Projet de loi sur les circonscriptions électorales et les sièges du Parlement, jalon essentiel pour un système représentatif juste et équilibré    Présentation de modèles réussis de Start-ups    Une délégation de l'UA visite plusieurs structures de santé et de production pharmaceutique    Quelles perspectives pour l'économie iranienne et le cours des hydrocarbures ?    Il essaie de sauver un empire qui ne tient plus que par la guerre    Les pays du Golfe persique sont parfois impliqués dans les opérations américaines en Iran    Un deuxième avion militaire américain s'est écrasé en l'espace de 24 heures    Retour sur une 25e journée sous haute pression    Ligue 1 Mobilis : la 26e journée fixée aux 9, 10 et 11 avril    Naples-AC Milan à l'affiche    Manteau blanc sur plusieurs wilayas et engouement des familles pour la détente    Ruée de touristes sur le tourisme algérien    Quatre blessés dans une violente collision à Safsaf    Le roman a toujours été au service de l'histoire et de la mémoire nationale    Nouveau spectacle chorégraphique    Quand la musique rapproche les horizons    Répondre aux aspirations des citoyens    Les jeunes saluent la place prestigieuse dont ils jouissent dans le projet de développement du Président    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Boubagra», l'éveilleur des consciences
Hommage à Hassan El Hassani
Publié dans Le Midi Libre le 02 - 06 - 2009

L'artiste, Hassan El Hassani, était celui qui invitait toute la société algérienne, dans ses différentes couches, à se regarder dans un miroir. Il était, à travers le rire, l'éveilleur des consciences.
L'artiste, Hassan El Hassani, était celui qui invitait toute la société algérienne, dans ses différentes couches, à se regarder dans un miroir. Il était, à travers le rire, l'éveilleur des consciences.
Il était le célèbre qui était allé jusqu'au bout de son itinéraire de personnage en quittant la vie, un vendredi 25 septembre 1987, dans la peau d'un… personnage ! C'est «Boubagra». Et nous ne pouvons pas dire «ce fut Boubagra» pour la simple raison qu'il continue de vivre en chacun de nous. De son vrai nom Hassen Bencheïkh, celui qui allait devenir «Boubagra», «Naïnâa», «Si Belgacem El Bourgeois»… vit le jour le 21 avril 1916 dans un petit village, perché au sommet d'une montagne, à une dizaine de kilomètres de Ksar-el-Boukhari, à Médéa. Un petit village dont personne n'aurait jamais entendu parler, n'était-ce l'existence sur son sol d'une caserne militaire coloniale ! Un petit village, Boghar en l'occurrence, que le petit Hassen, devenu le grand «Boubagra», fera davantage connaître grâce à tous les écrits et reportages dont l'artiste fut l'objet. De père instituteur de langue française pendant trois décennies, le petit Hassen fit ses études primaires dans l'école de son village natal jusqu'à l'obtention de son certificat d'études primaires en juin 1929. Un diplôme qui malheureusement ne lui servira à rien car il dut rapidement chercher à gagner sa vie. Une vie qui était faite de misère, de brimades et de ségrégation aussi bien raciale que sociale. Et c'est en apprenti coiffeur qu'il eut son premier contact avec la vie active d'adulte précoce. Peu de temps après, il s'établit à Berrouaghia, où en dehors de sa petite échoppe de coiffeur. Il s'initia au théâtre en participant aux différentes activités sociales, culturelles et sportives organisées par l'Association «Chems», fondée en 1936 et dont il fut l'un des fondateurs. Une année plus tard, la belle étoile lui sourit et ce fut le début d'une carrière artistique prodigieuse mise sur les rails par Mahieddine Bachtarzi, grand monument du théâtre algérien. Le hasard faisant bien les choses, Hassen Bencheïkh, aidé par son frère Belkheïr, obtient la gérance du cinéma Club, toujours à Berrouaghia, jusqu'en 1945. Entrant de plain-pied cette fois-ci dans le monde du théâtre, Hassen Bencheïkh monte sa première pièce dont le sujet n'est autre que sa propre personne et ses propres rêves et qu'il intitule «Ahlem Hassen». Son horizon théâtral s'élargit et le voilà comédien au théâtre municipal d'Alger, ville où il s'établit et qu'il ne quitta jamais jusqu'à sa mort. En compagnie de son guide et maître Mahieddine Bachtarzi, Hassen Bencheïkh réalise plusieurs pièces à caractère révolutionnaire qui lui coûteront l'emprisonnement à maintes reprises : Béchar, Serkadji, Blida, Berrouaghia... Et c'est à partir de ces pièces que lui est donné le nom artistique de Hassen El Hassani qui deviendra très célèbre par la suite. L'indépendance reconquise, Hassen El Hassani continue son bonhomme de chemin dans le quatrième art en jouant en compagnie d'acteurs de très haut niveau comme les Tayeb Aboulhassen, Amar Ouhadda, Mustapha El Anka, Rachid Zouba et bien d'autres encore, des pièces aussi remarquables les unes que les autres. Ce qui lui permettra d'attirer l'attention des réalisateurs dans le 7e art qui, émerveillés par son grand talent, lui proposeront des rôles à la mesure de ses immenses capacités ; il jouera notamment dans «le Vent des Aurès», «l'Opium et le bâton», «les Vacances de l'Inspecteur Tahar», «Cheïkh Bouamama», «Chronique des années de braise». Sa fidélité au théâtre et au cinéma le conduira à quitter la vie lors du tournage de son dernier film «les Portes du silence» du réalisateur Amar Laskri. Il tirera sa révérence lors de la scène qui le montre sur son lit d'hôpital alors qu'il ne lui restait que quelques jours à vivre. Il rejoint ainsi son père, décédé deux ans plus tôt en 1985. Mais est-ce pour autant que Hassen Bencheïkh, alias Hassen El Hassani, est mort ? Assurément non ! Car ses innombrables œuvres artistiques ne mourront jamais dans la mémoire collective des Algériens. Et il continuera à vivre à travers elles. Repose en paix Hassen. Ton visage angélique ne nous quittera jamais. Tu as fait honneur à toute l'Algérie.
Il était le célèbre qui était allé jusqu'au bout de son itinéraire de personnage en quittant la vie, un vendredi 25 septembre 1987, dans la peau d'un… personnage ! C'est «Boubagra». Et nous ne pouvons pas dire «ce fut Boubagra» pour la simple raison qu'il continue de vivre en chacun de nous. De son vrai nom Hassen Bencheïkh, celui qui allait devenir «Boubagra», «Naïnâa», «Si Belgacem El Bourgeois»… vit le jour le 21 avril 1916 dans un petit village, perché au sommet d'une montagne, à une dizaine de kilomètres de Ksar-el-Boukhari, à Médéa. Un petit village dont personne n'aurait jamais entendu parler, n'était-ce l'existence sur son sol d'une caserne militaire coloniale ! Un petit village, Boghar en l'occurrence, que le petit Hassen, devenu le grand «Boubagra», fera davantage connaître grâce à tous les écrits et reportages dont l'artiste fut l'objet. De père instituteur de langue française pendant trois décennies, le petit Hassen fit ses études primaires dans l'école de son village natal jusqu'à l'obtention de son certificat d'études primaires en juin 1929. Un diplôme qui malheureusement ne lui servira à rien car il dut rapidement chercher à gagner sa vie. Une vie qui était faite de misère, de brimades et de ségrégation aussi bien raciale que sociale. Et c'est en apprenti coiffeur qu'il eut son premier contact avec la vie active d'adulte précoce. Peu de temps après, il s'établit à Berrouaghia, où en dehors de sa petite échoppe de coiffeur. Il s'initia au théâtre en participant aux différentes activités sociales, culturelles et sportives organisées par l'Association «Chems», fondée en 1936 et dont il fut l'un des fondateurs. Une année plus tard, la belle étoile lui sourit et ce fut le début d'une carrière artistique prodigieuse mise sur les rails par Mahieddine Bachtarzi, grand monument du théâtre algérien. Le hasard faisant bien les choses, Hassen Bencheïkh, aidé par son frère Belkheïr, obtient la gérance du cinéma Club, toujours à Berrouaghia, jusqu'en 1945. Entrant de plain-pied cette fois-ci dans le monde du théâtre, Hassen Bencheïkh monte sa première pièce dont le sujet n'est autre que sa propre personne et ses propres rêves et qu'il intitule «Ahlem Hassen». Son horizon théâtral s'élargit et le voilà comédien au théâtre municipal d'Alger, ville où il s'établit et qu'il ne quitta jamais jusqu'à sa mort. En compagnie de son guide et maître Mahieddine Bachtarzi, Hassen Bencheïkh réalise plusieurs pièces à caractère révolutionnaire qui lui coûteront l'emprisonnement à maintes reprises : Béchar, Serkadji, Blida, Berrouaghia... Et c'est à partir de ces pièces que lui est donné le nom artistique de Hassen El Hassani qui deviendra très célèbre par la suite. L'indépendance reconquise, Hassen El Hassani continue son bonhomme de chemin dans le quatrième art en jouant en compagnie d'acteurs de très haut niveau comme les Tayeb Aboulhassen, Amar Ouhadda, Mustapha El Anka, Rachid Zouba et bien d'autres encore, des pièces aussi remarquables les unes que les autres. Ce qui lui permettra d'attirer l'attention des réalisateurs dans le 7e art qui, émerveillés par son grand talent, lui proposeront des rôles à la mesure de ses immenses capacités ; il jouera notamment dans «le Vent des Aurès», «l'Opium et le bâton», «les Vacances de l'Inspecteur Tahar», «Cheïkh Bouamama», «Chronique des années de braise». Sa fidélité au théâtre et au cinéma le conduira à quitter la vie lors du tournage de son dernier film «les Portes du silence» du réalisateur Amar Laskri. Il tirera sa révérence lors de la scène qui le montre sur son lit d'hôpital alors qu'il ne lui restait que quelques jours à vivre. Il rejoint ainsi son père, décédé deux ans plus tôt en 1985. Mais est-ce pour autant que Hassen Bencheïkh, alias Hassen El Hassani, est mort ? Assurément non ! Car ses innombrables œuvres artistiques ne mourront jamais dans la mémoire collective des Algériens. Et il continuera à vivre à travers elles. Repose en paix Hassen. Ton visage angélique ne nous quittera jamais. Tu as fait honneur à toute l'Algérie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.