La hausse des prix des fruits et légumes touche l'ensemble des produits de consommation. Ces prix font peur aux consommateurs qui, bien qu'ils sachent pertinemment que cette situation est spécifique au mois de ramadhan, finissent par acheter même par petites quantités. Plusieurs produits de large consommation pour le citoyen Mostaganémois sont inabordables. Depuis les dernières intempéries, les prix des fruits et légumes n'ont pas repris le chemin de la raison. Les rafales de vent et les pluies torrentielles qui se sont abattues durant près de deux semaines sur plusieurs régions du pays ont causé d'importantes perturbations sur les routes, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'approvisionnement des marchés. Les fruits et légumes se sont fait rares sur les étals. Toutefois, même avec l'amélioration des conditions climatiques la situation n'a pas beaucoup changé. Certes, la pomme de terre à perdu quelques dinars en passant de 80 dinars en janvier à 70, voire 65 dinars ce mois de février mais ce prix est toujours jugé élevé par les petites bourses. La tomate est cédée entre 140 et 160 dinars le kilo, alors que les carottes et les navets valsent d'un jour à l'autre entre 70 et 100 DA pour le navet. Le poivron est cédé entre 150 et 180 DA. Le chou-fleur coûte entre 80 et 90 DA alors que la laitue atteint 120 DA dans certains points de vente. La courgette, même si elle n'est pas très prisée par les ménages, est toutefois cédée à 140 DA. Les commerçants expliquent cette flambée par la rareté des produits due essentiellement à la mauvaise distribution. Les ménagères, elles, arrivent tant bien que mal à payer le nécessaire qu'elles doivent prendre, surtout que la hausse a touché même les légumes secs depuis le début de l'année. Des clients interrogés nous ont déclaré à quelques jours du ramadhan : « Le citoyen algérien s'est habitué à ce rythme des prix pendant ce mois. » Un autre d'ajouter : « Au niveau des divers étals ce n'est pas le client qui est roi mais les marchands qui font la loi ». Enfin une dame conclut en affirmant : « Les prix changent selon l'humeur des mandataires à cause d'une gestion opaque de nos gestionnaires, alors nos marchands de légumes et de fruits ne dérogent pas à la règle ! Les citoyens se demandent où sont passées les associations de protection des consommateurs ? Ils se demandent surtout où peut mener cette spéculation qui revient impunément chaque année ?