IATF-2025: Zerrouki s'enquiert des derniers préparatifs pour garantir des services de télécommunications de haute qualité    Commerce extérieur : Rezig reçoit les ambassadeurs d'Afrique du Sud et d'Iran    Athlétisme / Ligue de Diamant 2025 : l'Algérien Djamel Sedjati termine 4e en finale du 800 mètres    Gendarmerie nationale : démantèlement d'un réseau criminel international spécialisé dans la contrebande et le trafic de drogue    Saïd Chanegriha reçoit en audience le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres indiennes    La Banque d'Algérie abaisse son taux directeur à 2,75%    Agression sioniste: Ghaza au "point de rupture"    UNRWA: la faim menace tous les habitants de Ghaza d'une mort lente et silencieuse    Disparitions de Palestiniens à Ghaza: des experts onusiens dénoncent "un crime odieux"    Décès de l'ancien international algérien Abdallah Medjadi    Foot/Mondial-2026 (Qualif's): Petkovic dévoile une liste de 26 joueurs    Basket 3x3: les Algériennes qualifiées pour la Coupe du monde U23 en Chine    Le président de la République met fin aux fonctions de Nadir Larbaoui et nomme Sifi Ghrieb Premier ministre par intérim    Djamaâ El-Djazaïr: programme spécial pour la célébration du Mawlid Ennabaoui Echarif    Blida: l'incendie de Chréa totalement maitrisé    Guelma: la pièce "un élève studieux en vacances" ouvre le festival des loisirs et du divertissement    Mise au point de Sonelgaz    CHAN-2024 Les Barea vont jouer leur toute 1re finale face aux Lions de l'Atlas    Transferts : L'Algérien Kouceila Boualia rejoint l'ES Tunis jusqu'à 2029    Le gardien Toufik Moussaoui prêté au PAC    Les «informations» qui n'en sont pas    Al Qods : Des dizaines de colons sionistes profanent Al-Aqsa sous protection militaire    Une étape cruciale pour l'intégration africaine    La mise en oeuvre    Des tentatives d'introduction de plus de 3 qx de kif traité mises en échec    La déperdition de l'eau potable dans la nature se pose toujours    Des stratégies d'adaptation et le retour à la confiance    M. Rebiga rend visite au moudjahid Rabah Zerari dit Commandant Azzedine pour s'enquérir de son état de santé    Ouverture de la première édition    Inscription de la vieille ville de Miliana    Batna : décès du moudjahid M'barek Bouder    Une colonie de vacances dédiée aux meilleurs élèves de la langue amazighe à partir de jeudi à Bejaïa    Des dizaines de milliers de personnes déplacées    D'importantes décisions dans le secteur des Transports à l'issue d'une réunion présidée par le président de la République    Décès du journaliste et artiste Khaled Louma la DG de la communication à la Présidence de la République présente ses condoléances    Fayçal Bousedraya élu nouveau président du Mouvement El Islah    La Fifa organise un séminaire à Alger    Khaled Ouennouf intègre le bureau exécutif    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ali El-Kenz, lors d'une conférence-débat “Je suis pour l'écriture du berbère avec des caractères arabes”
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 24 - 08 - 2010


Par : Salim Koudil, Liberté, 24 août 2010
Profitant de sa présence à la soirée organisée, dimanche dernier, par le quotidien Algérie News à la librairie Socrate New à Alger, le sociologue Ali El-Kenz a donné un avis “tranchant” sur la langue berbère. “Je suis pour l'enseignement du berbère dans tout le pays et non dans une seule région puisque cette langue appartient à toute l'Algérie”, a-t-il lancé devant les nombreux présents. et d'ajouter : “… et je suis pour l'écriture du berbère avec des caractères arabes”. Il expliquera sa position sur cette question par l'importance d'avoir l'adhésion d'une majorité d'Algériens en optant pour cette transcription.
Ainsi Ali El-Kenz s'introduit dans le débat fort ancien sur l'écriture de la langue berbère. Hasard ou pas, son “entrée” coïncide avec celle d'un autre sociologue algérien, également installé en France, Addi Lahouari en l'occurrence. Ce dernier, dans ses dernières contributions dans la presse, a également donné le même avis sur la transcription de la langue tamazight avec l'alphabet arabe.
à ce duo, il faut ajouter Mohand Arezki Ferrad qui, bien avant eux, était allé dans le même sens. Cependant, il faut s'attendre à ce que le débat prenne encore plus de proportions. C'est qu'en face de ce “clan” cité précédemment, il y a deux principaux autres mouvements. Il y a ceux qui prônent l'écriture de la langue berbère avec l'alphabet latin, et ceux qui défendent l'utilisation uniquement de l'alphabet tifinagh.
En revenant à l'intervention de Ali El-Kenz, elle fut des plus instructives pour un public venu en force pour l'occasion.
C'est à la fin de la soirée que le sociologue avait abordé le sujet de la langue qu'il avait entamé par une précision de taille : “Je ne suis pas sensible à la question identitaire.” Il a raconté une anecdote vécue en Egypte. “Je suis allé à al-Azhar et j'ai échoué au certificat primaire et la télévision égyptienne, à l'époque déjà, n'avait pas raté l'occasion d'en parler puisque j'étais déjà enseignant à l'université ici.” Une relation avec la langue arabe qui l'avait incité à faire de longues recherches en s'appuyant, comme il l'a souvent répété ce dimanche, sur les travaux de Noam Chomsky.
En citant la transcription du Coran à l'époque du calife Othman, avec l'utilisation de la langue de La Mecque, Ali El-Kenz précisa que “l'arabe pur n'est qu'une forme de l'arabe” en ajoutant que “l'Algérien est aussi une langue”.
Cependant, la question linguistique n'a pas été le seul thème abordé par le sociologue. Il s'est ainsi attardé sur le mot “laïc” qu'il réprouve à sa manière. Ali El-Kenz indiquera qu'il lui préfère “séculier” en précisant même qu'“on peut l'être tout en étant croyant”.
Pour le professeur de sociologie à l'université de Nantes, depuis 1995, “laïc, ça a une connotation française (…) il est aussi surchargé et plein de confusion”. Il rappellera que “les laïcs français ont été les plus grands colonialistes”.
Par contre, il dira que la vitalité de l'islam “n'est pas un problème” en demandant à ceux qui l'affirment de cesser de voir la situation “avec le regard des Occidentaux”. L'auteur de Les maîtres penseurs compare la vitalité de l'islam à de la fièvre “qui est une indication et un informateur”, tout en ajoutant, avec le sourire : “… et il se trouve que notre pays est plus enfiévré que d'autres”.
Le “salut” ne pourrait advenir, selon Ali El-Kenz, que par un équilibre entre les deux modèles, séculier et religieux, et il préconisa le modèle rochdien en référence au philosophe musulman Ibn Rochd (1126-1198). Tout un programme.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.