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"Ni repentance ni excuses"
La France et la colonisation en Algérie
Publié dans Le Midi Libre le 21 - 01 - 2021

"Ni excuses ni repentance". Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cettelancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays.
"Ni excuses ni repentance". Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cettelancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays.
Tout espoir de voir la France d'Emmanuel Macron s'excuser pourles crimes commis contre le peuple algérien durant la longue nuit coloniale s'est évaporé. Définitivement. En effet, la France vient de trancher de manière limpide qui ne souffre d'aucune équivoque : "Ni excuses ni repentance". Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cette lancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays. Les Algériens, qui nourrissaient le secret espoir de voir la France d'Emmanuel Macron franchir le pas et demander le pardon du peuple algérien savent désormais àquoi s'en tenir. Cette position de la présidence de la République française a été exprimée hier à l'occasion de la remise du rapport sur la question mémorielle entre l'Algérie et la France. Un rapport remis à Emmanauel Macron par l'historien Bendjamin Stora. Cet éminent historien à remis son rapport sur "Les mémoires de la colonisation et de la guerre d'Algérie" avec des propositions pour parvenir à une "nécessaire réconciliation" franco-algérienne, près de 60 ans après la fin de la Révolution algérienne.
Ainsi, selon le communiqué de l'Elysée, la France dit envisager des "actes symboliques", mais annonce qu'il n'y aura "ni repentance ni excuses". La présidence française précise en outre que "le chef de l'Etat participera à trois journées de commémoration dans le cadre du 60e anniversaire de la fin de la Guerre d'Algérie en 1962 : la Journée nationale des harkis le 25 septembre, la Répression d'une manifestation d'Algériens le 17 octobre 1961 et les Accords d'Evian du 19mars 1962". Cette position n'est pourtant guère surprenante, eu égard à ce qui se passe en France où les forces d'extrême droite et les nostalgiques de "l'Algérie française" ont le vent en poupe et constituentune grande force électorale. Autant dire que dans le paysage politique interne français cela représente une importante équation, d'où les craintes que nourrissent certains politiques de s'attirer l'animosité de cet importante frange du peuple francais. Mais qu'à cela ne tienne certains considèrent donc que le Président français a été à l'écoute de cette frange de la population etn'a pu donc franchir le pas, lui qui a pourtant eu par le passé des positions jugées "courageuses" par rapport à la question de la colonisation.
Reppelons- nous la fameuse interview accordée à la chaîne de television Echourouk en 2017 ou Macron n'était pas encore président de la République française, mais seulement candidat à la présidence. Macron avait alors qualifié la colonisation "de crime contre l'humanité". Une déclaration qui a soulevé, comme attendu, un tollé général en France.Depuis, et par petites touches successives, Macron, devenu Président de la République, a opéré un changement.En tout cas cette position ne fera que renforcer l'exigence du peuple algérien qui, lui, s'en tient mordicus à la revendication de la présentation par la France de ses excuses pour les crimes commis durant la colonisation. Certains, en Algerie, considèrent que la "repentance" de la France est la condition sine qua non pour booster les relations entre les deux pays. Cela dit, du côté algérien on attend le rapport de Abdelmadjid Chikhi, le conseiller chargé des archives et de la mémoire auprès de la présidence, chargé par le Président Tebboune de travailler sur la question mémorielle.
Tout espoir de voir la France d'Emmanuel Macron s'excuser pourles crimes commis contre le peuple algérien durant la longue nuit coloniale s'est évaporé. Définitivement. En effet, la France vient de trancher de manière limpide qui ne souffre d'aucune équivoque : "Ni excuses ni repentance". Ce sont les termes utilisés par la présidence de la République française à propos de cette lancinante question qui a tant influé sur le cours des relations entre les deux pays. Les Algériens, qui nourrissaient le secret espoir de voir la France d'Emmanuel Macron franchir le pas et demander le pardon du peuple algérien savent désormais àquoi s'en tenir. Cette position de la présidence de la République française a été exprimée hier à l'occasion de la remise du rapport sur la question mémorielle entre l'Algérie et la France. Un rapport remis à Emmanauel Macron par l'historien Bendjamin Stora. Cet éminent historien à remis son rapport sur "Les mémoires de la colonisation et de la guerre d'Algérie" avec des propositions pour parvenir à une "nécessaire réconciliation" franco-algérienne, près de 60 ans après la fin de la Révolution algérienne.
Ainsi, selon le communiqué de l'Elysée, la France dit envisager des "actes symboliques", mais annonce qu'il n'y aura "ni repentance ni excuses". La présidence française précise en outre que "le chef de l'Etat participera à trois journées de commémoration dans le cadre du 60e anniversaire de la fin de la Guerre d'Algérie en 1962 : la Journée nationale des harkis le 25 septembre, la Répression d'une manifestation d'Algériens le 17 octobre 1961 et les Accords d'Evian du 19mars 1962". Cette position n'est pourtant guère surprenante, eu égard à ce qui se passe en France où les forces d'extrême droite et les nostalgiques de "l'Algérie française" ont le vent en poupe et constituentune grande force électorale. Autant dire que dans le paysage politique interne français cela représente une importante équation, d'où les craintes que nourrissent certains politiques de s'attirer l'animosité de cet importante frange du peuple francais. Mais qu'à cela ne tienne certains considèrent donc que le Président français a été à l'écoute de cette frange de la population etn'a pu donc franchir le pas, lui qui a pourtant eu par le passé des positions jugées "courageuses" par rapport à la question de la colonisation.
Reppelons- nous la fameuse interview accordée à la chaîne de television Echourouk en 2017 ou Macron n'était pas encore président de la République française, mais seulement candidat à la présidence. Macron avait alors qualifié la colonisation "de crime contre l'humanité". Une déclaration qui a soulevé, comme attendu, un tollé général en France.Depuis, et par petites touches successives, Macron, devenu Président de la République, a opéré un changement.En tout cas cette position ne fera que renforcer l'exigence du peuple algérien qui, lui, s'en tient mordicus à la revendication de la présentation par la France de ses excuses pour les crimes commis durant la colonisation. Certains, en Algerie, considèrent que la "repentance" de la France est la condition sine qua non pour booster les relations entre les deux pays. Cela dit, du côté algérien on attend le rapport de Abdelmadjid Chikhi, le conseiller chargé des archives et de la mémoire auprès de la présidence, chargé par le Président Tebboune de travailler sur la question mémorielle.


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