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«Le montage n'est pas une fin en soi»
Industrie automobile
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 02 - 2018

L'opinion publique a du mal à le croire, eu égard à la multitude de projets ayant été agréés ces dernières semaines et au contour pris par la naissante industrie automobile, mais le montage de véhicules n'est pas l'objectif à terme des pouvoirs publics.
Pour Mustapha Abdelkrim, conseiller au ministère de l'Industrie, qui intervenait hier sur la Chaîne 3, un premier éclaircissement s'imposait : l'Etat est décidé à mettre de l'ordre dans le secteur de l'industrie automobile.
L'objectif, ce n'est pas le montage, mais d'asseoir une véritable industrie. C'est dans ce sens que, comme l'exige le dernier cahier des charges, les sociétés engagées sont tenues d'atteindre un taux d'intégration minimum de 15% après la troisième année d'activité et de 40 à 60% après la cinquième année. En fait, selon le conseiller au ministère de l'Industrie, le montage n'est pas une fin en soi, mais une nécessité pour ensuite aller crescendo vers l'intégration.
Les balbutiements de cette industrie constituent «un signal aux équipementiers qui auront ainsi un marché». Ces équipementiers, ou sous-traitants, c'est aux constructeurs de les attirer en Algérie où les attend un marché de plus d'un demi-million de véhicules d'ici deux à trois ans, a expliqué Mustapha Abdelkrim.
A croire ce dernier, les constructeurs qui se sont installés en Algérie sont en train de démarcher leurs fournisseurs d'équipements, leur expliquant les avantages que leur offre notre marché à tout point de vue. Il citera en exemple les équipementiers en visite la semaine dernière dans les locaux de Volkswagen, ainsi qu'un autre constructeur qui, lui, a réuni ses sous-traitants lors de conférences à l'étranger.
C'est dans cet ordre d'idées que les 5 et 6 du mois prochain se tiendront les premières Journées techniques nationales, auxquelles prendront part plus de 500 participants, consacrées aux constructeurs et aux équipementiers déjà installés et potentiels, rendez-vous lors duquel des contrats seront probablement signés.
Au sujet de la liste des constructeurs agréés, le cadre du ministère de l'Industrie a levé l'équivoque qui avait cours jusque-là, cette liste qui inclut les constructeurs de voitures de tourisme aux engins en passant par les camions et les motocycles demeure ouverte.
Un éclaircissement qui s'imposait tout autant que celui ayant trait aux prix des véhicules ou encore le coût de la facture d'importation des kits destinés au montage. Ainsi, pour la facture d'importation de tout ce qui constitue le véhicule, qui a atteint 1,6 milliard de dollars l'année dernière, il recommande de comparer ce chiffre avec les 7,5 milliards de dollars que coûtaient les importations de véhicules en 2012. L'augmentation «normale» enregistrée en 2017 par rapport à l'année d'avant s'explique au ministère de l'Industrie par la montée en cadence du rythme de production dans les usines déjà installées auxquelles sont venues s'ajouter les nouvelles, et le coût de la facture d'importation des kits devrait continuer à augmenter dans les années à venir jusqu'à ce que l'on atteigne des taux d'intégration significatifs.
Quant à l'augmentation du prix des véhicules sur le marché, Mustapha Abdelkrim distingue deux périodes pour expliquer le fait. Jusqu'à 2016, la hausse significative des prix s'expliquait par plusieurs facteurs dont, en premier lieu, l'obligation faite aux concessionnaires, en 2015, d'introduire de nouveaux équipements de sécurité dans les véhicules importés ou montés en Algérie. Durant cette même première période, il y a eu la dévaluation d'une proportion de 20 à 30 % selon les monnaies prises en compte. Et puis, pour la seconde période, il y a eu les effets induits par les licences d'importation jusqu'à la fin 2016, lorsque les prix ont connu une légère diminution, a-t-il assuré.
Il est prévu que, dorénavant et comme stipulé dans le cahier des charges régissant l'activité, le prix des pièces importées ne devra pas être supérieur à leur prix de sortie d'usine en hors taxe. Ça a le mérite au moins d'être dit pour éclairer la, jusque-là, sombre lanterne des Algériens qui font du marché de l'automobile local l'un des plus prometteurs au monde.
Az. Maktour


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