Financement occulte de la campagne présidentielle de 2019: Saïd Bouteflika condamné à 8 ans de prison    Importation du matériel agricole: La décision entre en vigueur la semaine prochaine    SNTF: Grève surprise des conducteurs de train    Sit-in annoncé jeudi prochain devant la wilaya: Les souscripteurs du programme AADL 2 renouent avec la contestation    Il y a dix ans nous quittait Abdelkader Freha: Une légende toujours vivace    Ligue 2 - Changement de staffs techniques: Majdi El Kourdi au RCK, Boufenara au NAHD    Le dépistage systématique recommandé: Le cancer du sein tue 3.500 algérienne par an    Bouira: Sensibilisation sur les dangers des pétards et des feux d'artifice    Environnement n'est pas juste gestion des ordures    Fraudeurs sur ordonnance    Algérie-France : c'est du concret!    Le Maroc enchaîne les revers    Xi Jinping a refaçonné l'armée chinoise mais aussi la région    Les enseignements d'une révolte    Déluge de questions à l'APN    Benzerti relance les Vert et Rouge    Bougherra en réunion à la LFP    Boufenara, nouvel entraîneur    Souvenirs, souvenirs...    Amer Ouali Rachid, nouveau président    «Le gouvernement doit corriger son action»    Les bienfaits de la médecine naturelle    Les «pétards» se mettent au...digital!    Une vingtaine de greffes rénales au programme    «Le bourreau et la victime n'ont pas la même mémoire»    Des maisons d'édition à profusion    Les super guerriers algériens présents en force    Plusieurs Etats d'Amérique latine réaffirment leur soutien au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination    Engrais: la priorité accordée aux échanges inter-arabes    Le Sommet arabe d'Alger sera "exceptionnel" et unificateur des rangs arabes    Rebiga prend part, mercredi à Tripoli, à la commémoration du 65e anniversaire de la bataille d'Issine    De la supercherie démocratique du 5 octobre 88 à l'imposture de « l'Algérie nouvelle » post-22 février 2019.    Les députés plaident pour l'amélioration du cadre de vie du citoyen    Tabi met en avant "le rôle important" du Conseil d'Etat dans la consolidation des fondements de l'Etat de droit    Versement des tranches relatives à 16 projets cinématographiques estimées à plus de 63 millions DA    Rencontre régionale sur les catastrophes: la proposition algérienne pour un mécanisme régional inscrite en marge des travaux    Le Président Tebboune reçoit le ministre d'Etat ougandais chargé de la coopération régionale    Championnat arabe de gymnastique artistique: la sélection d'Egypte séniors messieurs sacrée en individuel général et par équipes    Gymnastique/Championnat arabe: le staff technique satisfait des performances des algériens    Financement de la campagne présidentielle: 8 ans de prison ferme pour Saïd Bouteflika    Pluies sur plusieurs wilayas de l'intérieur du pays à partir de mardi    Accidents de la circulation: 28 décès et 1275 blessés en une semaine    Un cas psychiatrique!    Ligue 1 (6ème journée): Première victoire de la JSK et du MCO    L'invitation des artistes étrangers pour des spectacles fixée par décret    De l'engeance des «pourboireux»    Trabendisme mental !    Grazie Meloni !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



UNE INDEPENDANCE CONFISQUEE.
Publié dans Le Quotidien d'Algérie le 03 - 07 - 2021

Dès l'indépendance, le clan d'Oujda, conduit par Boumediene, Ben Bella et Bouteflika, s'empare du pouvoir par la force en s'appuyant sur l'armée des frontières. La révolution est trahie et toutes ses structures et instances sont dissoutes au profit d'un clan qui impose un système despotique dans lequel l'état-major décide de tout. Un système toujours en place.
BOUMEDIENE MÈNE LA GUERRE CONTRE LES MOUDJAHIDINES
Les maquisards de l'intérieur épuisés par 7 ans de guerre contre le colonialisme, ont essayé de résister dans un combat inégal face à l'armée de Boumediene, composée dans sa majorité de militaires dont aucun n'a tiré une seule balle contre l'armée française. Boumediene et ses troupes fraiches arrivées de Tunisie, aidés par les fameux déserteurs de l'armée française (les DAF), mettent beaucoup de zèle pour combattre les maquisards qui refusent la confiscation du pouvoir par ce son clan usurpateur. Dans ce combat inégal, des milliers de vrais maquisards et de civils sont tombés au champ d'honneur notamment dans la wilaya 4 et la région kabyle. Des centaines de maquisards sont arrêtés et torturés dans les mêmes locaux et avec les mêmes méthodes utilisées par les tortionnaires : Massu, Bigeard et Aussaresses.
Les chefs historiques de la révolution sont éliminés physiquement, jetés en prison ou poussés à l'exil. Boumediene installe un pouvoir absolu aidé dans sa sale guerre contre la révolution par des capitaines et commandants issus du clan des DAF qui finiront par prendre les commandes du pays 30 ans après. Parmi eux, les futurs généraux : Khaled Nezzar, Larbi Belkheir, Mohamed Touati, Mohamed Lamari…
UN SYSTÈME DESPOTIQUE TOUJOURS EN PLACE
Le système imposé par Boumediene repose toujours sur la même configuration du pouvoir et poursuit un même et immuable objectif : maintenir le contrôle total sur le peuple, le pays et ses richesses. Qu'il est triste de constater que 59 ans après l'indépendance, on retrouve dans notre pays les grandes lignes de la structure politique du colonialisme : les Algériens exclus du processus politique, privés de liberté et de leur dignité, humiliés, opprimés, dépossédés de leur mémoire collective et de leur histoire. La Hogra, la violence pathologique de l'état, le mépris, le mensonge, la politique de division, l'oppression psychologique, le mensonge et les techniques de manipulation sont érigés en leviers de gestion de la société.
LE COMBAT AUJOURD'HUI POURSUIT CELUI DE NOS MARTYRS
Le pouvoir a tout fait pour falsifier l'histoire de notre pays, notamment celle liée à la guerre de libération, il a cherché par tous les moyens à faire oublier les vrais héros et en fabriquer des Zaïms et des Fakhamates. Falsifier l'histoire pour ces Zaîms en carton vise également à empêcher le peuple de mesurer la distance qui sépare les escrocs et usurpateurs du pouvoir avec les vrais héros de la révolution et ce qu'ils incarnent en termes de valeurs et de dévouement.
L'idéal d'une Algérie libre, démocratique et sociale a été trahi dès l'indépendance. Dans cette perspective, on peut dire qu'il y'a un lien fondamental entre le combat inachevé pour l'indépendance et toutes les luttes menées pour résister contre le système despotique en vigueur depuis 1962.Le Hirak s'inscrit dans cette continuité historique, il est porteur de la même espérance lumineuse pour laquelle se sont sacrifiés les martyrs : libérer le pays et le peuple en se réappropriant les valeurs de fraternité, solidarité, justice et liberté. Cependant, cette espérance doit continuer à être agissante et active, si elle ne l'est pas, elle devient chimère et illusion et comme dirait Aristote : « Le rêve d'un homme éveillé ».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.