L'Algérie du second souffle    "Hélicoptère Draghi": La BCE ressort la sulfateuse à liquidités    LG: Technologie 8K au service des téléviseurs OLED & NANOCELL    Bourses: Les places mondiales prudentes en attendant la Fed    Tunisie: La fin d'une époque politique ?    Riyad ripostera-t-il aux attaques contre ses installations pétrolières?    AG extraordinaire de la Fédération algérienne de football : Adoption d'un nouveau système de compétition    Coupe arabe: Le CS Constantine éliminé par Al-Muharraq Bahreini    JM Oran-2021 : Le logo et la mascotte de la 19e édition dévoilés    Batna: Les opérateurs privés appelés à investir dans des établissements pour enfants à besoins spécifiques    Une nouvelle amnistie générale décretée    Tliba refuse de céder    Des mesures d'urgence pour El-Hadjar    Toutes les conditions "propices" réunies    Une cache d'armes et de munitions découverte à Tamanrasset    Parution. L'Encyclopédie algérienne (édition 2019) : Un coffret fort intéressant    VISITE DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DE LA CULTURE A ORAN : Rabehi appelle à mobiliser les efforts au service du pays    Les Rohingyas vivent sous la menace d'un «génocide»    Entre le souhaitable et le possible    PrAbderrahmane Mebtoul expert international : invité du jour de la radio internationale Beur/FM    Huit blessés dans une explosion de gaz butane    Les Tunisiens toujours dans l'attente des résultats préliminaires des élections présidentielles    Décès du réalisateur Moussa Haddad    Participation d'une vingtaine d'artistes    MASCARA : La BRI démantèle un réseau de faussaires de billets de banque    Boumerdès : 4 harragas meurent noyés en mer et 9 autres disparus    EN : Une dernière étape avant d'officialiser le match face à la Colombie    Juve - Sarri : "le foot italien ne peut pas se considérer parmi les favoris"    Craintes d'un nouveau conflit armé dans le Golfe    L'entraîneur de Horoya AC évoque le match retour    Les commissions d'inspection des écoles primaires à pied d'œuvre    Rebiai et Bouhalfaya libérés, Koudri et Moussaoui appelés    «Le circuit de distribution doit être assaini»    Le Trésor public réalise une importante économie    ACTUCULT    sortir ...sortir ...sortir ...    Les super héros des Comics et Marvel débarquent à Alger    L'ONU s'excuse après l'avoir attribué à l'Espagne    L'appui des syndicalistes et de la société civile à Béjaïa    La délivrance de l'agrément du ressort du wali    Le CSA menacé de paralysie    157 kg de viande rouge et 62 kg d'abats impropres à la consommation saisis    30ème mardi de mobilisation: Les étudiants maintiennent la pression malgré les interpellations    Alger, Constantine: Samir Belarbi et trois manifestants en détention provisoire    Pour s'enquérir des dysfonctionnements du secteur de l'Education: Une commission d'inspection du ministère de l'Intérieur sur le terrain    Des instructions fermes quant au respect des délais d'avancement des travaux    L'UA demande des efforts concertés aux pays africains pour assurer une gouvernance efficace des migrations    Les plus lus et les plus traduits au monde    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Réminiscences zyriabiennes
«La Plume, la voix et le plectre» de Beihdja Rahal
Publié dans Le Midi Libre le 05 - 01 - 2009

Après les dix-sept noubate enregistrées au cours des dernières années, la cantatrice andalouse, Beihdja Rahal, décide de passer à un autre mode de promotion du legs musical andalou. Il s'agit d'un ouvrage – le premier-né – intitulé «la Plume, la voix et le plectre, poèmes et chants d'Andalousie», dont la vente-dédicace aura lieu cet après-midi à la librairie Kalimat.
Avec le soutien de l'ONDA et en étroite collaboration avec le spécialiste de la littérature arabo-andalouse, Saadane Benbabaali, la cantatrice zyriabienne Beihdja Rahal, dédicacera aujourd'hui son premier produit livresque intitulé «la Plume, la voix et le plectre», édité chez les éditions Barzakh. Un corpus d'une centaine de pages paru dans les deux langues (arabe et français) et accompagné d'un CD dont le contenu déroule des textes sublimes égrenés dans des mélodies appartenant au mode raml. L'ouvrage qui n'est qu'un premier jet, selon l'interprète, convie le lecteur à s'imprégner de l'atmosphère lyrique médiévale, à travers quelques réminiscences. Quelques poèmes et chants d'Andalousie sont exhumés pour être portés au profane de la musique classique. Dans un style alerte et fluide, ‘'engoncé'' dans une maquette excellemment élaborée, le livre se veut un document didactique avec des flashes événementiels dans la trajectoire de l'espace abbaside jusqu'aux territoires du sud de la péninsule ibérique que résument Cordoue, Séville et Grenade. Le muwasshâh, la nawba d'al-andalus au Maghreb, le système des nawbât, l'analyse des poèmes chantés, le programme de la nawba algérienne avec ses mouvements sont autre entres haltes auxquelles le lecteur est invité. «Nous avons essayé, par des rappels historiques, des explications et des analyses, d'introduire le lecteur non initié au monde merveilleux de la poésie et du chant andalous. Nous avons convié chacun à devenir ainsi le dépositaire d'un héritage fabuleux légué par des générations d'artistes. Pendant des siècles, depuis 822, non seulement Ziryâb mais aussi tant de poètes et de musiciens anonymes ont apporté chacun leur pierre à cet édifice devenu patrimoine de l'humanité : la nawba andalouse», lit-on dans le synopsis présenté par le maître de conférences à l'université Paris III et auteur de nombreux articles sur la littérature arabe et andalouse, le Dr Saadane Benbabaali qui, par ailleurs est l'auteur du choix des textes et leur traduction de l'arabe. Aussi, n'y a t-il pas lieu de relever quelques symphonies célestes dont s'expriment par des mélopées les soufis :
Depuis qu'on m'a coupé de la jonchaie,
se lamente la flûte,
ma plainte fait gémir l'homme et la femme.
Je veux un cœur déchiré par la séparation,
pour y verser la douleur du désir.
Quiconque demeure loin de sa source,
aspire à l'instant où il lui sera à nouveau un".
En somme, la voix de la chanteuse qui abhorre le qualificatif de diva qui, selon elle, est un fourre-tout paresseux pour journaliste pressé de ‘'pondre'' son papier et le jeu subtil de ses musiciens [raviront], est-il noté dans la présentation de l'ouvrage, mieux que toutes les analyses, [l'ouïe du mélomane].
F. B. H.
Après les dix-sept noubate enregistrées au cours des dernières années, la cantatrice andalouse, Beihdja Rahal, décide de passer à un autre mode de promotion du legs musical andalou. Il s'agit d'un ouvrage – le premier-né – intitulé «la Plume, la voix et le plectre, poèmes et chants d'Andalousie», dont la vente-dédicace aura lieu cet après-midi à la librairie Kalimat.
Avec le soutien de l'ONDA et en étroite collaboration avec le spécialiste de la littérature arabo-andalouse, Saadane Benbabaali, la cantatrice zyriabienne Beihdja Rahal, dédicacera aujourd'hui son premier produit livresque intitulé «la Plume, la voix et le plectre», édité chez les éditions Barzakh. Un corpus d'une centaine de pages paru dans les deux langues (arabe et français) et accompagné d'un CD dont le contenu déroule des textes sublimes égrenés dans des mélodies appartenant au mode raml. L'ouvrage qui n'est qu'un premier jet, selon l'interprète, convie le lecteur à s'imprégner de l'atmosphère lyrique médiévale, à travers quelques réminiscences. Quelques poèmes et chants d'Andalousie sont exhumés pour être portés au profane de la musique classique. Dans un style alerte et fluide, ‘'engoncé'' dans une maquette excellemment élaborée, le livre se veut un document didactique avec des flashes événementiels dans la trajectoire de l'espace abbaside jusqu'aux territoires du sud de la péninsule ibérique que résument Cordoue, Séville et Grenade. Le muwasshâh, la nawba d'al-andalus au Maghreb, le système des nawbât, l'analyse des poèmes chantés, le programme de la nawba algérienne avec ses mouvements sont autre entres haltes auxquelles le lecteur est invité. «Nous avons essayé, par des rappels historiques, des explications et des analyses, d'introduire le lecteur non initié au monde merveilleux de la poésie et du chant andalous. Nous avons convié chacun à devenir ainsi le dépositaire d'un héritage fabuleux légué par des générations d'artistes. Pendant des siècles, depuis 822, non seulement Ziryâb mais aussi tant de poètes et de musiciens anonymes ont apporté chacun leur pierre à cet édifice devenu patrimoine de l'humanité : la nawba andalouse», lit-on dans le synopsis présenté par le maître de conférences à l'université Paris III et auteur de nombreux articles sur la littérature arabe et andalouse, le Dr Saadane Benbabaali qui, par ailleurs est l'auteur du choix des textes et leur traduction de l'arabe. Aussi, n'y a t-il pas lieu de relever quelques symphonies célestes dont s'expriment par des mélopées les soufis :
Depuis qu'on m'a coupé de la jonchaie,
se lamente la flûte,
ma plainte fait gémir l'homme et la femme.
Je veux un cœur déchiré par la séparation,
pour y verser la douleur du désir.
Quiconque demeure loin de sa source,
aspire à l'instant où il lui sera à nouveau un".
En somme, la voix de la chanteuse qui abhorre le qualificatif de diva qui, selon elle, est un fourre-tout paresseux pour journaliste pressé de ‘'pondre'' son papier et le jeu subtil de ses musiciens [raviront], est-il noté dans la présentation de l'ouvrage, mieux que toutes les analyses, [l'ouïe du mélomane].
F. B. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.