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De la puissance vitale et de la désespérance petit prêche matinal.
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 15 - 03 - 2020

La question du dépistage du coronavirus est une question secondaire en l'état actuel de la pandémie, aucun pays au monde y compris les plus développés n'est en mesure désormais de faire ce dépistage de manière systématique. Mais selon les spécialistes mondiaux qui communiquent généreusement sur ce terrible virus: être dépisté ne changera rien car il n'y a pas en l'état actuel de la science de traitement contre le corona. En revanche ce que la médecine peut traiter ce sont les complications qu'entraînent ce virus, détresse respiratoire etc…
Aussi en Algérie les véritables questions de santé publique qui sont posées sont les suivantes : quelle est la stratégie de l'état pour réduire la propagation du virus, et quelles sont les moyens du système de santé algérien de traiter, de soigner dans l'urgence ces complications qui tuent? Si l'on regarde froidement les chiffres disponibles sur 30 cas confirmés 3 personnes sont décédées, ce qui fait, sauf erreur de ma part, 10% de cette population infectée. C'est énorme. Face à cette situation tous les spécialistes, toutes les expériences des pays qui ont été touchés les premiers expliquent que seule la prévention peut sauver des vies face à un virus extrêmement contagieux, elle permet au moins de ralentir sa propagation et de réduire dans le temps le nombre de personne en situation de détresse vitale et de permettre la prise en charge du moindre nombre dans les service de santé dédiés et organisés pour les recevoir. Face à cette situation on peut dire que la communication du gouvernement Djerad ne répond pas à ces questions. Sa communication est minimum et se contente de répéter les recommandations de l'OMS, laver vous les mains etc, sans expliquer la doctrine pratique adaptée au système de santé algérien.
Quels sont ses moyens humains et matériels?
Quel est le budget alloué à cette urgence? Quel rôle pour le médecin privé, de quartier? Quel rôle pour les polycliniques, de soins de santé primaire, qui sont présents dans tous les quartiers et dans presque toutes les régions d'Algérie, un héritage de la santé publique, gratuite. Quel rôle pour les urgences? Quels sont les droits des travailleurs de la santé, leurs protections? Quels sont les rôles des cliniques privées et du privé dans cette affaire? Qu'est ce qui a été mis en place concrètement comme protocole de prise en charge des cas les plus graves? En Algérie il y a une histoire du système de santé publique qu'il ne faut pas mépriser, qui a vacciné gratuitement des générations d'Algériens et qui a éradiqué des maladies transmissibles, il y a un personnel remarquable quoiqu'on en dise qui s'est toujours mobilisé en situation grave et malgré ses moyens parfois limités ce qui est sans doute le cas aujourd'hui même s'il a été affaibli par les politiques libérales destructrices des missions de l'Etat en matière de service public dans l'intérêt général. Aidons les à nous soigner. Nous sommes en droit aujourd'hui d'interpeller le gouvernement sur ce qu'il compte faire pour renforcer cet héritage de l'indépendance et sur le soutien, en terme de moyens et de doctrine sanitaire, qu'il compte lui apporter et sur le rôle des privés.
Quand à nous autres demandeurs de citoyenneté qu'est ce que nous pouvons faire? Alléger le fardeau des professionnels de santé, nous protéger et protéger les plus faibles d'entre nous, mettre sous surveillance sans hystérie ce gouvernement et l'interpeller sur ses responsabilités, sa communication du tout va bien on maitrise, mais surtout participer chacun et chacune à restreindre la propagation de ce virus. Respectons les mesure d'isolement en cas de toux, d'éternuements etc, évitons les lieux publics dans la mesure du possible, organisons nous à l'échelle de nos quartiers, de nos lieux de travail, informons nous auprès de sources fiables, inventons des formes de solidarité de proche en proche. Rappelons nous que si les enfants ne sont pas en vacances, mais que les écoles ont fermées ce qui est une bonne chose, pour les protéger, continuons à les instruire.
Avec le Mouvement citoyen, cette insurrection de la citoyenneté nous avons démontré notre capacité à inventer de l'auto-organisation, de l'intelligence collective, nous sommes sortis du mortifère et du fratricide, du chacun pour soi, réinventons une société fraternelle et solidaire face à un gouvernement qui nous interdit la citoyenneté, pourchassant des manifestants dans les rues d'Algérie, les jetant dans des commissariats, abusant de ses pouvoirs par des gardes à vue insupportables, reproduisant le même mépris de nos désirs de libération et d'émancipation au lieu de s'atteler à la tâche qu'il prétend être la sienne. N'aidons pas les prédateurs producteurs de chaos à détruire ce qu'il reste de l'état algérien qui est un bien commun. Protégeons nous de nos démons, ne les provoquons pas, opposons leurs la fraternité et la solidarité et veillons à une distribution équitable des soins quand ils existent. Khawa/ Khawa, mobilisons nos puissances vitales contre ceux qui convoquent l'énergie mortelle de la désespérance.


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