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Mendicité d'un nouveau genre !
Marches de la capitale
Publié dans Le Midi Libre le 17 - 04 - 2009

Les marchés de la capitale connaissent un nouveau mode de mendicité : des femmes entre deux âges arpentent les étals stratégiques pour tenter d'amadouer les clients en vue de se faire payer des produits dits de luxe.
Les marchés de la capitale connaissent un nouveau mode de mendicité : des femmes entre deux âges arpentent les étals stratégiques pour tenter d'amadouer les clients en vue de se faire payer des produits dits de luxe.
Les marchés de la capitale regorgent de femmes qui font le pied de grue devant les étals de boucherie, de volaille, de légumes ou encore de fruits. Elles sont là à guetter un client plus particulièrement une femme et demandent d'une manière insistante que vous leur achetiez tel ou tel produit. C'est qu'elles sont futées ces «pseudo-mendiantes» elles ne se contentent pas du minimum. Elles vous apostrophent, sans retenue aucune et vous demandent en pointant leur index durement sur votre avant-bras pour que vous leur prêtiez attention et vous demandent tout de go de leur acheter un ... morceau de viande, le même que celui que vous venez de payer pour votre propre marmite. Et elles ne vous lâcheront pas tant que vous n'aurez pas tourné les talons. Du culot elles en ont : au marché de la rue Meissonier, au centre d'Alger, et qui a la réputation d'être un marché pour gens fortunés, une femme avec son panier, porte-monnaie à la main achète des tomates et des poivrons, inutile de dire que les prix sont exorbitants : 125 DA et 200 DA. La quémandeuse s'approche et l'implore de lui acheter un kilo de tomates, éberluée par une telle demande, celle-ci s'exécute et voilà notre bonne femme qui se perd en louanges sur sa bienfaitrice. Mais il faut dire que cela ne se passe pas toujours ainsi. Au marché Clauzel, elles prennent position au niveau des «étals stratégiques». «Ce sont des habituées, lance un commerçant , on a beau les chasser quand elles importunent les clients elles s'en prennent à nous car elles ont la langue bien pendue alors impuissants on les laisse faire». Un autre estime: «C'est à la police de proximité de mettre un terme à cette mendicité sauvage qui nous met mal à l'aise devant nos clients.» Juste à l'entrée du même marché, des vendeurs proposent des fraises à la criée, 150 DA la barquette. Trois ou quatre femmes s'approchent, un billet de 200 DA à la main et voilà qu'une de ces mendiantes, peut-être la quarantaine ou la cinquantaine, difficile de donner un âge avec le port du hidjab, se faufile en abreuvant de jérémiades pour apitoyer l'une d'entre elles. Peine perdue. L'une d'elles se retourne : «Tu n'as pas honte, il n'y a que les fraises qui manquent à ton couffin ? Tu ne demandes pas du pain, du lait ou que sais-je encore ! Quel toupet de venir demander que l'on t'achète des fraises !», la mendiante se retire en maugréant quelques mots et s'éloigne pour une autre proie. Ces mendiantes d'un genre nouveau écument tous les marchés de la capitale sans qu'aucune mesure ne soit prise pour mettre un terme à ce « commerce » qui exaspère les citoyens.
Les marchés de la capitale regorgent de femmes qui font le pied de grue devant les étals de boucherie, de volaille, de légumes ou encore de fruits. Elles sont là à guetter un client plus particulièrement une femme et demandent d'une manière insistante que vous leur achetiez tel ou tel produit. C'est qu'elles sont futées ces «pseudo-mendiantes» elles ne se contentent pas du minimum. Elles vous apostrophent, sans retenue aucune et vous demandent en pointant leur index durement sur votre avant-bras pour que vous leur prêtiez attention et vous demandent tout de go de leur acheter un ... morceau de viande, le même que celui que vous venez de payer pour votre propre marmite. Et elles ne vous lâcheront pas tant que vous n'aurez pas tourné les talons. Du culot elles en ont : au marché de la rue Meissonier, au centre d'Alger, et qui a la réputation d'être un marché pour gens fortunés, une femme avec son panier, porte-monnaie à la main achète des tomates et des poivrons, inutile de dire que les prix sont exorbitants : 125 DA et 200 DA. La quémandeuse s'approche et l'implore de lui acheter un kilo de tomates, éberluée par une telle demande, celle-ci s'exécute et voilà notre bonne femme qui se perd en louanges sur sa bienfaitrice. Mais il faut dire que cela ne se passe pas toujours ainsi. Au marché Clauzel, elles prennent position au niveau des «étals stratégiques». «Ce sont des habituées, lance un commerçant , on a beau les chasser quand elles importunent les clients elles s'en prennent à nous car elles ont la langue bien pendue alors impuissants on les laisse faire». Un autre estime: «C'est à la police de proximité de mettre un terme à cette mendicité sauvage qui nous met mal à l'aise devant nos clients.» Juste à l'entrée du même marché, des vendeurs proposent des fraises à la criée, 150 DA la barquette. Trois ou quatre femmes s'approchent, un billet de 200 DA à la main et voilà qu'une de ces mendiantes, peut-être la quarantaine ou la cinquantaine, difficile de donner un âge avec le port du hidjab, se faufile en abreuvant de jérémiades pour apitoyer l'une d'entre elles. Peine perdue. L'une d'elles se retourne : «Tu n'as pas honte, il n'y a que les fraises qui manquent à ton couffin ? Tu ne demandes pas du pain, du lait ou que sais-je encore ! Quel toupet de venir demander que l'on t'achète des fraises !», la mendiante se retire en maugréant quelques mots et s'éloigne pour une autre proie. Ces mendiantes d'un genre nouveau écument tous les marchés de la capitale sans qu'aucune mesure ne soit prise pour mettre un terme à ce « commerce » qui exaspère les citoyens.


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