a pêché la totalité de son quota pour 2020    Oran : Distribution de 5000 ouvrages aux bibliothèques communales    Lancement d'un service de prêt sur réservation    Mali: tirs d'obus contre un camp de forces onusiennes, françaises et maliennes    Erigées sur le domaine public: Démolition de trois constructions illicites à Sidi El Houari    Ligues 1 et 2: La reprise du championnat s'éloigne    Bi-nationalisme    Derradji confiné à l'hôtel Mouradi en Tunisie    Griezmann, une reconnexion "brillante" avec Messi et Suarez    Colère des souscripteurs AADL à Médéa    Abderazak Makri, toujours dans la surenchère sur la question de l'identité    Le Salon international de Genève de 2021 annulé    Le groupe PSA se mobilise en Algérie    Marché automobile : le bout du tunnel ?    Belhadj actionne la tenue de l'AG    Epopée d'un pays en construction    Beaucoup de promesses et peu de décisions concrètes de la France    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les Saoudiens veulent prolonger l'accord Opep+, les Russes divisés
Pétrole
Publié dans Le Midi Libre le 01 - 06 - 2020

L'Arabie saoudite, et plusieurs pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ont fait part de leur volonté de prolonger la réduction historique de la production de pétrole au-delà de l'accord initial, rapportent plusieurs médias
L'Arabie saoudite, et plusieurs pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ont fait part de leur volonté de prolonger la réduction historique de la production de pétrole au-delà de l'accord initial, rapportent plusieurs médias
L'Opep et des pays producteurs alliés à l'image de la Russie ont conclu un accord le mois dernier visant à réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour durant les mois de mai et juin afin de faire face à l'effondrement des cours de pétrole principalement causé par la pandémie du coronavirus Covid-19. La réduction doit s'établir ensuite à 7,7 millions de barils par jour de juillet à décembre, puis à 5,8 millions de barils de janvier 2021 à avril 2022. C'est sur ces derniers points que veulent revenir des pays menés par l'Arabie saoudite, plus grand producteur de pétrole au sein du cartel. Des discussions ont en effet été menées en interne afin que la réduction historique de la production de près de dix millions de barils journaliers devant d'arrêter en juillet soit prolongée jusqu'à la fin de l'année 2020.
"Les Saoudiens voient que le marché a encore besoin de soutien et veulent prolonger les mêmes réductions jusqu'à la fin de l'année. Les Russes veulent également la même chose mais le problème réside encore avec les compagnies pétrolières", explique une source au sein de l'Opep+ citée par l'agence Reuters. C'est dans ce contexte que le ministre de l'Energie russe, Alexander Novak, a rencontré les principales compagnies pétrolières russes mardi afin de discuter de la possibilité de prolonger les niveaux actuels de réduction au delà de juin. Des échos des discussions laissent entendre qu'aucune décision n'a pour l'heure été prise tant les opinions sont divisées, certaines compagnies arguant que la Russie devrait attendre pour voir les niveaux de la demande pétrolière une fois que les compagnies aériennes reprendront du service. "Evidemment si nous recevons l'ordre de continuer la réduction, nous obéirons. Mais si la demande est OK, nous ne voyons pas de raison de changer l'accord", a indiqué une source au sein d'une compagnie pétrolière russe, citée par Reuters.
"Il est vraiment trop tôt pour se détendre », estime pour sa part le média américain Bloomberg, qui explique que la reprise de la demande ne s'est pas encore ancrée" auxEtats-Unis ou en Europe, ou dans une grande partie de l'Asie au-delà de la Chine, ajoutant que la consommation de carburant en Inde est actuellement inférieure d'environ 40% aux niveaux de l'an dernier, tandis qu'aux Etats-Unis, une deuxièmebaisse surprise de la demande dans les données de la semaine dernière signifie qu'elle reste inférieure d'environ 25% à la même période l'an dernier. Pour Bloomberg, les pays signataires de l'accord Opep+ doivent faire preuve de prudence. "La tentation de commencer à augmenter la production est trop séduisante, mais la reprise des prix du pétrole ne doit pas être considérée comme une autorisation pour rouvrir les robinets, d'autant plus qu'elle est aidée par les efforts supplémentaires de certains membres du groupe", affirme le média spécialisé qui explique que l'Arabie saoudite et ses voisins ont décidé plus tôt ce mois-ci d'effectuer des coupes de productions supplémentaires en juin, au-delà de ce qui était initialement prévu.
L'Algérie propose d'avancer la prochaine réunion de l'Opep+
L'Algérie, qui assure la présidence tournante de l'Opep, a proposé d'avancer au 4 juin la prochaine réunion du Cartel et de ses partenaires, l'Opep+, a rapporté l'agence Reuters qui cite un courrier. Dans ce courrier, le ministre algérien de l'Energie, Mohamed Arkab, dit s'être entretenu de ce projet, qui permettrait d'avancer cette réunion prévue les 9 et 10 juin, avec plusieurs ministres, estimant qu'il permettrait de "faciliter les nominations".
Ce terme de "nominations" est régulièrement employé par l'Arabie saoudite, mais aussi par l'Irak et le Koweït, pour allouer du pétrole brut à ses clients traditionnels en fonction de la demande, précise Reuters. Ces "nominations" se déroulent habituellement le 10 de chaque mois
L'Opep et des pays producteurs alliés à l'image de la Russie ont conclu un accord le mois dernier visant à réduire leur production de 9,7 millions de barils par jour durant les mois de mai et juin afin de faire face à l'effondrement des cours de pétrole principalement causé par la pandémie du coronavirus Covid-19. La réduction doit s'établir ensuite à 7,7 millions de barils par jour de juillet à décembre, puis à 5,8 millions de barils de janvier 2021 à avril 2022. C'est sur ces derniers points que veulent revenir des pays menés par l'Arabie saoudite, plus grand producteur de pétrole au sein du cartel. Des discussions ont en effet été menées en interne afin que la réduction historique de la production de près de dix millions de barils journaliers devant d'arrêter en juillet soit prolongée jusqu'à la fin de l'année 2020.
"Les Saoudiens voient que le marché a encore besoin de soutien et veulent prolonger les mêmes réductions jusqu'à la fin de l'année. Les Russes veulent également la même chose mais le problème réside encore avec les compagnies pétrolières", explique une source au sein de l'Opep+ citée par l'agence Reuters. C'est dans ce contexte que le ministre de l'Energie russe, Alexander Novak, a rencontré les principales compagnies pétrolières russes mardi afin de discuter de la possibilité de prolonger les niveaux actuels de réduction au delà de juin. Des échos des discussions laissent entendre qu'aucune décision n'a pour l'heure été prise tant les opinions sont divisées, certaines compagnies arguant que la Russie devrait attendre pour voir les niveaux de la demande pétrolière une fois que les compagnies aériennes reprendront du service. "Evidemment si nous recevons l'ordre de continuer la réduction, nous obéirons. Mais si la demande est OK, nous ne voyons pas de raison de changer l'accord", a indiqué une source au sein d'une compagnie pétrolière russe, citée par Reuters.
"Il est vraiment trop tôt pour se détendre », estime pour sa part le média américain Bloomberg, qui explique que la reprise de la demande ne s'est pas encore ancrée" auxEtats-Unis ou en Europe, ou dans une grande partie de l'Asie au-delà de la Chine, ajoutant que la consommation de carburant en Inde est actuellement inférieure d'environ 40% aux niveaux de l'an dernier, tandis qu'aux Etats-Unis, une deuxièmebaisse surprise de la demande dans les données de la semaine dernière signifie qu'elle reste inférieure d'environ 25% à la même période l'an dernier. Pour Bloomberg, les pays signataires de l'accord Opep+ doivent faire preuve de prudence. "La tentation de commencer à augmenter la production est trop séduisante, mais la reprise des prix du pétrole ne doit pas être considérée comme une autorisation pour rouvrir les robinets, d'autant plus qu'elle est aidée par les efforts supplémentaires de certains membres du groupe", affirme le média spécialisé qui explique que l'Arabie saoudite et ses voisins ont décidé plus tôt ce mois-ci d'effectuer des coupes de productions supplémentaires en juin, au-delà de ce qui était initialement prévu.
L'Algérie propose d'avancer la prochaine réunion de l'Opep+
L'Algérie, qui assure la présidence tournante de l'Opep, a proposé d'avancer au 4 juin la prochaine réunion du Cartel et de ses partenaires, l'Opep+, a rapporté l'agence Reuters qui cite un courrier. Dans ce courrier, le ministre algérien de l'Energie, Mohamed Arkab, dit s'être entretenu de ce projet, qui permettrait d'avancer cette réunion prévue les 9 et 10 juin, avec plusieurs ministres, estimant qu'il permettrait de "faciliter les nominations".
Ce terme de "nominations" est régulièrement employé par l'Arabie saoudite, mais aussi par l'Irak et le Koweït, pour allouer du pétrole brut à ses clients traditionnels en fonction de la demande, précise Reuters. Ces "nominations" se déroulent habituellement le 10 de chaque mois


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.