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Défiant l'armada policière, les étudiants donnent une leçon de nationalisme
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 25 - 06 - 2019

25.06.2019 16 H 39 Mis à jour le 25.06.2019 17 H 08 /
Par Bouzid ICHALALENE
CREDIT PHOTO : INTERLIGNES MEDIA | Les étudiants avec des tenues traditionnelles
Dès 09H30, les étudiants commencent à arriver à la Place des Martyrs, lieu de rendez-vous et point de départ de la marche. Le dispositif policier déployé ne peut pas passer inaperçu. En tenues, en civil, les policiers sont postés partout. Petites ruelles, rue viscérales, escaliers, tous ce qui est sur l'itinéraire de la marche est sous leurs yeux. À peine 10 heure passée, les étudiants qui sont déjà plusieurs centaines entament la marche.
Pancartes, slogans, tenues traditionnelles, tous les moyens qui permettent de relayer un message sont exploités. Sur les pancartes, plusieurs messages sont inscrits: « Arabes ou kabyles, nous sommes des frères », « vous n'allez pas nous détourner de l'objectif principal, nous sommes des frères », « vous allez tous partir » et « libérez les détenus porteurs de drapeau Amazigh ».
Les étudiants n'empruntent pas le boulevard Che Guevara pour rejoindre le centre de la capitale. Ils passent par le marché Bab Azoune et puis par le square port Said avant d'entamer la rue d'Isly pour enfin atteindre la grande poste. Alors qu'une étudiante brandi un drapeau Amazigh devant la place de l'Emir Abdelkader, des femmes policières tentent de le lui arracher avec force. Les étudiants interviennent et empêchent ces policières essayant tant bien que mal d'embarquer l'étudiante. Devant une foule impressionnante, elles ont fini par se retirer.
Pacifiques et fidèles à leur engagement, Les étudiants attirent la sympathie des badauds. En guise de soutien, certains leur offrent de l'eau pour se rafraîchir, et d'autres crient « Hadou Talaba, machi Irhab » (ceux-là sont des étudiants, et non pas des terroristes ». Parfois, les passants ne résistent pas et finissent par se joindre à la marche qui draine de plus en plus de monde.
Au début de la rue Hassiba, les étudiants sont surpris du dispositif qui les attend afin de les empêcher d'atteindre leur destination finale, en l'occurence, la Place du 1 mai. « On dirait que c'est la marche de la police encadrée par les étudiants », lâche un étudiant avec beaucoup de sarcasme en voyant le nombre impressionnant de policiers. Les étudiants insistent et tentent de forcer le cordon policier, mais ces dernier se montrent très fermes et repoussent violemment les étudiants.
Les étudiants contournent le dispositif et traversent le marché Clauzel pour atteindre la rue Hassiba Ben Bouali. C'est une véritable course qui s'annonce entre les manifestants et les policiers. Le rythme de la marche devient très intense et les policiers chargés de casques, boucliers et matraques n'arrivent plus à suivre le rythme des jeunes marcheurs. Des policiers en civils, en moto, tentent de repousser les étudiants mais en vain.
Sueur sur les visages, détermination affichée, les étudiants se rassemblent à la place du 1 mai, où les manifestants forment un cercle humain. « Serrez vous, ne laissez personne rentrer à part les étudiants » ordonne Ait Said Abdenour, un des étudiants leaders du mouvement. Les étudiants sortent plusieurs drapeaux amazighs et l'emblème nationale avant de commencer à scander « Mazalagh d'imazighen » (Nous sommes encore des Amazighs), « Casbah, Bab El Oued, d'Imazighen ». Juste après, les étudiants prennent Abdenour sur leur épaules lançant le compte à rebours de 10. Les étudiants entonnent l'hymne national algérien.
« Nous sommes tous des frères, arabes, kabyles, Chaouis, Mzabis. Notre seul objectif est l'aboutissement des revendications du Hirak. Personne va parvenir à nous séparer, et toi Gaid Salah, il est temps que tu cèdes ta place, car toi aussi, on va te sauter de ton poste, comme nous avons fait avec toute la bande que tu continues à protéger »,déclare Abdenour avant de donner un coup de sifflet final en guise de fin de la manifestation.


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