Un nouveau pas vers ses lecteurs a été franchi par Aziz Tiberguent à travers son deuxième recueil de poésie intitulé « Sur les Chemins de mes Amours ». C'est un pas de plus aussi vers la concrétisation de ses projets d'écriture en finalisation, ou en cours de finalisation, qui comprennent deux recueils de poésie, une fresque poétique qui traverse des étapes historiques (en langue française, traduite en arabe algérien et en tamazigh) et également un roman. Il a écrit plus de 200 poèmes dans différents registres avec des visions différentes, qu'il a classés et regroupés en thèmes pour leur donner une cohérence et les publier. Il a commencé à le faire, il y a quelques mois, par un recueil de poésie intitulé «Sur les chemins de la mémoire » qui s'est distingué, outre la qualité des poèmes, par une conception originale, réussie. Avec « Sur les Chemins de mes Amours », Aziz Tiberguent poursuit dans la même forme : une belle couverture illustrée par une œuvre de l'artiste peintre Aomar Lekloum « L'été de la Casbah ». En ouvrant le livre et en le feuilletant, on trouve la mise en page soignée qui a caractérisé son premier recueil, aérée, qui facilite la lecture sans altérer le contenu, aidée par un choix judicieux dans la typographie. L'illustration est faite d'œuvres d'artistes peintres : Zohra Hachid et Aomar Lekloum que rejoignent en deuxième partie des artistes peintres plasticiens dont les œuvres ont illustré la deuxième partie du recueil intitulée « Free Palestine pour toujours », (25 poèmes), la première partie a pour titre « Algérie mon amour » (44 poèmes). Aziz Tiberguent a découvert sa vocation de poète avec l'indépendance du pays, en juillet 1962, qui constitue un repère fondamental pour les Algériens. Il explique : « La poésie m'a toujours habité, elle ne m'a jamais quitté depuis mon adolescence face à la souffrance humaine. A l'indépendance, à l'âge de 15 ans, j'ai vécu une charge émotionnelle intense à la vue d'une femme seule, meurtrie, parlant à elle-même, pleurant à la folie, ayant perdu sa famille pendant la guerre d'indépendance. Cette scène m'a terriblement bouleversé, la joie et l'ivresse de la libération contrastaient terriblement face aux souffrances humaines, séquelles des années de terreur et du sang versé pour libérer le pays. Mon premier poème, je l'ai écrit à cette occasion. C'était pour moi un cri de douleur, une colère indicible, aussi un appel à la révolte contre l'inhumain, contre la violence, contre la guerre, contre l'injustice et le pouvoir des puissants... La poésie m'a permis de mettre des mots sur des maux ». Il se présente lui-même : « Je suis né au début de l'automne, le mois où la nature se transforme, change de couleurs, embellit l'atmosphère et se prépare à accueillir l'hiver. C'est aussi le mois où la fraîcheur attenue les fortes chaleurs et tempère les ardeurs. Aussi, cette fraîcheur matinale caresse les visages des enfants et accompagne leurs premiers pas pour la rentrée des écoles. » Il rappelle comment il a choisi d'être médecin : « Issu d'une famille modeste, j'ai choisi de devenir médecin ce qui correspond à mes convictions, métier social et humain par excellence en prise avec la vie des gens, la vie réelle des gens humbles et modestes. Je pensais que c'est un devoir pour moi, d'apporter ma modeste contribution pour améliorer la santé de la population pauvre et meurtrie par une guerre d'indépendance terrible. J'ai exercé ce noble métier, convaincu que je pourrai écouter les personnes, apaiser quelque peu leurs souffrances, leur prodiguer des soins tant curatifs que préventifs, les conseiller, les guider, les orienter pour qu'elles deviennent actrices de leur propre santé et développent leur pouvoir d'agir car la santé ce n'est pas seulement lutter contre la maladie ». Il expose sa conception « sociale « de la médecine : « La santé pour ma part, c'est aussi agir pour le bien-être social et psychologique, pour l'amélioration des conditions de vie personnelles, familiales et professionnelles de la population. Bien entendu, j'ai participé à la lutte contre la tuberculose, à l'hygiène scolaire et la protection de l'enfance, à la santé au travail, aux urgences dans les hôpitaux publics mais également sur le terrain, dans l'entreprise du secteur industriel de Rouiba, sur les lieux mêmes des tremblements de terre, à Chlef et au mont Chenoua... Par la suite, je me suis plus attaché aux soins curatifs et préventifs des travailleurs dans les zones et agglomérations industrielles à forte population ouvrière ». Durant ce parcours de vie, il n'a cessé et continue d'écrire des poèmes qu'il a décidé de faire connaître à ses lecteurs à travers des recueils, dont les deux premiers ont été publiés et d'autres suivront.